Nothing found for: 서산출장시(카톡: Mo46)『m oo27.c0M』출장최강미녀콜걸만남Y☼★2019-02-22-14-05서산➶AIJ⇇콜걸샵출장여대생오피↪출장연애인급⇚출장맛사지‿서산

Nothing matched your search terms. Check out the most recent articles below or try searching for something else:

Les communistes sur l’Union Européenne

Les communistes sur l’Union Européenne

Les élections européennes arrivent dans moins de 10 jours désormais. Dans les médias, les éditorialistes et journalistes tentent désespérément de rendre cette élection importante et passent beaucoup de temps à en parler. La propagande électorale se multiplie, ainsi que les affiches de boycott dans plusieurs villes. Car, dans la rue, sur les lieux de travail et dans les endroits où l’on lutte, comme dans les écoles ou les hôpitaux ce mois de Mai, on parle peu d’élections, peu de vote. On parle de la qualité de vie qui baisse, du pouvoir d’achat, de tous les services que l’État liquide pour respecter les plans de Macron…

L’abstention attendue est record et dans les masses, nos frères et sœurs de classe comprennent très largement que ces élections sont de la poudre aux yeux. Mais malgré tout ça, nous devons analyser l’Union Européenne correctement, en communistes. Pour pouvoir combattre nos ennemis, il faut les connaître. C’est pour cela qu’il faut savoir d’où vient l’Union Européenne, quelle est sa nature, comment résister contre elle et ce que nous souhaitons pour les masses populaires des pays de l’Union Européenne. Dans cet article, nous développerons donc la position des communistes d’aujourd’hui, des marxistes-léninistes-maoïstes, sur l’Union Européenne.

L’origine du projet d’alliance impérialiste en Europe

L’idée d’une union des pays d’Europe n’est pas récente. Depuis l’émergence de la force de classe bourgeoise au pouvoir dans les révolutions bourgeoises, notamment au tournant des années 1800, l’extension du capitalisme partout sur le continent et dans le monde a fait naître l’idée des « États-Unis d’Europe ». Cette idée n’a alors rien de concret, car la bourgeoisie est en pleine expansion à cette époque du capitalisme, le capitalisme de libre-entreprise, et lutte partout pour étendre son influence sur ses voisins. C’est à cette époque là que l’unité nationale de nombreux pays d’Europe s’accomplit (Italie, Allemagne) ou que les mouvements nationaux émergent contre les États qui les oppriment.

Mais le moment le plus important pour comprendre les Etats-Unis d’Europe, c’est le passage du capitalisme au stade de l’impérialisme, entre la fin du 19ème siècle et le début du 20ème siècle. A ce moment là, les pays impérialistes européens se sont taillés des empires coloniaux en Afrique et en Asie dont ils ont convenu à la Conférence de Berlin de 1884. De son côté, l’impérialisme américain entre en lutte avec les différents pays impérialistes d’Europe en appliquant la « doctrine Monroe », qui lui garantit la mainmise sur le continent américain. C’est une des caractéristiques de l’impérialisme : la division complète du monde entre les différentes puissances impérialistes qui entrent désormais en lutte, principalement, et en collusion, secondairement, pour s’assurer la meilleure place lors du repartage du monde. Ce repartage arrive inévitablement par les guerres dans les colonies et semi-colonies (USA contre les Espagnols à Cuba, Guam et aux Philippines en 1898, ou encore la crise de Tanger en 1905 entre l’État français et le Reich allemand), et la guerre mondiale (1914-1918). Aujourd’hui, les interventions américaines en Irak et Afghanistan, françaises au Mali ou en Centrafrique, ou les menaces d’intervention au Venezuela, font toutes partie de cette dynamique.

Que peut-être alors le projet des « Etats-Unis d’Europe » s’il est mené par les impérialistes ? Lénine répond à cette question en 1915 d’une manière qui préfigure l’Union Européenne contemporaine :

« Ainsi est organisée, à l’époque du développement supérieur du capitalisme, la spoliation par une poignée de grandes puissances, de près d’un milliard d’habitants du globe. Et en régime capitaliste, toute autre organisation est impossible. Renoncer aux colonies, aux « zones d’influence », à l’exportation des capitaux ? Y songer serait descendre au niveau d’un petit pope qui, tous les dimanches, prêche aux riches la grandeur du christianisme et leur recommande de donner aux pauvres… sinon quelques milliards, du moins quelques centaines de roubles par an.

Les Etats-Unis d’Europe, en régime capitaliste, seraient comme une entente pour le partage des colonies. Or en régime capitaliste le partage ne peut avoir d’autre base, d’autre principe que la force. Le milliardaire ne peut partager le « revenu national » du pays capitaliste avec qui que ce soit, autrement que « en proportion du capital » (avec encore cette addition que le plus gros capital recevra plus qu’il ne lui revient). »

-Lénine, Du mot d’ordre des États-Unis d’Europe, 1915

Ce qu’annonce Lénine, c’est que les « Etats-Unis d’Europe » des capitalistes, ce que l’on appelle aujourd’hui l’Union Européenne, ne peuvent être qu’une alliance d’impérialistes, un cartel de dirigeants de la bourgeoisie financière, qui organise la lutte et la collusion entre les puissances impérialistes qui la compose, contre les masses populaires et les pays opprimés qui sont sous son emprise.

Une alliance menée par les impérialistes

Le projet d’une alliance impérialiste en Europe est revenu à l’ordre du jour après la grande victoire contre le fascisme dans la deuxième guerre mondiale. Les pays impérialistes européens sortent de cette guerre avec une position beaucoup plus faible qu’auparavant : l’impérialisme américain s’est renforcé pendant la guerre et a pris la position relative la plus importante par rapport aux vieilles puissances impérialistes, et le camp de la révolution socialiste s’étend désormais au monde entier après avoir combattu avec succès les puissances fascistes.

Les raisons pour que les impérialistes des pays européens se tournent vers une alliance impérialiste sont donc doubles : d’un côté ils luttent contre le communisme et la révolution dans leur propre pays et à leurs frontières en s’alliant, de l’autre ils sauvegardent leurs propres intérêts impérialistes malgré leur perte de vitesse relative avec l’intensification de la crise de l’impérialisme et les luttes nationales et sociales qui grondent dans leurs colonies (comme en Algérie et Indochine pour l’État français) et semi-colonies.

Dans le déclenchement de la guerre froide, ce sont donc les impérialistes des pays européens qui avancent l’idée d’une Union Européenne. Le projet qui émerge en 1957 dans le Traité de Rome et qui deviendra l’Union Européenne d’aujourd’hui ne réunit que des pays impérialistes : France, RFA, Luxembourg, Italie, Pays-Bas, Belgique. C’est une preuve concrète que l’Union Européenne que l’on voit en 2019 est un projet qui a à sa tête les impérialistes en lutte et collusion des différents pays impérialistes européens. La lutte et la collusion sont particulièrement importantes entre les deux plus grandes puissances économiques de cette alliance impérialiste, l’État français et l’État allemand. L’Union Européenne a donc été taillée par les impérialistes pour répondre à leurs propres intérêts.

Mais comme toute alliance impérialiste, elle n’est qu’un rapport de force entre « partenaires » qui ne s’entendent que lorsqu’ils peuvent défendre leurs propres intérêts. Ainsi par exemple, le Royaume-Uni, qui profite d’un impérialisme fort hors d’Europe avec son « Commonwealth » (c’est-à-dire ses anciennes colonies devenues pour beaucoup d’entre elles ses semi-colonies) a toujours eu une position ambivalente à l’égard de l’Union Européenne. Lorsque les intérêts impérialistes britanniques pouvaient être défendus en avançant dans l’UE, ils la toléraient. C’était le cas lors des élargissements successifs de l’UE, qui garantissaient des nouveaux marchés. C’était notamment le cas sous le Premier Ministre Tony Blair (1997-2007), après la chute des révisionnistes du Bloc de l’Est, qui a pu être investi massivement par de nouveaux impérialistes. Mais aujourd’hui, avec l’intensification de la crise impérialiste et la lutte accrue entre les soi-disant « partenaires européens » (c’est-à-dire principalement avec l’État français et l’État allemand), les intérêts particuliers des impérialistes britanniques étaient contestés. C’est cette dynamique de lutte, de « bras de fer » entre impérialistes, qui a conduit au Brexit, sur lequel la bourgeoisie impérialiste britannique se déchire toujours, prise au sein de cette contradiction inter-impérialiste.

