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Résolution du IVème Meeting des partis et organisations marxistes-léninistes-maoïstes en Europe

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

Déclaration de solidarité de classe avec le Parti Communiste maoïste (PCm) dans l’État français
IVème Meeting des partis et organisations marxistes-léninistes-maoïstes en Europe

Avançons dans les manifestations de masse déterminées dans l’Etat français!
Reconstruisons le Parti communiste au milieu des tempêtes de la lutte des classes!

“Le marxisme comporte de multiples principes, mais ils peuvent tous se ramener en dernière analyse à une seule phrase : on a raison de se révolter”
– Président Mao Zedong

Les longues manifestations brûlantes de la classe ouvrière et des masses dans l’État français témoignent remarquablement de ces paroles puissantes du président Mao Zedong. En tant qu’inspiration puissante des opprimés et des exploités de toute l’Europe, elles montrent avec force que la révolution est la tendance principale de l’époque actuelle et que les impérialistes sont de plus en plus obligés de réagir à cette tendance. La vieille Europe, et en particulier l’État français, l’une des plus anciennes nations bourgeoises et un des plus importants pays impérialistes, dans laquelle la bourgeoisie s’imaginait être dans une phase de stabilité intérieure relative, fait face à des conflits de classes à nouveau importants. Des luttes qui font clairement apparaître la crise profonde de l’impérialisme et qui intensifient encore plus cette crise. Les impérialistes montrent de plus en plus ouvertement leur faillite, leur pourriture, pendant que les masses poussent à la révolte et vont de l’avant de plus en plus significativement. Les crises évidentes de l’impérialisme français, l’un des plus importants impérialistes d’Europe occidentale et l’un des principaux exploiteurs des peuples et des nations d’Afrique, et les manifestations massives de plus en plus nombreuses contre lui, constituent un signal clair pour le mouvement révolutionnaire et anti-impérialiste dans le monde entier. C’est une étincelle, une éruption spontanée de colère justifiée et de haine contre l’exploitation et l’oppression. Cependant, cette étincelle peut déclencher un feu de forêt et ainsi renouveler et resserrer les rangs des révolutionnaires prolétariens dans l’État français contre l’impérialisme français opprimant en Afrique et saignant les peuples, les nations et les colonies. Très clairement, la révolte en France montre la nécessité de reprendre fermement le slogan “Mettre l’internationalisme prolétarien toujours au premier plan !” comme principe fondamental des communistes.

Les travailleuses et travailleurs, les jeunes, et une grande partie des masses populaires de l’État français se révoltent, ils luttent résolument contre les attaques grandissantes de la bourgeoisie française, qui veut mettre de plus en plus agressivement sa crise économique et politique sur les épaules des masses. Malgré toutes les tentatives d’intervention des réactionnaires, des laquais de la bourgeoisie, des révisionnistes et des opportunistes, on voit qu’ils ne peuvent pas calmer la révolte des masses sur le long terme, ni la conduire sur le mauvais chemin de la coopération de classe. Plus les forces communistes luttent énergiquement pour le leadership au milieu des luttes de masse, plus les révisionnistes sont sous pression, et ils sont obligés de s’exprimer de manière plus agressive et de faire preuve de rigueur.

Les manifestations de masse montrent en grand nombre un caractère très combatif, ce qui oblige l’impérialisme français à montrer ouvertement son visage réactionnaire et répressif. Des milliers de personnes ont été arrêtées lors des manifestations, des milliers d’autres ont été blessées et quelques-unes ont été assassinées. Ainsi, contrairement à ce que les réactionnaires attendaient, les manifestations se propagent et les masses manifestent une volonté encore plus forte, et montrent qu’elles sont prêtes à se battre. La détermination justifiée des masses n’est qu’une première réponse juste aux crimes de l’impérialisme!

Là où les masses sont guidées par le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme, la lutte pourra être avancée, confirmant ainsi la nécessité du développement de cette direction politique. Cela fait partie de la lutte nécessaire pour la reconstruction du Parti communiste dans l’État français, un parti avec une grande et glorieuse histoire, pour l’initiation et le développement de la guerre populaire dans un pays impérialiste*.
Au premier rang, celles et ceux qui assument aujourd’hui la tâche énorme de la reconstruction du Parti, les camarades du Parti Communiste maoïste (PCm) au sein de l’État français, se tiennent au milieu de manifestations massives. Nous exprimons notre grande confiance dans les étapes qu’ils ont franchies dans cette lutte jusqu’aujourd’hui et à l’avenir! Chaque jour, ils prouvent qu’ils servent le peuple du fond du cœur, guidés par l’idéologie prolétarienne, le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme, résistant à la répression et mettant tout en œuvre pour rendre le glorieux Parti communiste aux mains du prolétariat ! Nos camarades de l’Etat français développent un travail important au service de la révolution prolétarienne, tiennent haut l’internationalisme prolétarien en solidarité avec les peuples et les nations opprimées par l’impérialisme français et apportent donc une contribution importante à la lutte internationale des peuples et des nations contre l’impérialisme !

Nous confirmons notre solidarité avec nos camarades en lutte dans l’État français! Nous considérons que notre devoir internationaliste prolétarien est de serrer les rangs dans la lutte commune contre l’impérialisme! En tant que communistes, nous considérons qu’il est de notre devoir de propager leur importante lutte pour la reconstruction du Parti Communiste, de défendre leurs avancées et de tirer des leçons de leur exemple de reconstruction au milieu de grandes manifestations de masse au cœur d’un pays impérialiste! Nous confirmons notre intention commune de réaliser des actions de solidarité de classe, d’internationalisme prolétarien, avec le prolétariat de l’État français et son avant-garde luttant pour la reconstruction et la propagation de l’étincelle dans nos pays respectifs.

Avançons dans la reconstruction du Parti Communiste maoïste dans l’État français!
Solidarité avec les masses en lutte en France! Mort à l’impérialisme!
Vive l’internationalisme prolétarien!

Mars 2019

Signatures:
Collectif Drapeau Rouge – Finlande
Parti Communiste maoïste – (Etat français)
Tjen Folket – Ligue des Communistes – Norvège
Comités pour la Fondation du Parti Communiste (maoïste) – Autriche
Comité Drapeau Rouge – Allemagne
Mouvement Populaire du Pérou (Comité de réorganisation) – Pérou
Parti Communiste du Brésil (Fraction Rouge) – Brésil
*Le Parti Communiste de Turquie / Marxiste-Léniniste (TKP/ML) soutient la déclaration en déclarant qu’il ne partage pas le concept de validité universelle de la guerre populaire.

Vive le 50ème anniversaire de la Nouvelle Armée Populaire !

Le 29 Mars 2019, la Nouvelle Armée Populaire des Philippines fête ses 50 ans. Cet anniversaire est l’occasion de revenir sur le parcours héroïque du Parti Communiste des Philippines (CPP) et de la Nouvelle Armée Populaire (NPA). Une histoire de lutte révolutionnaire exemplaire au service des masses contre les trois montagnes qui écrasent le peuple philippin : l’impérialisme, le capitalisme bureaucratique et le féodalisme. Cette Guerre Populaire menée par le CPP et l’armée du peuple, la NPA, est une inspiration pour les peuples du monde entier aspirant à la libération.

La NPA : 50 ans de Guerre Populaire sous la direction du Parti Communiste des Philippines

La lutte du peuple philippin est ancienne : à partir de 1895, il mène une guerre d’indépendance contre le colonialisme espagnol avec la bourgeoisie nationale. L’impérialisme américain, qui se développait partout en Amérique Latine et en Asie-Pacifique, a jeté ses griffes sur les Philippines à ce moment là, entrant en guerre contre la première république des Philippines en 1899. Parmi les martyrs les plus importants de cette époque notons le nom immortel d’Andres Bonifacio qui a inspiré et continue d’inspirer des générations de révolutionnaires.

L’impérialisme américain a forcé l’occupation de l’archipel des Philippines par la guerre la plus féroce, tuant entre 12 000 et 20 000 combattants pour l’indépendance, et plus de 200 000 civils philippins. Après 3 ans, l’occupant yankee impose un nouveau régime et la colonisation sous « protectorat » des Philippines. Dans le sud, la campagne de « pacification » de l’impérialisme yankee à Mindanao contre le peuple Moro durera jusqu’à 1910 car les Moros résistaient ardamment.

C’est sous l’occupation américaine que naît le Parti Communiste des Philippines en 1930. Il sera très rapidement rendu illégal. Lors de la Deuxième Guerre Mondiale, les Philippines sont occupées par l’impérialisme japonais qui domine l’archipel à partir de 1942. Succédant à l’impérialisme américain, l’impérialisme japonais s’impose avec une brutalité immense comme la marche de la mort de Bataan qui fera plus de 20 000 morts au mois d’avril 1942. La guérilla des Hukbalahap (« Armée Populaire Contre les Japonais ») est créée par le Parti Communiste et mène la résistance contre le Japon, en particulier sur l’île de Luzon avec comme base le mont Arrayat. Pour la première fois, la lutte de libération nationale est menée directement sous la direction des communistes et non plus sous la direction des forces politiques bourgeoises.

Lors de l’offensive américaine dans le Pacifique, en 1945, l’impérialisme US reprend le contrôle des Philippines. L’armée américaine conclut d’abord une alliance avec la Hukbalahap avant de les trahir et de les liquider. Le Parti Communiste des Philippines, dirigé par des opportunistes de droite, entre alors dans une période de légalisme et décide d’axer sa stratégie sur la participation au Parlement. Cette stratégie est un échec et le Parti, qui n’a pourtant que peu de candidats élus au Parlement, se retrouve rapidement banni de ce dernier. Il réactive alors la lutte armée avec l’espoir opportuniste de gauche d’une victoire rapide dans une période de deux ans. Pour l’impérialisme américain, les Philippines sont la porte d’entrée la plus importante en Asie, alors « l’indépendance » qu’ils donnent en 1946 à l’archipel n’est que formelle. Ils installent leurs pantins compradores dans les palaces et soutiennent militairement la lutte contre les communistes jusqu’en 1954 où l’Armée de Libération Populaire subit des très lourds revers.