La résistance des masses contre l’alliance impérialiste

Mais pour les communistes, une question est principale : quel est l’effet de l’alliance impérialiste qu’est l’Union Européenne sur les masses populaires aujourd’hui ?

Comme on peut s’y attendre, l’alliance des impérialistes profite aux pays impérialistes face aux pays opprimés, aux bourgeoisies impérialistes face au prolétariat, et enfin aux impérialismes les plus forts face aux impérialismes les plus faibles.

C’est pour ces raisons que lors du dernier sursaut généralisé de la crise impérialiste, en 2008, de nombreux pays opprimés d’Europe ont pris de plein fouet l’oppression économique accrue des impérialistes qui pesaient sur leurs épaules.

L’exemple le plus flagrant de cette dynamique est la Grèce. La « crise de la dette » que traverse le pays depuis 2010, a vu la soumission de l’économie grecque aux puissances impérialistes qui mènent l’Union Européenne (principalement l’État français et l’État allemand à travers les institutions européennes et le FMI). Dans cette crise, les impérialistes ont mis en coupe réglée l’économie grecque, et renforcé encore leur domination sur le pays et les masses populaires grecques.

Pour « résoudre » la dette, quelle a été la solution des impérialistes ? Ordonner au gouvernement collaborateur et traître de Syriza d’augmenter les impôts qui pèsent sur les masses populaires. Ainsi, en 2015 les impôts sur les plus pauvres avaient déjà grimpé de 337 % alors que la crise persistait. Le capital bureaucratique grec a été liquidé, mis en vente aux impérialistes les plus offrants : 14 aéroports sont revenus à une entreprise allemande, le port de Thessalonique à un consortium franco-germano-greco-chinois, une entreprise de gaz publique a été privatisée au profit de capital italien, espagnol et belge.

On peut aussi prendre l’exemple de la Hongrie ou de la Pologne, dont les gouvernements collabos défendent ouvertement la situation qui conduit de nombreuses et nombreux ouvrières et ouvriers à s’exiler ailleurs dans l’Union Européenne pour pouvoir trouver un travail. Ils utilisent cette situation car elle sert leurs intérêts de bourgeois en garantissant une croissance économique que leurs économies mises en coupe réglée par les impérialistes ne peuvent pas assurer d’elles-mêmes.

Là où il y a oppression, il y a résistance ! C’est pour ça qu’à travers les pays qui composent l’Union Européenne, les masses luttent. En Grèce notamment, malgré la trahison du gouvernement, dans les manifestations anti-austérité les symboles des impérialistes sont attaqués, et le drapeau de l’UE est brûlé, aux côtés de ceux des impérialistes qui imposent leur volonté sur le pays. On trouve en Grèce souvent à l’avant de ces actions des groupes ouvriers et syndicaux qui expriment leur ras-le-bol.

La lutte pour la destruction de l’UE n’est aujourd’hui pas encore dirigée par les Partis Communistes, quartiers généraux du prolétariat. La conséquence de cette situation, c’est qu’elle est souvent spontanée ou reprise par les forces de classe bourgeoises les plus ouvertement réactionnaires. Ces forces ne luttent pas contre l’impérialisme et ses effets destructeurs, mais pour que leur propre impérialisme prenne le dessus sur les autres qui composent actuellement l’Union Européenne, dans ou hors de cette alliance impérialiste. Cela explique par exemple la position changeante du Rassemblement National sur la question de l’UE. Les organisations qui se vautrent dans le chauvinisme en suivant ces forces de classe réactionnaires et parfois fascistes suivent une voie liquidationniste. Au lieu de construire les instruments dont ont besoin les masses populaires pour détruire le système impérialiste, c’est-à-dire détruire aussi les alliances impérialistes comme l’UE, ils abandonnent la lutte à la bourgeoisie et la suivent sur tous les points.

Détruisons les alliances impérialistes !

Le rôle historique du prolétariat, classe internationale, est de mettre à bas le capitalisme et la division de la société en classe. Cela passe nécessairement par porter des coups décisifs aux alliances de nos ennemis, les impérialistes. L’Union Européenne fait partie de ces alliances, et il n’y a pas de changement possible de l’intérieur. Le programme des communistes est donc sa destruction. C’est pour cette raison par exemple que nous participons et encourageons la campagne de boycott européen des élections à venir, soutenue par des organisations communistes d’Europe et du monde.

Mais de la même manière que Lénine l’annonçait, la lutte contre les « Etats-Unis d’Europe » des capitalistes est une lutte à mener avec nos propres mots d’ordres, communistes. Ainsi, Marx et Engels exprimaient le juste slogan du prolétariat, classe internationale : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! ».

Cependant, nous rejetons les analyses qui ignorent le développement inégal dans la société capitaliste des différents pays d’Europe, contre l’alliance des impérialistes. Lénine écrivait à ce propos :

« L’inégalité du développement économique et politique est une loi absolue du capitalisme. Il s’ensuit que la victoire du socialisme est possible au début dans un petit nombre de pays capitalistes ou même dans un seul pays capitaliste pris à part. Le prolétariat victorieux de ce pays, après avoir exproprié les capitalistes et organisé chez lui la production socialiste, se dresserait contre le reste du monde capitaliste en attirant à lui les classes opprimées des autres pays, en les poussant à s’insurger contre les capitalistes, en employant même, en cas de nécessité, la force militaire contre les classes d’exploiteurs et leurs Etats. »

-Lénine, Du mot d’ordre des États-Unis d’Europe, 1915

En mettant l’internationalisme prolétarien au premier plan, nous devons lutter contre l’impérialisme français, son implication dans toutes les alliances impérialistes dans lesquelles il participe et dont il profite, et avancer pour sa destruction et celle de l’impérialisme dans son ensemble. C’est ainsi, et seulement ainsi, que l’union du prolétariat international sera réalisée, dans chaque étape de la révolution prolétarienne mondiale, et que nous triompherons des alliances impérialistes comme l’UE.

L’Union Européenne est par conséquent une alliance impérialiste, un partenariat déséquilibré et instable entre pays impérialistes, dominant des pays opprimés d’Europe, pour garantir le partage de leurs semi-colonies sur le continent et au-delà. C’est un projet mené par des forces de classe bourgeoises en opposition totale avec les masses populaires, le prolétariat et la classe ouvrière de tous les pays. Son destin est l’effondrement sous le poids des contradictions inter-impérialistes accentuées par la crise impérialiste, et la destruction par le prolétariat dans la révolution, que ce soit sous cette forme-ci ou sous une autre. Nous devons synthétiser l’expérience de lutte des masses contre les alliances impérialistes de toutes sortes (OTAN, UE, G7, G20…) et préparer le prolétariat et ses organisations pour en assumer la direction. C’est de cette manière, et seulement de cette manière, que des coups décisifs seront portés aux impérialistes dans leur ensemble, tant à ceux qui soutiennent ces alliances qu’à ceux qui souhaitent les quitter pour renforcer leur propre impérialisme en dehors.

Vive le 70ème anniversaire de la naissance d’Ibrahim Kaypakkaya, le leader de la lutte de la révolution prolétarienne en Turquie!

Ceci est une déclaration commune des partis et organisations marxistes-léninistes-maoïstes à l’occasion du 70ème anniversaire de la naissance et du 46ème anniversaire de l’assassinat sous la torture du dirigeant communiste du prolétariat international en Turquie, Ibrahim Kaypakkaya.

Vive le 70ème anniversaire de la naissance d’Ibrahim Kaypakkaya, le leader de la lutte de la révolution prolétarienne en Turquie!

C’est le 46e anniversaire de l’assassinat du représentant du prolétariat international en Turquie, fondateur du TKP / ML (Parti communiste de Turquie / marxiste-léniniste) Ibrahim Kaypakkaya.

Le camarade Ibrahim Kaypakkaya n’avait que 24 ans lorsqu’il a été assassiné sous les sévères tortures infligées par l’État fasciste turc le 18 mai. Kaypakkaya a fondé le TKP / ML à l’âge de 23 ans.

Ibrahim Kaypakkaya a réussi à devenir le leader permanent de l’idée communiste et de la ligne révolutionnaire juste en Turquie.

Il est l’un des meilleurs disciples de la Grande Révolution culturelle prolétarienne. Il a évalué ses propres idées et le TKP / ML, qu’il a fondé, en tant que produits de la grande révolution culturelle prolétarienne. À l’époque où les idées marxistes-léninistes étaient globalement actives, lorsque dans les années 1960 et 1970, les luttes pour la révolution et le socialisme se développaient, la lutte de classe en Turquie faisait des progrès incroyables. Surtout dans les conditions du Mouvement de 1968, qui englobe le monde entier, des vagues révolutionnaires antifascistes et anti-impérialistes se sont formées entre étudiants. Ce mouvement a atteint son 50e anniversaire l’année dernière. A cette occasion, nous saluons ce mouvement qui a fait trembler le monde de l’impérialisme et des pouvoirs en place de peur.