Suite à la défaite militaire, la direction du Parti Communiste des Philippines s’enfonce encore plus voie révisionniste, s’alignant derrière les positions du Parti Communiste d’Union Soviétique qui poussera ce parti dans un pacifisme criminel. Face à cette dérive du Parti Communiste et face à une situation nationale toujours plus inquiétante et dominée par l’impérialisme américain, le 30 novembre 1964, date d’anniversaire de la mort d’Andres Bonifacio, est fondée Kabataang Makabayan, la Jeunesse Patriotique. Ce mouvement anti-impérialiste est à l’origine principalement présent sur les universités. Il établira une analyse et une critique juste et précise de l’histoire du Parti Communiste des Philippines de sa fondation en 1930 jusqu’à sa quasi-disparition dans les années 1960. Inspiré par la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne en Chine, c’est dans la lutte contre le révisionnisme que le Premier Grand Mouvement de Rectification aura lieu. Ces jeunes communistes inspirés par la révolution en Chine vont ainsi reconstituer le Parti Communiste des Philippines le 26 décembre 1968, date du 75ème anniversaire de la naissance de Mao Zedong.

Quelques mois après sa reconstitution, le Parti Communiste des Philippines va fonder le 29 mars 1969 la Nouvelle Armée Populaire (NPA), ralliant d’anciens combattants des Hukbalahap et des jeunes communistes en donnant une direction authentiquement communiste à la révolution. Lorsque la NPA est formée elle ne compte alors que 60 combattants armés de 9 fusils d’assauts et 26 fusils à un coup et pistolets. Aux Philippines naît alors la Guerre Populaire Prolongée, menée par le Parti Communiste dirigeant la Nouvelle Armée Populaire (NPA) et le Front Démocratique National (NDF) pour la révolution de nouvelle démocratie contre l’impérialisme, la bourgeoisie compradore, et vers le socialisme.

Depuis 1969, la NPA est l’armée populaire, dirigée politiquement par le Parti Communiste des Philippines. « Sans une armée comme la NPA, le peuple n’a rien » écrivait Amado Guerrero en paraphrasant Mao Zedong. Cette armée populaire va croître considérablement lors de la dictature de Ferdinand Marcos qui déclare la loi martiale en 1972. C’est sous sa dictature brutale soutenue par l’impérialisme américain, que la NPA connaîtra des bonds importants qui en feront l’armée populaire telle qu’on l’a connait aujourd’hui.

La NPA : invincible car au service du peuple !

La lutte armée de la Nouvelle Armée Populaire dans la Guerre Populaire prolongée est invincible, car elle est juste et que la NPA prouve tous les jours qu’elle est au service du peuple, et que les masses la défendent de toutes leurs forces.

Selon les règles de base de la NPA, elle est la principale organisation du Parti Communiste des Philippines, constamment et profondément liée aux masses. Elle exécute avant tout le travail politique de construire et organiser le Nouveau Pouvoir des masses populaires basé principalement sur l’alliance des ouvriers et des paysans. Ses trois tâches sont de mener la Guerre Populaire prolongée, de mobiliser et défendre les masses, et de promouvoir leurs intérêts nationaux et démocratiques.

Cela montre bien le rôle de la NPA dans la révolution : en mobilisant les masses et en créant et soutenant les milices révolutionnaires et les unités d’autodéfense populaire, elle fait passer progressivement les masses de désorganisées et désarmées à organisées et armées. En organisant les masses pour le Gouvernement Populaire local et en défendant les tribunaux populaires, des organes composés par les masses elles-mêmes, elle garantit la construction et l’extension du Nouveau Pouvoir. En mettant au premier plan le travail politique auprès des masses, la propagande et la défense des masses et de leurs intérêts, la NPA est au service du peuple, et une force authentiquement soutenue par les masses peut tout accomplir.

La NPA suit les 3 Grandes Règles de Discipline et les 8 Points d’Attentions du Président Mao pour maintenir une ligne révolutionnaire et une exemplarité envers les masses. Avec sa discipline stricte et son ouverture aux personnes de tout sexe, genre et orientation sexuelle, la NPA garantit une armée réellement populaire, qui ne profite pas des oppressions de la société semi-coloniale semi-féodale. Sous la direction du Parti Communiste, la NPA est la principale organisation des masses pour leur libération, contrairement aux groupes paramilitaires mercenaires qui se vendent au gouvernement et aux multinationales.

Par exemple, la NPA prend une place importante dans la garantie de la santé et du bien-être des masses dans des zones où le gouvernement réactionnaire laisse les paysans pauvres et les ouvriers agricoles sans aucune protection. Elle assure l’éducation générale et politique d’un nombre croissant de Philippins dans sa base de masse. Lorsque le gouvernement réactionnaire attaque la NPA, il vise les écoles, les camps de soin, et tout ce qui fait de la NPA une armée populaire. En attaquant la NPA, le gouvernement du vieil État attaque directement les masses.