Ce mouvement a été influencé par le marxisme-léninisme et adapté à la vague révolutionnaire qui s’est développée dans le monde avec l’idée de révolution et l’affirmation de la nécessité de la révolution. Cette période fut en même temps un processus au cours duquel le camp socialiste divisa les révisionnistes et les marxistes-léninistes. D’un côté, la résistance vietnamienne, le Mouvement des étudiants de 1968 et un certain nombre de luttes nationales pour la libération sociale, opposées à l’impérialisme et au système de gouvernement réactionnaire à un rythme accéléré, et de l’autre la lutte menée par Mao Zedong dans laquelle les communistes ont combattu le révisionnisme soviétique et les restaurateurs capitalistes qui existaient en Chine. En particulier, la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne, qui a vu le jour en Chine contre la bourgeoisie, a donné au développement de cette grande vague révolutionnaire un enthousiasme, une puissance et un courage énormes. Tandis que d’un côté les processus et les nécessités révolutionnaires étaient poursuivies et discutées, de l’autre côté se déroulait une profonde et stupéfiante lutte idéologique dans le cadre de débats sur les problèmes du socialisme.

Kaypakkaya s’est profondément inscrit dans le prolétariat international avec la lutte de classe dans le socialisme, sa position sur le social-impérialisme, sa persistance dans la guerre populaire, ses liens avec la lutte de classe et sa forte référence au président Mao Zedong. Dans ce contexte, il a pris comme référence la démarche courageuse du mouvement naxalite en Inde. Il a tracé une ligne de démarcation nette entre lui-même et la ligne aventuriste et focoiste du monde entier. En systématisant la ligne de démarcation communiste, qui se fonde sur la créativité des masses populaires, il réussit une rupture et forma sa ligne avec l’esprit et la conscience internationalistes.

C’est là, au milieu de ce processus, que Kaypakkaya a pris sa forme idéologique, politique et théorique. Il était nourri par les expériences progressives et riches de la lutte de classe. Mais ce n’est pas tout. Il était également influencé par l’audace, l’intrépidité et la richesse de pensée théorique et intellectuelle, qui détruirait tous les tabous, que la Grande Révolution culturelle prolétarienne, a suscité. Cela a fait ressortir qu’il avait de vives discussions théoriques avec les courants révisionnistes, qu’il en était venu à des résultats clairs sur la question du pouvoir politique, qu’il avait correctement analysé les problèmes de la société en Turquie, qu’il s’était clairement positionné sur les questions socio-politiques et historiques les plus fondamentales, et qu’il avait tracé le bon chemin et la bonne ligne pour la révolution. Kaypakkaya a notamment montré le caractère historique et actuel du régime politique de la classe dirigeante turque avec une clarté jamais vue auparavant. Il a ébranlé le révisionnisme du point de vue théorique et politique sur la coopération de classe en définissant le kémalisme comme un courant fasciste. En ce qui concerne le sujet de la nation kurde, il explique avec un point de vue léniniste clair avec lequel il trace une ligne de démarcation nette entre lui et tous les marxistes-léninistes progressistes, révolutionnaires et autoproclamés, qui avancent essentiellement des positions social-chauvinistes . Il a expliqué la qualité de la révolution en tant que révolution populaire démocratique et a essayé d’adopter la ligne stratégique de la guerre populaire dans le pays, avec sa base théorique et sa pratique. Il a brandi le drapeau communiste contre l’insensibilisation et l’humiliation de longue date du prolétariat et des masses populaires réprimées par le révisionnisme et l’opportunisme. Il apporta la solution aux problèmes historiques et sociaux, présentés comme déjà résolus par le révisionnisme, mais qui étaient laissés en arrière en réalité, grâce à une position complète et déterminée au MLM (marxisme-léninisme-maoïsme).

Il a également dirigé la lutte idéologique contre le mouvement centriste révolutionnaire petit-bourgeois, qui s’est développé dans les conditions dans lesquelles il vivait. De nouveau, il perfectionna et étendit sa ligne communiste par la lutte qu’il mena contre les nouveaux points de vue révisionnistes, contre le réformisme pacifiste et la liquidation. La poursuite ininterrompue de la lutte idéologique a apporté une énorme contribution au développement et au progrès de Kaypakkaya.

Il a atteint la clarté idéologique, l’affirmation politique et la compréhension théorique à un jeune âge. Sa méthode était marxiste-léniniste-maoïste. Son affirmation et sa clarté idéologique sont le résultat de la Grande Révolution culturelle prolétarienne. Sa compréhension et sa perception se sont développés au niveau de la lutte de classe. C’est une partie continue et ininterrompue de la lutte du mouvement ouvrier, de l’occupation de la terre par les paysans et de la lutte de la jeunesse qui étudie.

Son attitude communiste et révolutionnaire a conduit à son assassinat lorsqu’il est tombé aux mains des classes dirigeantes turques. Il existe toujours en tant que leader communiste du fait de son héritage dans le TKP / ML et de ses points de vue programmatiques, qui servent de guide à ce parti. Il est toujours le principal représentant du marxisme-léninisme-maoïsme en Turquie.

À l’occasion du 46e anniversaire de sa mort, son puissant héritage, sa richesse théorique et son affirmation politique ont permis de perpétuer une tradition qui ne s’est pas écartée de sa ligne et qui n’accepte aucun compromis, allant à l’encontre de la grande vague contre-révolutionnaire qui a prospéré dans le monde entier. Il a laissé derrière lui un parti et une lutte qui sont liés au communisme de manière ininterrompue depuis 47 ans.

À l’occasion du 46e anniversaire de sa mort, nous commémorons le dirigeant Ibrahim Kaypakkaya avec le serment de dévotion au communisme, de dévotion à la révolution et de dévotion à l’idéologie du prolétariat. Et nous continuerons à le commémorer. C’était un bon disciple et un continuateur de Marx, Engels, Lénine, Staline et du président Mao.

Pour son 70ème anniversaire et sa 46e année d’assassinat, il est primordial de placer au premier rang la lutte contre le révisionnisme, pour tirer des enseignements de la relation dialectique de Kaypakkaya avec le marxisme-léninisme et le maoïsme. Il n’est pas seulement d’importance historique, il est également essentiel dans la situation actuelle, où la tendance idéologique du réformisme, de l’opportunisme et du révisionnisme a également une influence sur un large front révolutionnaire et constitue donc la question principale. Les principales questions, telles que la tendance idéologico-politique de «l’impossibilité de la révolution dans un pays», l’écart par rapport à l’objectif de la dictature du prolétariat ou la liquidation et l’écart par rapport à la mission des partis communistes en tant qu’avant-garde et direction, sont les lignes de démarcation principales et fondamentales entre le marxisme-léninisme-maoïsme et le révisionnisme. Cette ligne de partage est dissimulée sous couvert de la «nouvelle pensée marxiste». Avec l’argumentation d’une lutte unifiée contre l’impérialisme et les classes réactionnaires au pouvoir, les masses ouvrières et opprimées sont soustraites à la lutte pour le pouvoir politique. Les questions relatives à l’ethnicité, aux convictions, à l’identité nationale, etc. sont de plus en plus sollicitées chez les masses dans cette direction et sont avancées dans une orientation réformiste. Dans les questions de lutte régionales et locales, elles sont de plus en plus isolées, ce qui, en réalité, ne pourrait être résolu qu’en brisant les principes fondamentaux de l’impérialisme. À travers cette situation concrète, à l’origine de cette conception fondamentale, on attend que la solution du problème soit donné par les impérialistes eux-mêmes. Les positions idéologiques et politiques marxistes-léninistes-maoïstes du camarade Kaypakkaya constituent non seulement une clé importante pour les communistes turcs et le Kurdistan turc, mais également pour tous les marxistes-léninistes-maoïstes du monde entier. En tant que moteur important de l’internationalisme prolétarien et de l’idéologie marxiste-léniniste-maoïste, Kaypakkaya occupe une place très importante en tant que dirigeant marxiste-léniniste-maoïste dans l’histoire des luttes de classe.

Le camarade Kaypakkaya vit et vivra encore dans les rébellions, les soulèvements et les luttes révolutionnaires contre l’impérialisme, le capitalisme, le féodalisme et toutes les réactions du peuple opprimé du monde sous la direction des marxistes-léninistes-maoïstes ! Pour le 70e anniversaire de sa naissance, nous nous souvenons du dirigeant Ibrahim Kaypakkaya de son lien avec le communisme, son lien avec la révolution et son lien avec l’idéologie prolétarienne. Et nous allons continuer à penser à lui.

Longue vie à Ibrahim Kaypakkaya!

A bas l’impérialisme et tous les réactionnaires!

Vive le chemin radieux de Marx, Engels, Lénine, Staline et le président Mao Zedong!

Vive l’internationalisme prolétarien!

Vive notre lutte pour la révolution, le socialisme et le communisme!

Signataires :

Parti Communiste de Turquie / Marxiste-Léniniste

Parti Communiste maoïste, Etat français

Tjen Folket – Ligue Communiste, Norvège

Parti Communiste maoïste, Italie

Comités pour la constitution du Parti Communiste (Maoïste) d’Autriche

Comité Drapeau Rouge, Allemagne

Parti Communiste du Chili, Fraction Rouge

Mouvement Populaire du Pérou (Comité de Réorganisation)

Parti Communiste du Brésil (Fraction Rouge)

Parti Communiste de Grèce (Marxiste-Léniniste)

Appel Européen MLM à boycotter les Elections Européennes

Nous partageons l’appel européen des organisations communistes à boycotter les élections européennes à venir. Nous souscrivons à cette campagne de boycott et invitons toutes les forces authentiquement révolutionnaires et communistes dans l’Union Européenne et au-delà à s’en saisir, dans les pays opprimés comme dans les pays impérialistes.

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

Pas d’élections, révolution !

Du 23 au 26 mai, 27 pays européens membres de l’Union Européenne organiseront des élections au Parlement européen. Ces soi-disant “élections européennes” sont une blague, car le Parlement européen est une parodie de démocratie bourgeoise. C’est un Parlement qui ne décide de rien et qui sert simplement à financer généreusement les quelques 700 députés qui y siègent en jouant à faire croire à la démocratie.

Cette vérité est bien comprise par les masses des pays de l’Union Européenne puisque près de 56% d’entre eux se sont abstenus lors des élections de 2014. Cela montre que la majorité des masses comprennent que cette élection n’est que de la poudre aux yeux, comme les autres du régime capitaliste.

Les révisionnistes ont des tendances chauvines et liquidatrices qui les encouragent à participer à ces élections, même si la réalité montre que les masses les rejettent totalement. Le rôle des communistes, des maoïstes aujourd’hui, est au contraire d’appliquer correctement la ligne de masse et d’accentuer les idées justes dans les masses, et non de les convaincre d’aller aux urnes.

C’est pourquoi les communistes d’Europe appellent au boycott des élections européennes, qui ne sont qu’un écran de fumée pour tous les peuples de l’Europe. Les communistes doivent s’adresser aux masses lors de cette «campagne» et propager l’idée juste du boycott. De cette manière, l’abstention affichée partout en Europe en 2014 peut devenir un mouvement de boycott actif et élever la conscience et la combativité des masses.

Nous nous unissons sous le slogan «Pas d’élections, révolution !», ce qui brise les tendances conciliatrices et affirme que seule la révolution suivant la stratégie de la Guerre Populaire Prolongée, dirigée par les Partis Communistes, peut permettre à la classe ouvrière et aux masses d’exercer le pouvoir sous la forme d’une dictature du prolétariat, et non d’une élection. Reconnaissant le développement inégal de la révolution prolétarienne, nous rejetons également fermement les théories révisionnistes telles que la “révolution européenne” qui tentent de mettre en œuvre des idées libérales dans le mouvement révolutionnaire et, partant de là, de liquider la lutte pour la destruction de l’UE.

Nous unissons nos efforts en Europe sous le slogan «Boycottons les élections européennes!» pour rompre clairement avec toutes les lignes liquidatrices qui n’analysent pas ce qu’est l’Union Européenne et se soumettent à l’ordre des impérialistes.

Détruisons l’UE, alliance des impérialistes!

L’UE est une alliance qui a un caractère de classe, comme tous les sujets de la société de classes dans laquelle nous vivons. La dernière conception d’une «Union européenne» des capitalistes est née au milieu de la guerre froide, afin d’étendre le marché intérieur à l’Europe et de réagir à la victoire héroïque de l’Union soviétique et des partisans en Europe sur les nazis. L’Union européenne a été créée après la guerre par le traité de Rome de 1957 entre six pays impérialistes d’Europe occidentale: l’État français, la RFA, l’Italie, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg. C’est donc avant tout une alliance entre impérialistes.

Les «élargissements» successifs de l’UE sont également le résultat de la nature de cette alliance: des puissances impérialistes d’Europe du Nord, du Sud et Centrale, telles que la Suède et l’Autriche, sont entrées dans l’UE au cours des décennies 1970-80-90, avec pays opprimés comme la Grèce. Enfin, dans les années 2000, avec la chute des régimes révisionnistes d’Europe Centrale et de l’Est, ainsi que l’agression impérialiste et la guerre contre la Yougoslavie de 1999, les puissances impérialistes à la tête de l’Union européenne ont pu étendre leur domination à cette région du continent. Aujourd’hui, les négociations d’élargissement de l’UE visent en particulier les peuples et les nations opprimés des Balkans.

Les États impérialistes à l’origine de ce projet entretiennent une double relation avec l’UE: ils la défendent avec ardeur quand elle leur permet d’avancer les pions de leur propre impérialisme en Europe et dans le monde, et ils la rejettent lorsque leurs intérêts impérialistes sont contrecarrés par les contraintes de l’alliance. C’est le cas par exemple de l’impérialisme britannique, où la bourgeoisie est en contradiction sur le “Brexit”. En plus de cela, le prétendu “Brexit” montre clairement la tentative faite par la bourgeoisie de canaliser la rébellion qui provient du profond rejet des masses de différents pays contre l’UE, en la présentant comme un choix électoral dans le système parlementaire. Les identitaires européens fantasment quant à eux sur une Europe fondée sur des critères religieux et culturels et ne servent que d’idiots utiles aux franges les plus réactionnaires du capital financier en Europe.

La crise générale de l’impérialisme touche aujourd’hui le coeur des alliances comme l’Union européenne. Les voix dites «eurosceptiques» s’élèvent et témoignent de la contradiction intérieure de la bourgeoisie à ce sujet. Au fil des jours, accumulant des scandales comme la gestion presque coloniale de la crise de l’impérialisme en Grèce, les puissances impérialistes de l’Europe qui dirigent l’UE révèlent leur véritable nature et celle de leur projet.

Ces puissances impérialistes, les plus anciennes du monde, nées avec le développement du capitalisme en Europe, oppriment les peuples du monde entier. L’Union européenne leur sert de relais en Europe, notamment pour opprimer les peuples d’Europe centrale, orientale et méridionale, qui constituent une main-d’œuvre bon marché. En tant que tels, les impérialistes au sein de l’UE tirent profit de l’exploitation des pays semi-coloniaux et semi-féodaux où ils utilisent tous les moyens possibles pour soumettre les peuples rebelles et servir leurs intérêts. Il en résulte une pauvreté, des massacres, une progression du fascisme et un armement croissants des États ainsi que l’oppression de millions de personnes. À travers la construction de bases militaires, les investissements dans la fabrication d’armes et des contrats d’armement, les impérialistes, l’impérialisme allemand notamment, en coordination directe avec le gouvernement turc, tentent de réprimer les luttes des peuples. La réaction est non seulement promue dans les pays opprimés, mais aussi dans les pays impérialistes, et tente de faire taire les révolutionnaires comme en Turquie. Les communistes dénoncent l’alliance impérialiste de l’Union européenne. Nous adoptons le slogan “Détruisons l’UE, alliance des impérialistes!” pour montrer la réalité de ce projet des puissances impérialistes de l’Europe.

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

Notre boycott des élections européennes, puisqu’il met en évidence la nature de l’alliance impérialiste que nos ennemis ont formée avec l’UE, doit toujours mettre au premier plan l’internationalisme prolétarien.

Lénine a brillamment expliqué que les «États-Unis d’Europe» des capitalistes, c’était le nom du projet européen de l’époque, ne seraient qu’un accord pour la division de colonies. L’UE n’est qu’un conflit de pouvoir permanent entre les grandes puissances impérialistes, qui ne finit qu’en divorce lorsque le rapport de forces change, comme le montre le Brexit.