Traduction : Guerre Populaire jusqu’à la victoire totale ! Rejoins la NPA !

La NPA : un exemple pour les peuples du monde !

Face à tous les obstacles et toutes les difficultés, la NPA n’a pas failli depuis 50 ans. L’impérialisme US a utilisé les dictatures fascistes féroces, comme celle de Marcos dans les années 70-80, et la Guerre Populaire en est sortie renforcée. Contre le révisionnisme à l’intérieur du mouvement révolutionnaire et le liquidationnisme, la lutte armée de la NPA a émergé victorieuse du Second Grand Mouvement de Rectification des années 90 au sein du Parti Communiste des Philippines.

Récemment encore, la NPA nous a montré son incroyable capacité à infliger des coups mortels à l’ennemi. Au mois de Décembre 2018, à Agusan del Sur sur l’île de Mindanao, un détachement entier des CAFGU (Citizen Armed Force Geographical Unit, une unité paramilitaire du gouvernement) et un bataillon des Forces Spéciales ont été mis hors d’état de nuire, permettant de saisir 24 fusils gros calibres aux ennemis du peuple faits prisonniers sans que la NPA ait à tirer un seul coup de feu. En Février 2019, la NPA a soutenu la lutte de plusieurs milliers d’habitants de Mindoro contre un projet d’installation hydroélectrique qui forcerait de nombreux déplacements et dévasterait l’environnement. Rassemblant pacifiquement les ouvriers et les informant des raisons de leur action contre l’entreprise capitaliste à l’origine du projet, les soldats de la NPA se débarrassèrent de 44 engins de construction lourds. Une semaine avant, à Mindanao, la NPA avait pris d’assaut et envahi avec succès la base de patrouille du 1er bataillon des Forces Spéciales, connu pour défendre les multinationales des attaques de la NPA. Le 27 Mars 2019, dans les Visayas Orientales, deux frères ont échappé à la police qui voulait les torturer et les exécuter et ont volontairement remis des armes et des minutions à l’unité de la NPA la plus proche en acceptant de se soumettre à la justice révolutionnaire.

Le Président Mao a écrit que ce sont les masses qui font l’histoire. Aux Philippines, cette vérité se matérialise par l’héroïsme des masses en lutte dirigées par le Parti, qui se battent contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression dans une société semi-coloniale semi-féodale dominée par l’impérialisme. C’est cet héroïsme des masses populaires que nous honorons lorsque nous célébrons la Nouvelle Armée Populaire, car c’est au plus profond de leur chair que les masses mènent le combat pour la révolution dans la forme la plus élevée de lutte des classes : la Guerre Populaire. Ce sont les combattantes et combattants de la NPA. Ce sont les femmes du peuple qui se libèrent dans la révolution, comme la martyre Maria Lorena Barros, alors que l’actuel président Duterte veut leur « tirer dans le vagin ». Ce sont toutes et tous les martyrs de la révolution aux Philippines, tombés pour la juste cause du communisme, la lutte jusqu’à la victoire, et le grand mouvement ouvrier international. Leur mémoire est notre mémoire, leur lutte est la nôtre. Celles et ceux qui ont donné leur vie pour la cause du peuple ne l’ont pas donnée en vain, car partout dans le monde les Partis et organisations marxistes-léninistes-maoïstes travaillent à relever le drapeau rouge. Et une chose est sûre, c’est que nous vaincrons car l’avenir appartient au communisme.

Le CPP et la NPA montrent chaque jour en pratique la stratégie de Guerre Populaire Prolongée, la stratégie universelle du prolétariat pour la prise du pouvoir. La NPA est une armée productive, une armée qui met en place les principes démocratiques du gouvernement populaire, une armée au service des masses, et nous montre ce qui est universellement primordial dans la Guerre Populaire : le Nouveau Pouvoir.

Pour exprimer notre solidarité avec les Guerres Populaires, il nous faut populariser leurs luttes à l’international, hors de leurs frontières, et construire une solidarité internationale réelle contre les massacres de l’impérialisme et des gouvernements réactionnaires du vieil État bourgeois. Lénine nous apprend que l’internationalisme prolétarien exige de lutter contre son propre impérialisme, complice et acteur dans la lutte contre les peuples du monde et contre les Communistes.

Notre solidarité à la Guerre Populaire aux Philippines exige que l’on apprenne d’elle et de toutes les Guerres Populaires pour notre propre libération. Nous devons aujourd’hui construire les 3 instruments de la révolution dans l’État français. La Guerre Populaire est à soumettre aux conditions concrètes de l’État français, qui est un pays impérialiste dont la réalité est très différente des Philippines semi-coloniales semi-féodales. Les Guerres Populaires menées dans le monde sont pour nous des lumineux exemples du chemin vers la révolution et notre exigence de communistes ne peut pas être accomplie sans tirer tous les enseignements possibles de ces immenses luttes.

Le Parti Communiste des Philippines et la NPA prennent aujourd’hui d’arrache-pied la tâche de mener les masses populaires de leur pays à se libérer du joug impérialiste et de la barbarie capitaliste par la voie juste de la Guerre Populaire. Camarades, vous portez haut le drapeau rouge aux yeux des Philippines et du monde entier, vous combattez la domination capitaliste de l’impérialisme de la manière la plus concrète. Digmang Bayan hanggang sa tagumpay ! Guerre Populaire jusqu’à la victoire totale !

Vive le 50ème anniversaire de la Nouvelle Armée Populaire !

Digmang Bayan hanggang sa tagumpay !

Victoire à la Guerre Populaire aux Philippines et aux Guerres Populaires menées par les Partis Communistes à travers le monde !

Vive l’idéologie du prolétariat, le marxisme-léninisme-maoïsme !

Macron : intimidation et répression n’arrêteront pas les révolutionnaires !

Il y a plus de 3 mois, nous avions annoncé que le mouvement de masse commencé par les “Gilets Jaunes” allait être une lutte prolongée. Premièrement, une lutte prolongée dans le mouvement lui-même, puisqu’il entamera demain son Acte XIX, mais aussi une lutte prolongée pour la construction d’un mouvement révolutionnaire sérieux, organisé et déterminé dans l’Etat français, ce qui est notre tâche principale aujourd’hui.

Intimidation et répression, les outils de l’Etat bourgeois pour attaquer

Après plusieurs mois de lutte, le gouvernement de Macron, un gouvernement de la bourgeoisie impérialiste, a pris de nombreuses mesures, en plusieurs vagues, pour enrayer le mouvement de masse et criminaliser les révolutionnaires.

Il y a eu sur ces 4 mois plus de 9 000 interpellations liées aux Gilets Jaunes, qui se sont soldées par plus de 1 800 condamnations ; des nombres en constante hausse semaine après semaine. Ces condamnés, ce sont des femmes et des hommes des masses, que l’Etat souhaite casser en deux. Plus de 13 000 tirs de LBD, 2 200 manifestants blessés selon les chiffres officiels, et 11 décès, dont 5 Gilets Jaunes. En déployant son arsenal de répression, l’Etat a quadrillé les villes, détruit les structures sur les ronds points de campagne avec sa gendarmerie, et gazé sans compter. Face à l’autodéfense, il a attaqué très fort, souhaitant constamment afficher sa “fermeté”, jusque dans la justice bourgeoise qui lui répond. C’est d’ailleurs cette “fermeté” qui l’a conduit à remplacer le préfet de police de Paris, Delpuech, après l’acte XVIII et l’incendie du Fouquet’s. Toucher aux symboles de la bourgeoisie, c’est trop pour le gouvernement, qui réagit au quart de tour. La synchronisation avec laquelle le gouvernement a annoncé le “succès” du flop qu’a été le “Grand Débat” et ses mesures répressives renouvelées, montre bien la parodie de démocratie que la bourgeoisie essaie de nous vendre.

Mais l’Etat n’a pas fait qu’utiliser les outils déjà à sa disposition, il en a aussi testé de nouveaux, et a repoussé les limites de ce qui était permis légalement jusqu’à présent. Avec la loi “anti-casseurs”, passée en grande pompe au Parlement et seulement partiellement censurée par le Conseil Constitutionnel, il autorise des mesures administratives préventives et une répression plus forte sans que des preuves soient nécessaires. A partir de ce samedi, il appliquera dans les jets d’eau un produit chimique, qui permettra de tracer les manifestants comme du bétail, et qui peut servir de preuve devant les tribunaux. Lorsque même l’ONU invective l’Etat français, sans conséquence bien sûr car l’ONU est dirigé par les impérialistes où la France est en bonne place, ses chiens de garde dans les médias aboient au loup et demandent des excuses internationales.

Le plus grand symbole de cette dynamique, c’est le recours inédit ce samedi de l’Etat aux militaires de l’Opération Sentinelle, qui seront postés, en armes, sur des points stratégiques à défendre. Le gouverneur militaire de Paris l’a dit sur les antennes : “Si leur vie ou celle des personnes qu’ils défendent est menacée”, les militaires pourront “aller jusqu’à l’ouverture du feu”. Un tel déploiement de militaires contre une lutte des masses, c’est un rappel des soldats de l’Opération Sentinelle “passés” à Beaumont-sur-Oise l’an dernier autour d’un événement de La Vérité pour Adama, et surtout des gestions militaires coloniales et anti-ouvrières du XXème siècle, comme le déploiement de l’armée contre la foule en Martinique en 1974, ou lors des grèves de 1948. La répression de l’Etat du mouvement de masse va de pair avec celle des quartiers, puisque son dispositif de “Reconquête Républicaine” et de “zones à risque” annoncé par Castaner, semble de plus en plus couvrir de larges pans de l’Etat français à mesure que les semaines passent et que la révolte gronde, comme à Grenoble après la mort d’Adam et de Fatih.