Le prolétariat est une classe internationale que le développement capitaliste en Europe a particulièrement préparé à la direction politique de la société. Face à l’Union européenne, qui ne sert que d’organisation à la réaction impérialiste, que ce soit pour les «États-Unis d’Europe» ou une soi-disant «Europe des nations», nous avançons dans la ligne du prolétariat.

Nous nous unissons sous le slogan correct de Marx et Engels: «Prolétaires de tous les pays, unissez-vous! qu’ils ont exprimés juste avant le Printemps des Peuples de 1848 en Europe, où le prolétariat est apparu pour la première fois en tant que classe politiquement indépendante et révolutionnaire au niveau continental.

Face aux ennemis impérialistes dans l’alliance tactique de l’UE, nous devons adopter une ligne de classe claire: dénonciation de notre propre impérialisme, pour les communistes organisés dans des États de ce type, un soutien résolu aux peuples opprimés d’Europe et du monde que les impérialistes de l’Europe pillent, et mener une lutte acharnée jusqu’à la victoire contre l’Alliance des impérialistes, pour que les prolétaires de tous les pays s’unissent!

Boycottons les élections européennes!

Pas d’élections, révolution !

Détruisons l’UE, une alliance des impérialistes!

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

Signataires :

Comités pour la Fondation du Parti Communiste (maoïste) d’Autriche

Collectif Drapeau Rouge, Finlande

Parti Communiste Maoïste

Comité Drapeau Rouge, République Fédérale d’Allemagne

Soutiens hors de l’UE :

Parti Communiste de Turquie / Marxiste-Léniniste

Mouvement Populaire du Pérou (Comité de Reconstitution)

Servir Le Peuple – Ligue Communiste, Norvège 

Déclarations Internationales MLM du 1er Mai : Journée Internationale des Travailleurs !

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

Oser lutter, oser vaincre!

En ce Premier Mai, les Partis et Organisations marxistes-léninistes-maoïstes du monde entier saluent notre classe, le prolétariat international, et les peuples et nations opprimées qui, au milieu d’une pauvreté croissante, de la faim, de la terreur et de l’agression impérialiste, luttent contre l’impérialisme, la réaction mondiale et révisionnisme. Nous réaffirmons une fois de plus notre engagement de ne jamais nous laisser aller tant que l’exploitation existe sur Terre et d’élever toujours plus haut nos bannières rouges avec le marteau et la faucille jusqu’à ce que l’humanité soit entrée dans le communisme.

Aujourd’hui, le jour de la lutte prolétarienne sur toute la planète, nous descendons dans les rues et marchons remplis de joie et de fierté en tant que militants. Nous portons un avenir radieux en nous. C’est un jour où nous rassemblons nos forces et évaluons la position de la lutte entre révolution et contre-révolution dans le monde.

La crise générale de l’impérialisme s’aggrave

Le monde est en crise. La crise générale et finale de l’impérialisme s’accentue dans un développement inégal. Il est devenu plus monopolistique, plus parasitaire, en décomposition et moribond. Toutes les contradictions sont aggravées. L’impérialisme est un cancer. En tant que bête blessée mortelle, il mène des guerres d’agression contre les nations du tiers monde et celles-ci prennent naissance dans un puissant mouvement de libération nationale avec luttes armées et Guerre Populaires. Le prolétariat, dans les pays impérialistes respectifs, stimulé par la grande exploitation et l’oppression, sort de sa longue léthargie en entreprenant d’importantes luttes revendicatives menant à la lutte politique. Les impérialistes se disputent dans une collusion et des luttes aigues qui montrent qu’entre eux il n’y a pas d’amis mais seulement des rivaux.

Avant même d’avoir résolu les problèmes de la crise mondiale de 2008, les instituts impérialistes eux-mêmes ont annoncé que l’économie mondiale allait vers de nouveaux problèmes. Selon eux, l’économie “a perdu de son élan”, les “incertitudes politiques” et les “incertitudes économiques” sur le Brexit feront en sorte que le rythme de la croissance économique “ralentira sensiblement cette année par rapport aux deux années précédentes”. La croissance relative du produit national brut de l’impérialisme américain n’a été obtenue qu’au prix d’une forte impulsion budgétaire qui contribue à creuser le déficit de la balance commerciale. L’OCDE annonce que «la croissance faiblit beaucoup plus que prévu en Europe» et avertit qu ‘«un ralentissement plus prononcé dans l’une des principales régions pourrait anéantir l’activité dans le monde entier».

Les rapports indiquent que l’Allemagne et le Japon perdent de vue leurs objectifs. La Chine avance dans sa décomposition et finira par faire faillite avant d’avoir atteint le rêve révisionniste d’être une puissance globale. Devant cette nouvelle crise cyclique au sein de la crise générale qui se produira quoi qu’il en soit, les économies impérialistes ne pourront pas utiliser la recette monétaire de la fiscalité, elles ne pourront pas relever leur économie à travers un endettement plus important, car dans tous ces pays, l’endettement a déjà atteint un niveau record.

Cela amène les nations impérialistes, en collusion et en lutte les unes avec les autres, à se décharger de plus en plus du poids de la crise sur le dos des travailleurs de leurs propres pays et particulièrement sur les économies des nations opprimées, par le biais de leurs caractère semi-féodal semi-colonial sur lequel se développe un capitalisme bureaucratique, aggravant encore l’exploitation et la dépossession des immenses masses de la paysannerie, de la classe ouvrière, de la petite bourgeoisie et de la bourgeoisie nationale de nos pays (NDLR : des pays opprimés).

Avec cela, toutes les principales contradictions du monde actuel sont aiguisées: la première contradiction, entre les nations opprimées et l’impérialisme; la deuxième contradiction entre la bourgeoisie et le prolétariat dans les pays impérialistes; et la troisième contradiction entre superpuissances et puissances impérialistes.

Chaque crise qui se produit dans les pays du capitalisme bureaucratique, de l’Amérique latine à l’Afrique en passant par l’Asie, aboutit à la même fausse propagande des fameux succès de la «lutte contre la pauvreté» dans le cadre des “objectifs du millénaire”, car avec la diminution des miettes obtenus par les États propriétaires terriens-bureaucratiques dans l’exploitation de la main-d’œuvre et des richesses naturelles de ces pays, l’argent destiné aux soi-disant “programmes sociaux” diminue et la pauvreté monte à nouveau en flèche. Cela montre que l’exploitation augmente, mais qu’il n’y a pas de développement économique, car l’impérialisme, la semi-féodalité et le capitalisme bureaucratique retiennent les forces productives de ces pays et ne produisent que plus de misère.

Dans les nations impérialistes, l’exploitation du prolétariat augmente également. Aux États-Unis, la croissance des inégalités et du pouvoir augmente le taux d’exploitation des capitalistes sur le prolétariat, qui est plus prononcé qu’en Europe. Dans les 30 ans qui ont précédé la crise de 2008, les salaires aux États-Unis ont stagné et les inégalités se sont creusées. Parmi les 1% des personnes les plus riches, on obtient plus en une semaine, que les 20% les plus pauvres en une année. Parmi les 0,1% des personnes les plus riches, on obtient plus en un jour et demi, que 90% des plus pauvres en une année. Et, pris ensemble, les 20% les plus riches gagnent plus que les 80% les plus pauvres. Le temps pendant lequel la main-d’œuvre est utilisée pour extraire la plus-value de l’ouvrier sur le temps de travail nécessaire augmente.

En outre, la répression violente exercée par les forces de répression de l’État Yankee s’accentue : la répression brutale, les persécutions, les emprisonnements massifs, même les assassinat systématique, et les crimes continus contre les masses les plus pauvres. Cela fait partie de la guerre contre le prolétariat et le peuple nord-américain, en particulier contre la population noire et les immigrants du tiers monde. Face à l’oppression, les masses se soulèvent dans la rébellion, dans des manifestations grandissantes et combatives des masses les plus exploitées et les plus opprimées.

L’inégalité concerne non seulement le revenu, mais se reflète également dans le niveau de vie, le problème de la sécurité des lieux de travail et le domaine de la santé. C’est bien pire pour les “ménages socialement faibles”. On constate une érosion dans les “secteurs intermédiaires”.

Sur cette base économique mondiale, les contradictions fondamentales sont aggravées, ce qui favorise davantage le développement inégal de la situation objective, de la situation révolutionnaire dans le développement inégal du monde.