Face à la répression, les révolutionnaires ne s’arrêteront pas

Comme hier, l’aggravation continue de la crise du système impérialiste amène les partis bourgeois de droite ou de gauche à prendre des mesures réactionnaires creusant le lit du fascisme au niveau de l’Etat. Dans ce contexte des partis fascistes dont l’idéologie a ses racines dans le passé, se développent en adaptant leur discours à la nouvelle situation. Les formes modernes du fascisme se forment au cours d’un double processus : renforcement réactionnaire de l’appareil d’Etat à travers une lutte idéologique, politique, culturelle entre les partis bourgeois de droite et de gauche et le développement et la structuration du Parti fasciste (FN), la multiplication des groupes fascistes et néo-nazis, la mobilisation réactionnaire des masses.

-Textes de Base du Parti Communiste maoïste

La bourgeoisie impérialiste fait face à une crise : crise de son impérialisme face aux pays qu’elle opprime, crise de son pouvoir politique sur les masses populaires en lutte, et enfin crise de son impérialisme face aux autres impérialismes concurrents. Depuis plusieurs décennies, cette situation de crise générale de l’impérialisme s’intensifie, et conduit à une restructuration de l’appareil d’Etat pour y faire face : un grand mouvement par lequel la bourgeoisie garde les rennes du pouvoir politique et les maintient vers elle à tout prix. Cette dynamique est valable dans le monde entier, c’est une caractéristique de l’époque du capitalisme pourrissant dans laquelle nous vivons. Dans l’Etat français, les mesures que nous avons évoqué plus haut sont quelques exemples d’une accumulation quantitative de répression, qui n’est pas une fin pour l’Etat bourgeois, mais seulement un moyen qui fait les choux gras de la frange la plus réactionnaire de la bourgeoisie, qui pousse toujours plus loin.

La bourgeoisie croit pouvoir briser les masses en mouvement, en s’en prenant à celles et ceux qui sont à l’avant, qui vivent l’exploitation et l’oppression tous les jours, qui s’organisent pour lutter pour leur vie. C’est à ça que sert sa police, c’est à ça que la bourgeoisie est réduite derrière ses discours de “défense des droits et libertés”. Nous savons, grâce à l’expérience historique, que la classe bourgeoise au pouvoir ne recule devant rien pour se maintenir et pour attaquer celles et ceux qui relèvent la tête. Nous en tirons cette leçon : il faut rendre coup pour coup. Un ennemi qui ira jusqu’au bout, c’est le signe que nous non plus ne devons pas nous arrêter.

Face à la structuration et la construction d’un mouvement révolutionnaire, demandé par les masses dans l’Etat français qui en ont assez de l’impuissance, l’Etat bourgeois s’arme lui nécessairement d’un mouvement contre-révolutionnaire le plus féroce possible. Parfaitement conscients de cette réalité, nous devons développer l’autodéfense populaire, et permettre à nos frères et sœurs de classe et des masses populaires de lutter pour la conquête et la construction du Nouveau Pouvoir révolutionnaire ici et ailleurs. Cette révolution n’est possible qu’avec trois instruments : le Parti, la Force Combattante et le Front Uni. C’est notre méthode, notre tâche constante dans la lutte en cours et dans les luttes à venir. C’est de cette manière, et seulement de cette manière, que nous parviendrons à gagner.

Face à la répression, rendons coup pour coup !

Solidarité de classe avec celles et ceux que l’Etat bourgeois arrête, mutile et emprisonne !

Macron, en prison !

18 Mars 2019 : Liberté pour le Camarade Ajith !

Liberté pour Ajith! Soutenons la guerre populaire en Inde!

“La guerre populaire a maintenant été érigée en position de pôle révolutionnaire reconnu à l’échelle nationale, un pôle qui s’oppose totalement au pôle contre-révolutionnaire des classes dirigeantes et de l’impérialisme. Les classes dirigeantes, qui la considéraient jusqu’à récemment comme insignifiante, sont maintenant obligées de la reconnaître comme la plus grande menace interne à laquelle elles sont confrontées.”

– Parti Communiste d’Inde (ML) Naxalbari: “Message à la conférence internationale de soutien à la guerre populaire en Inde, Hambourg”

“L’arrestation du camarade Murali [Ajith] en particulier est l’une des plus grandes pertes subies par notre parti et le comité central.”

– Comité Central du parti Communiste d’Inde (maoïste): Déclaration du 16-05-2015

L’Inde n’est pas, comme les impérialistes aiment à le proclamer, la “plus grande démocratie du monde”, mais une prison des peuples aux proportions énormes. L’impérialisme américain, ainsi que certains impérialistes européens, règnent sur l’Inde par le biais du capitalisme bureaucratique et maintiennent également le féodalisme dans une grande mesure. Le fait que les impérialistes parlent de «démocratie» face au génocide perpétré quotidiennement en Inde, à la ruine d’innombrables paysans, au système de castes, au meurtre de femmes, au génocide des Adivasi et à bien d’autres exemples, montre clairement ce que les impérialistes veulent dire quand ils parlent de “démocratie“. Le pillage et l’oppression des masses indiennes sont alimentés par de nombreuses résistances, une multitude de luttes: mouvements paysans militants, luttes populaires contre les centrales nucléaires et la répression, luttes de libération nationale et grandes grèves ouvrières… elles le montrent bien aux forces progressistes et anti-impérialistes du monde entier. Cependant, pour décrire “la plus grande menace pour la sécurité intérieure de l’Inde”, le gouvernement indien a bien parlé de la guerre populaire, dirigée par le Parti Communiste d’Inde (maoïste). Le CPI (maoïste) mène avec la guerre populaire la révolution de Nouvelle Démocratie qui détruit l’ancien appareil d’État et libère de l’impérialisme et de la servitude.

Par le biais de l’opération “Green Hunt” et de la méthode de lutte contre les insurgés “Hearts and Minds”, qui veulent toutes les deux dire génocide, les classes dirigeantes tentent d’isoler le CPI (maoïste) et d’étouffer la Guerre Populaire dans le sang des masses. Aussi furieux qu’ils soient, ils n’y parviennent pas! Le CPI (maoïste) et les masses sont devenus de plus en plus liés, et la Guerre Populaire a des racines profondes dans les masses, qui se tiennent fermement aux côtés de la révolution de Nouvelle Démocratie. L’attachement profond du Parti aux masses et la détermination avec laquelle il dirige la révolution, la Guerre Populaire, constituent un exemple et un espoir remarquables pour les forces révolutionnaires du monde entier. Dans le contexte de la crise qui a débuté en 2008, les impérialistes ont de plus en plus promu la politique fasciste hindou qu’ils soutenaient afin de renforcer leur lutte contre les mouvements de masse et, surtout, contre la Guerre Populaire. Ces projets ont échoué, car le 1er mai 2014, le CPI (ML) Naxalbari, dont le porte-parole était le camarade Ajith, a rejoint le CPI (maoïste), qui a émergé en 2004 lors du 9e Congrès du Parti / Congrès de l’Unité, après la fusion de deux partis.

Cette fusion a été un grand pas en avant dans la lutte des ouvriers, des paysans et des masses opprimées pour un seul centre dirigeant de la révolution de Nouvelle Démocratie À cette étape historique, le camarade Ajith a joué un rôle de premier plan et est devenu membre du Comité Central du CPI (maoïste). Depuis près de quarante-cinq ans, le camarade Ajith, qui a rejoint le mouvement révolutionnaire en 1976, y a joué un rôle important à l’international et en Inde. Il a lutté sans relâche contre de nombreuses déviations anti-marxistes, il a dirigé la publication de nombreux documents et publications périodiques. Par son travail de traduction, il a également ouvert la possibilité aux forces révolutionnaires et anti-impérialistes du monde de mieux comprendre la révolution de Nouvelle Démocratie en Inde. En mai 2015, le gouvernement a pu emprisonner le camarade Ajith, mais cet emprisonnement a déclenché une vague internationale de solidarité avec le camarade Ajith et la Guerre Populaire en Inde. Son emprisonnement fait partie de la guerre contre-révolutionnaire contre les masses populaires en Inde, un coup furieux du fascisme hindou contre la révolution de Nouvelle Démocratie Ceux qui, à l’époque de l’emprisonnement, ont commencé à dire que l’unification du parti était un «échec», répandant le pessimisme contre-révolutionnaire et des critiques sans principes, se sont révélés des alliés de la réaction. Le camarade Ajith a montré par son exemple que ces forces n’avaient pas de base pour parler. Même dans les dures conditions de détention, le camarade Ajith n’a pas été brisé et a même trouvé des méthodes et des moyens de mener à bien un travail de traduction déjà commencé. La santé du camarade Ajith, qui avait subi une opération au cœur quelques années auparavant, s’est gravement détériorée dans les conditions d’emprisonnement fascistes. Aucune disposition ne prévoyait des soins adéquats, la torture et les conditions de détention les plus dures sont toujours utilisées. Le camarade Ajith doit être libéré sous caution dans un avenir proche. Mais cette méthode a été utilisée à plusieurs reprises par les classes dirigeantes indiennes contre les révolutionnaires emprisonnés: ils sont libérés à titre de concession à court terme aux mouvements de solidarité, avant d’être à nouveau arrêtés peu après. Cette approche montre que le travail de solidarité avec les prisonniers politiques, qui se déroule en Inde et également au niveau international, pourrait déjà développer une certaine force. Les classes dirigeantes tentent de confronter cette force avec leurs tactiques vicieuses. Leur action fait partie des tentatives de briser les prisonniers, de la guerre psychologique qui poursuit l’objectif de l’anéantissement final et du meurtre des révolutionnaires.

Ces sinistres projets doivent être condamnés avec détermination et toutes les forces démocratiques, révolutionnaires et anti-impérialistes du monde leur sont résolument opposées! Nous appelons à la forte et claire revendication du 18 mars, Journée internationale des prisonniers politiques, en faveur de la libération immédiate et inconditionnelle du camarade Ajith! Nous défendons le camarade Ajith, qui a mis toute sa vie au service du CPI (maoïste) et de la Guerre Populaire, de la révolution de Nouvelle Démocratie. On a raison de se révolter contre l’impérialisme et cela requiert une solidarité internationale et un soutien solide. Les organisations et les initiatives signataires s’attaqueront à cette cause commune en prenant des mesures au cours de la semaine du 18 mars, créant ainsi un puissant élan de propagation et d’élargissement de la solidarité avec la Guerre Populaire en Inde!