L’impérialisme yankee est l’unique superpuissance hégémonique et principal ennemi des peuples du monde

Pour assurer son statut en tant que tel, l’impérialisme yankee assume le rôle de gendarme contre-révolutionnaire mondial. Il applique la politique “diviser pour mieux régner” à ses concurrents. Considérant que la Russie est faible et sur le point de continuer à s’effondrer, il vise à mettre fin à sa condition de superpuissance atomique, en considérant que l’application d’une réduction de la tension serait naïve, car cela retarderait l’effondrement de la Russie. L’annulation de l’accord SALT II est un exemple très clair de cette politique. Trump n’est pas un “idiot”. Il est à la tête de l’impérialisme yankee et ne poursuit pas d’objectifs stratégiques différents de ceux de ses prédécesseurs. Obama-Clinton ont cherché à accroître la tension et à provoquer la Russie, la considérant comme une puissance régionale. Ce qui explique l’ingérence de la Russie lors de la dernière élection présidentielle en faveur de Trump contre Clinton.

Les États-Unis, cherchant à imposer leur volonté à l’ensemble du monde, ont construit leur “nouvelle structure de défense”, pour laquelle ils ont divisé le monde en six sous-commandements de leurs forces armées. Sous leur état-major, ils cherchent à incorporer les armées, principalement des pays semi-coloniaux d’Europe, d’Asie, d’Amérique, d’Afrique, etc. En Eurasie, cette structure se superpose à la structure de l’OTAN. Tout cela dans une intense collusion et lutte avec leurs concurrents impérialistes.

Le débat sur l’OTAN entre les États-Unis et leurs “alliés” ainsi que celui sur la force de défense commune de l’UE se déroulent dans ce cadre. En cela, le Brexit est un coup dur pour les revendications de la France et de l’Allemagne. La demande d’Obama, puis de Trump, selon laquelle ses “partenaires” doivent augmenter les dépenses de défense, vise à donner une impulsion à l’économie yankee grâce aux achats militaires de ses “partenaires”.

Agissant avec arrogance et attitude impériale, les impérialistes yankees, avec leur politique l'”Amérique d’abord”, ont déclenché la prétendue “guerre commerciale” par laquelle – sous la menace de “l’augmentation des droits de douane” sur les importations – ils cherchent à imposer plus de réglementations favorables à leur capital financier en Europe, au Japon, etc., et cherchent, dans le cas de la Chine, à ouvrir progressivement ses réserves à la domination la plus profonde et la plus étendue de l’économie du pays. Tout cela sous le signe de la “libéralisation” de l’économie chinoise pour suivre les moules occidentaux du capitalisme, qui est motivée par sa tendance à adopter des formes bourgeoises au profit de la faction bureaucratique fasciste.

Les sanctions économiques appliquées à l’Iran, à la Russie, à la Corée du Nord et au Venezuela non seulement ruinent l’économie de ces pays, mais affectent également le commerce, l’industrie et les finances de leurs rivaux impérialistes. Ils ne peuvent rien faire contre l’hégémonie du capital financier yankee, qui se traduit par la prédominance du système financier des États-Unis, où New York est le principal centre bancaire et financier du monde, suivi de Londres, qui se traduit par la domination du dollar en tant que monnaie mondiale. Les sanctions économiques imposées par les impérialistes yankees expriment l’hégémonie du capital financier yankee au-dessus du reste, soutenues par son énorme appareil diplomatique et militaire de portée mondiale.

Les social-impérialistes chinois qui ont développé la restauration capitaliste associée à l’impérialisme yankee en paient le prix et sont les principaux débitaires du département du Trésor. Soumis de manière humiliante aux impérialistes yankees, ils ont été forcés d’adopter une nouvelle loi sur les investissements étrangers ouvrant à une plus grande intrusion et un plus grand champ d’action. Les États-Unis travaillent dur pour diviser l’UE et s’imposer sur l’Allemagne, notamment sur le fait que le principal impérialiste d’Europe occidentale puisse ou non acheter du gaz aux impérialistes russes.

Les impérialistes yankees intensifient leurs tentatives pour briser l’épine dorsale de l’impérialisme russe en contestant leurs domaines, provoquant des guerres civiles comme ils l’ont fait en Ukraine et en Syrie. Et ils cherchent à déstabiliser les anciennes républiques asiatiques de l’ex-URSS.

L’impérialisme yankee, en sa qualité de seule superpuissance hégémonique et de gendarme du monde, déchaîne, en collusion et en conflit avec les autres puissances impérialistes, sa guerre d’agression et de pillage contre les nations opprimées, aiguisant et accentuant la contradiction principale et alimentant la révolution dans les nations du tiers monde, qui se lèvent dans des luttes armées ardentes et des Guerres Populaires.

L’agression actuelle contre le Venezuela cherche à imposer un gouvernement fantoche en remplacement de l’actuel gouvernement de Maduro, ce qui changerait le statut semi-colonial du pays en colonial, en exerçant un monopole économique exclusif sur l’économie du pays. L’impérialisme yankee le fait, élevant sans vergogne sa “doctrine de Monroe”. En cela s’exprime en premier lieu la principale tendance historique, c’est-à-dire la contradiction entre les nations opprimées d’une part et les superpuissances et les puissances impérialistes de l’autre. Cela contribue à impulser la lutte anti-impérialiste sur le continent contre les Yankees.

Au Venezuela, la contradiction entre nation opprimée et impérialisme est devenue la principale. La domination de l’Amérique latine est la base stratégique de son hégémonie mondiale. L’agression impérialiste se produit au milieu d’une collusion et d’une lutte avec ses rivaux impérialistes (troisième contradiction, secondaire dans la situation actuelle du pays). Les concurrents impérialistes changent d’avis et se mettent en défense de leurs intérêts déjà établis et de leurs attentes futures. La Russie cherche à garantir ses investissements et à tirer parti de la situation pour apparaître en tant que défenseur du régime de Maduro et être considérée comme un intermédiaire pour une éventuelle “solution” négociée, qui devra être en échange d’un relâchement des sanctions à la Yankee ou pour le transfert des sanctions en Ukraine, etc. La Chine, sans soutien diplomatique, maintient ses attentes. L’Allemagne, l’Espagne et d’autres pays impérialistes de l’UE, qui ont à contrecoeur adhéré à la “reconnaissance” de la marionnette Guaidó, prennent leurs distances avec une invasion militaire.

Pour le peuple de la nation vénézuélienne, cela correspond à résister et à rejeter la capitulation sous prétexte d’un “accord négocié”. Nous pouvons comprendre les limitations de classe présentes objectivement dans la lutte contre l’agression impérialiste, mais nous devons lutter contre la capitulation et la trahison.

Les nations opprimées sont la base de la révolution mondiale

Les masses les plus profondes et les plus larges se battent tous les jours, car c’est leur seul moyen de sortir de cet enfer, qui est au même moment le paradis sur terre pour la bourgeoisie et ses grands laquais bourgeois et propriétaires terriens des nations opprimées.

Nous le voyons partout dans le monde, tant dans les pays opprimés que dans les pays impérialistes. Mais les nations opprimées sont à la base de la révolution mondiale en raison du poids des masses et de l’apparition des plus grandes tempêtes révolutionnaires là bas, car leurs conditions de vie ne correspondent pas à l’état actuel du développement de la civilisation et des forces productives du travail social mondial.

Il est nécessaire de mieux comprendre le rôle qu’elles jouent et de ne pas avancer qu’il y aurait des révolutions démocratiques arriérées, et que les plus avancées seraient les révolutions socialistes. En réalité, dans les pays opprimés, des révolutions démocratiques d’un nouveau type se dessinent. Ce sont des révolutions dirigées par le prolétariat à travers ses partis communistes avec la guerre populaire, identiques aux révolutions socialistes et culturelles que nous devons faire jusqu’à ce que nous entrions tous dans le communisme.

Il faut tenir compte du fait que le tiers monde est composé des nations opprimées d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et même d’Europe. Dans tous ces pays, la lutte de la paysannerie pour la terre et contre la dépossession qu’elle a subie afin de développer de grands projets miniers ou agro-extractifs, afin de réimposer le capitalisme bureaucratique à la campagne, a été réactivée, constituant le base nécessaire que les maoïstes doivent élever vers la lutte politique pour le pouvoir, en les intégrant à la tâche de la lutte pour la constitution ou la reconstitution des partis communistes qui dirigent la construction d’une armée d’un type nouveau et le front de toutes les classes révolutionnaires initier des guerres populaires et développer plus avant les guerres populaires en cours.