Liberté pour Ajith!
Liberté pour tous les prisonniers politiques en Inde!
Soutenons la Guerre Populaire en Inde!
Vive la solidarité internationale! Lal Salam!

Signataires :

Comité de soutien à la guerre populaire en Inde, Autriche

Comité galicien d’appui à la guerre populaire en Inde

Comité international de soutien à la guerre populaire en Inde

Partizan Europe

Parti Communiste maoïste (France)

Les communistes et la question de l’impôt

Les communistes et la question de l’impôt

La gauche est pour l’impôt et les taxes, la droite est contre. C’est une idée reçue très répandue, qui mériterait qu’on s’y arrête.

A droite, on refuse les taxes car elles empêcheraient le commerce et écraseraient les petits propriétaires, les patrons, les entrepreneurs. On parle de « charges », d’un poids qui serait injuste. Libéraux, fascistes et conservateurs critiquent tous au moins une partie de ces taxes – soit en défendant les grandes entreprises sensées créer de l’emploi, soit pour protéger les commerçants et artisans. L’idée principale, c’est que l’Etat devrait gérer l’ordre public pour que le commerce se passe bien, mais sans interférer dans l’économie. Bien sûr ce n’est pas du tout ce qui se passe dans la réalité. Les gouvernements successifs ont besoin de financements. Les « services publics » tels que la santé, les transports en commun, l’éducation et les aides au logement sont financés via les impôts et les taxes. Mais ces services sont nécessaires à la reproduction de la force de travail : pour faire tourner une économie moderne, il faut pouvoir former, loger, soigner et déplacer les prolétaires pour qu’ils accomplissent leur travail.

A gauche, on défend les prélèvements en expliquant que ces services publics sont la base d’une économie plus sociale. Il s’agit pourtant avant tout de mesures permettant le bon fonctionnement de la production. Les acquis sociaux obtenus suite aux luttes de la classe ouvrière tels que les congés payés et la sécurité sociale sont peu à peu supprimés. Les taxes sont utilisées pour bénéficier à la classe dominant l’Etat, et les transformations fiscales de ces dernières années le prouvent bien. Les libéraux peuvent bien prétendre que la France taxe trop les grandes fortunes, ça ne change rien au fait que la TVA est un impôt particulièrement injuste qui touche principalement les plus pauvres.

Deux lignes s’opposent alors. La gauche réformiste déclare que les taxes et les impôts doivent évoluer dans un sens plus social. Il s’agit donc de gérer le capitalisme d’une autre manière, de l’humaniser. Il serait possible de réduire les inégalités par des réformes successives.

Cette position est idéaliste. Entre le désert capitaliste et la révolution, il n’y a rien de concret : l’échec des gauches “radicales” européennes telles que le parti grec Syriza prouve que l’on ne peut pas négocier avec le capital. Les communistes reviennent aux fondamentaux, à une conception du monde et un point de vue de classe.

Et celui-ci est très net. Toute personne vivant dans un milieu prolétaire sait que les taxes sont très mal perçues. Elles rendent invivable une situation déjà difficile. Les amendes des radars automatiques s’ajoutent à la taxe d’habitation, les factures s’additionnent aux impôts pour transformer chaque fin de moins en calvaire. Il s’agit d’un rejet net aux raisons très légitimes. Nous savons bien que le paiement de l’impôt permet de diviser le prolétariat en « bon contribuable » à jour et en « parasite » ne le payant pas, pour mieux contrôler les classes dangereuses. Nous savons également que nous enrichissons toujours plus la classe dominante avec la TVA et les redevances. Nous savons aussi que les radars automatiques ne nous épargneront pas les heures de transport quotidien du domicile au taf. Si nous allons vite, que nous nous mettons en danger (et les autres avec), c’est à cause d’horaires indécents et d’une organisation de l’espace faite pour éloigner les prolétaires des centre-villes. Nous savons enfin que la nouvelle taxe qui a servi d’étincelles au mouvement des « gilets jaunes » n’aurait que très peu financé la transition écologique dont nous parle la bourgeoisie qui détruit notre planète depuis des siècles.

Voilà pourquoi en tant que communistes, nous devons marquer notre rupture sur tous les plans avec la « gauche » telle qu’elle existe dans notre Etat.  En méprisant les révoltes des masses populaires sans chercher à les comprendre, elle devient de plus en plus impuissante. Nous n’avons pas la même conception du monde ni les mêmes valeurs. Nous ne souhaitons pas gérer mieux le capitalisme que les libéraux au pouvoir, nous voulons l’abattre.

Le libéralisme omniprésent nous dépossède de la politique en ne nous laissant que des solutions individuelles déconnectées des enjeux de notre époque. On ne change pas la société en votant. On ne sauve pas la planète en triant ses déchets. Et on ne bâtit pas le socialisme en vantant les taxes. Nous ne voulons pas survivre, mais vivre. Et cela ne peut se faire qu’en venant à bout collectivement de cet Etat bourgeois.