Dans les Balkans, les mobilisations de masse sont en augmentation. Au Moyen-Orient, l’impérialisme yankee a tenté de balkaniser la région entière – comme il le faisait auparavant en Irak – depuis la Syrie, mais a subi un revers face à l’impérialisme russe. De la Turquie à l’Afghanistan, les masses luttent à différents niveaux de lutte armée. Nous avons là la guerre populaire en Turquie et les guerres de libération nationale en Irak ou en Afghanistan contre les impérialistes et leurs laquais, qui mènent leurs guerres d’agression contre ces nations opprimées, où la paysannerie constitue la principale masse de ces luttes.

La rébellion contre le géniteur de la chien de garde génocidaire sionniste des Yankees en Palestine s’enflamme. Au Yémen, la marionnette Yankee al Saud pensait gagner un jeu facile, mais il n’existe plus qu’un camp de la mort géant où les masses meurent pour les intérêts impérialistes.

En Algérie et dans toute l’Afrique du Nord, les peuples luttent, mais le manque de leadership prolétarien est perceptible, c’est pourquoi cette lutte permet aux factions des grands bourgeois et des propriétaires terriens à régler leurs différends. En Libye, le peuple doit faire face aux conséquences de la guerre de l’OTAN.

Coup par coup contre l’occupation militaire, le peuple malien s’oppose aux agresseurs étrangers. Les impérialistes français, allemands, etc. agissent également dans la collusion et luttent pour faire valoir leurs intérêts tout en poursuivant le génocide des masses de migrants à travers la Méditerranée. La guerre civile se poursuit en Somalie, au Congo et dans de nombreux autres pays. Les Yankees, avec leur commandement africain, n’y ont jamais établi leur “ordre” et la collusion et la lutte avec l’impérialisme français se poursuivent.

Sur tout le continent, les masses mènent une lutte armée, bien que sous des bannières réactionnaires. Le Parti communiste est nécessaire pour donner une nouvelle direction à la lutte, d’où l’importance de la nouvelle organisation internationale des maoïstes.

En Ukraine, une guerre est menée dans laquelle l’imperialisme yankee s’immisce dans une zone considérée comme stratégique pour l’impérialisme russe, en fermant le siège contre eux. Les masses de ce pays sont massacrées par une guerre entre ces impérialistes. Les masses des soi-disant républiques populaires de l’est de l’Ukraine manifestent également leur haine contre la faillite du révisionnisme en Union soviétique et soulèvent la bannière et les images du grand Lénine et du camarade Staline.

Dans la Chine social-impérialiste, la lutte du prolétariat et des masses paysannes est réactivée pour défendre les quelques droits qui restent de la période du socialisme. Ils montrent des signes de reconversion du président Mao et de reconstitution de son parti afin de faire de la contre-restauration par le biais de la guerre populaire.

Révolution et contre-révolution dans les pays impérialistes occidentaux

Dans tous les pays impérialistes occidentaux, à la suite du processus de réactionnarisation de l’État bourgeois, la démocratie parlementaire est en crise, comme il a été montré, la participation électorale a atteint un niveau critique. La “réponse” est l’émergence des soi-disant “partis populistes”.

Les soi-disant “partis populistes” sont présentés comme une alternative, comme quelque chose de nouveau, mais ils ne peuvent être qu’au service de la dictature bourgeoise, dans l’attente de l’évolution de la situation révolutionnaire dans le pays, pour résoudre leur situation ambivalente et avec le soutien des représentants les plus en vue de l’oligarchie financière et des forces armées et autres appareils répressifs de l’État, pour appliquer le fascisme ouvert.

A travers ces “partis populistes”, le fait est exprimé que les oppresseurs ne peuvent pas continuer à gouverner comme avant, car la base politique de l’Etat est brisée. Pour le moment, ils empêchent les institutions parlementaires de fonctionner comme avant. Ceci est visible dans divers pays, tels que la Suède et l’Allemagne, où pendant longtemps après les élections les partis n’ont pas été en mesure de former un gouvernement, ou au Royaume-Uni, où le soi-disant Brexit met le Parlement hors de contrôle .

Les masses ne sont pas stupides, elles le réalisent et ne seront pas dupées encore et encore. Même au Canada, Trudeau, «libéral, moderne et progressiste», s’est révélé être corrompu.

Il ne faut pas oublier que l’Etat bourgeois est en train de faire face au danger d’affronter la révolution, l’obligeant à prendre davantage de mesures pour restreindre et étouffer les luttes. Ce n’est pas que les libéraux fassent un bond en avant vers le fascisme, mais que des lois restrictives préparent le terrain.

La nouvelle grande vague de la révolution prolétarienne mondiale gagne chaque jour plus de force

En France, les milliers de gilets jaunes sont dans les rues et se battent depuis plusieurs mois, chaque semaine, pour lutter contre l’impérialisme français. Partout dans le pays, de Paris à Marseille et dans des dizaines de petites ou de grandes villes, les masses se lèvent non seulement pour lutter contre des mesures d’exploitation accrues, mais également contre le système lui-même.

Ils le font malgré tous les efforts de l’État français, qu’il s’agisse des carottes comme les primes de Macron ou de bâtons comme la violence policière. Et au milieu de cette lutte acharnée, la bannière rouge avec la faucille et le marteau flotte. Cela démontre la nécessité de développer la lutte revendicative en termes de pouvoir. C’est un principe politique de travail de masse d’une grande importance pour la reconstitution du Parti communiste et la préparation de l’initiation de la guerre populaire.

La lutte revendicative est nécessaire, mais nous devons l’appliquer de manière communiste – avec des politiques opposées à l’opportunisme et au révisionnisme, en appliquant une ligne de classe et en l’élevant par des actions. Développons la lutte revendicative au service du pouvoir!

Le mouvement de libération nationale irlandais porte de nouveaux coups contre les impérialistes anglais, relançant la lutte armée du peuple irlandais qui n’a jamais disparu. Dans l’État espagnol, la lutte pour l’autodétermination gagne du terrain, comme au Pays Basque ou en Catalogne.

Les Guerres Populaires dans le monde sont un flambeau lumineux qui éclaire les luttes armées qui libéreront les masses

A nouveau dans le tiers monde, nous voyons les guerres populaires dans le monde, en Inde, au Pérou, aux Philippines et en Turquie comme un flambeau éclairant les luttes armées que les masses mènent déjà contre l’impérialisme dans divers endroits. Dans ces guerres populaires, sous la direction du prolétariat et de son parti, la paysannerie est la force principale. Pour mettre fin aux trois montagnes qui oppriment le peuple et les nations (semi-féodalité, capitalisme bureaucratique et impérialisme) et faire la révolution démocratique à travers la guerre populaire, il est nécessaire d’élever les paysans en rébellion armée pour conquérir le nouveau pouvoir par la voie d’entourer les villes par les campagnes, en appliquant une guerre populaire unifiée, la campagne étant la scène principale et les villes le complément nécessaire. Avec les guerres populaires déjà en cours et auxquelles se joindront celles à venir, nous allons passer à la guerre populaire mondiale, avec laquelle nous allons balayer l’impérialisme et la réaction mondiale de la face de la Terre.

L’héroïsme des communistes, des combattants et des masses qui ont donné leur vie dans cette guerre populaire confrontée à la guerre contre-révolutionnaire génocidaire est un exemple pour tous les communistes. Il faut les soutenir de toutes les manières possibles, ce qui correspond à déclencher la guerre populaire dans notre propre pays.

En bref: toutes les contradictions fondamentales dans le monde s’intensifient, la révolution est la principale tendance – historique et politique – et les masses exigent d’organiser leur rébellion. La nouvelle grande vague de la révolution mondiale prolétarienne, qui se développe au stade de l’offensive stratégique, gagne de plus en plus de force.

Les nations opprimées démontrent qu’elles sont à la base de la révolution mondiale et au centre de la tempête révolutionnaire, en raison du poids des masses où la force principale est constituée par le paysan avec sa revendication séculaire: “La terre à ceux qui la cultivent”

La lutte paysanne s’intensifie au Pérou, aux Philippines, au Brésil, au Mexique, au Chili, en Colombie, en Équateur, au Paraguay, dans les pays asiatiques et en Afrique.

La contradiction entre les nations opprimées, d’une part, et l’impérialisme, de l’autre, est la principale. Elle est aggravée, d’une part, par les guerres d’agression, d’autre part, par la résistance nationale armée des masses, en particulier par la guerre populaire au Pérou, en Inde, aux Philippines et en Turquie.

Les conditions objectives pour une avancée audacieuse, un grand saut, sont à portée de main. Ce qui est requis, c’est que les communistes s’acquittent de la tâche stratégique de reconstitution du Parti communiste et fassent un pas en avant dans la réunification des communistes au niveau mondial.

Célébrer le centenaire de la fondation de l’Internationale communiste signifie se battre sans réserve pour une Conférence maoïste internationale unifiée des maoïstes du monde et une nouvelle organisation internationale du prolétariat

En 1919, pendant la guerre civile, Lénine, au front des communistes du monde, fonda la IIIème Internationale communiste.

Marx et Engels ont fondé l’Association internationale des travailleurs. La IIeme Internationale a été dirigée par Engels dans les derniers jours de cette vie. La IIIeme Internationale, fondée par Lénine, a en fait été la seule Internationale communiste. Les autres s’arrêtaient à l’Europe.

L’Internationale Communiste a eu une vie complexe et difficile, subissant la perte de son créateur et la perte de dirigeants avec une splendeur ayant de grandes répercussions, leaders d’un type qui ne se produit pas à n’importe quel moment.

Lénine considérait l’Internationale comme une machine de guerre pour la révolution mondiale, un parti communiste mondial avec ses sections, constitué par les partis communistes de chacun des pays, un outil nécessaire à la lutte pour l’émancipation du prolétariat international et la libération des opprimés peuples et nations.

Sous la direction du camarade Staline, l’Internationale communiste a dû se développer dans des circonstances telles que le socialisme dans un seul pays, entouré par l’impérialisme, dans une dure lutte interne qui a duré jusqu’en 1937. En outre, il y avait l’émergence du fascisme et le travail sinistre de la social-démocratie, de cette internationale socialiste pourrie avec des partis communistes faibles et inexpérimentés, qui n’étaient pas capables d’oser prendre les armes, des partis avec des dirigeants opportunistes (Togliati, Thorez, etc.). ). L’action néfaste des trotskystes, des hommes de mots vides, qui ont eu le culot de créer un artifice, leur “Quatrième Internationale”.

L’Internationale a contribué à répandre le communisme dans le monde, à créer des partis de type nouveau, mais ils n’ont pas été en mesure d’assimiler l’expérience du parti bolchevique, car le problème était de savoir comment appliquer la révolution dans chaque pays. D’où la grandeur du président Mao Zedong contre les approches révisionnistes de Togliatti et Thorez sur le front, qui cherchaient à maintenir l’ordre et non à le renverser et à se concentrer uniquement sur la lutte contre le fascisme.

Il nous appartient de faire une évaluation de l’Internationale communiste, en particulier de son VII. Congrès, lié à la guerre mondiale et du rôle du camarade Staline. En 1943, l’Internationale fut dissoute et un Comité d’information fut créé.

D’autres initiatives, et en particulier l’expérience du RIM, ont contribué de manière positive à la lutte pour la réunification du Mouvement communiste international, mais aucune n’a été en mesure de jouer un rôle similaire à celui de l’Internationale communiste de Lénine et Staline. Les communistes du monde luttent pour surmonter cette situation.

Il y a des partis communistes qui mènent les guerres populaires, mais il est nécessaire que les communistes du reste du monde constituent ou reconstituent leurs partis communistes et engagent la guerre populaire le plus rapidement possible. Nous constatons des progrès dans la réalisation de cette tâche principalement en Amérique latine, en Europe et des développements positifs en Amérique du Nord et en Asie.

La vérité universelle du marxisme-léninisme-maoïsme, principalement du maoïsme, doit être appliquée de manière créative aux conditions concrètes de chaque pays, générant une pensée directrice de la révolution, établissant les lois spécifiques qui régissent la révolution dans le pays en question. Dans la période actuelle du processus de reconstitution des partis, certains se plaignent de “dogmatisme” et de “copie”, mais ils “oublient” qu’en tant que communistes, nous devons commencer par appliquer le marxisme et non le révisionnisme, et que c’est dans la pratique que nous apprenons les lois spécifiques de la révolution dans le pays où l’on opère.

Nous avons besoin de partis communistes qui sont des machines de guerre, des partis marxistes-léninistes-maoïstes militarisés qui, au milieu d’actions à caractère belligérant et de masse, traversent toutes les transformations et les changements qui leur permettent de mener la guerre populaire dans leur pays. Seuls les partis, qui sont la négation complète des partis légalistes et économistes révisionnistes, expriment la pleine unité de la théorie et de la pratique maoïstes. Seuls ces partis sont capables de mobiliser, de politiser, d’organiser et d’armer les masses qui développent déjà partout leur lutte de résistance spontanée et non organisée contre l’impérialiste.

Ceux qui ne le voient pas sont aveugles à la lutte des masses. Par conséquent, la tâche des communistes est de donner à cette lutte une forme organisée et un caractère conscient en prenant l’initiative en développant la lutte offensive pour le pouvoir de manière planifiée, permettant aux forces révolutionnaires de résister à la contre-offensive de l’ennemi. Par conséquent, les communistes doivent appeler les masses à: Combattre et résister!

Les communistes doivent aller de l’avant dans ce projet, en étant un modèle pour les masses. Oser lutter et oser vaincre ! C’est l’esprit que chaque communiste doit incarner, pour prendre d’assaut le ciel.

Le développement de la situation objective, les luttes des masses, les luttes armées et les avancées dans la constitution / reconstitution du parti communiste dans le monde et dans la lutte contre la dispersion au sein du Mouvement Communiste International, dans l’unification des maoïstes sur la base des principes, la lutte des deux lignes et dans la lutte des classes ainsi que dans les campagnes et les événements internationaux montre une avancée palpable dans l’union sous le maoïsme. Nous sommes donc en mesure de faire un pas de plus en avant dans la réunification du MCI au sein d’une nouvelle organisation internationale, sur la voie d’une nouvelle Internationale communiste.

L’appel à une conférence internationale maoïste unifiée est un cri de guerre audacieux pour surmonter la dispersion du Mouvement communiste international et l’unifier sur la base du marxisme-léninisme-maoïsme, principalement du maoïsme, de la lutte contre le révisionnisme et du service de la révolution prolétarienne. Bien sûr, cette tâche n’est pas aisée et le révisionnisme et l’opportunisme font tout ce qui est en leur pouvoir pour poser des problèmes, faire obstruction et saboter tout ce qu’ils peuvent; Mais les communistes sont là pour résoudre les problèmes, abattre les murs, déplacer les montagnes et écraser le révisionnisme et l’opportunisme.

Unissons-nous sous le maoïsme!

Avancez vers la Conférence maoïste internationale unifiée!

Vive l’invincibilité de la guerre populaire!

1er mai 2019

Signataires:

Parti Communiste d’Equateur – Soleil Rouge

Mouvement Populaire du Pérou (Comité de Réorganisation)

Parti Communiste du Brésil (Fraction Rouge)

Fraction Rouge du Parti Communiste du Chili

Organisation Maoïste pour la Reconstitution du Parti Communiste de Colombie

Noyau Révolutionnaire pour la Reconstitution du Parti Communiste du Mexique

Parti Communiste de Turquie/Marxiste-Léniniste*

Comité Drapeau Rouge, République Fédérale d’Allemagne

Parti Communiste Maoïste

Collectif Drapeau Rouge, Finlande

Comités pour la Fondation du Parti Communiste d’Autriche (Maoïste)

Servir le Peuple – Ligue Communiste, Norvège

Comité pour la Reconstitution du Parti Communiste des USA

* Le TKP/ML considère le terme Tiers-Monde comme un terme incorrect politiquement qui ne devrait être utilisé qu’entre guillemets

Le système impérialiste continue de traverser une crise profonde. Les tentatives actuelles des impérialistes et des réactionnaires de la traiter et de la vaincre sont infructueuses et elle va s’approfondir et s’étendre.

La crise, apparue dans le domaine de la finance, trouve sa cause dans la production et entraîne aujourd’hui une nouvelle récession. Les disputes et les contradictions mondiales inter-impérialistes deviennent plus nettes. Ces nouveaux conflits commencent comme une guerre commerciale, puis se transforment de plus en plus en contradictions géostratégiques politico-militaires, entraînant et amplifiant des guerres d’agression, d’occupation et de proxy dans des pays opprimés par l’impérialisme et renforçant la tendance à une nouvelle guerre mondiale directe entre les nations impérialistes pour la répartition du monde.

Approfondir et élargir la crise impérialiste signifie que les impérialistes et réactionnaires continuent de surcharger ce poids sur les épaules des prolétaires et des masses des peuples. Cela signifie un fossé croissant entre la richesse d’une poignée de pays impérialistes et la pauvreté des trois quarts de l’humanité dans les pays opprimés par l’impérialisme et, au sein de chaque pays, entre les classes dirigeantes et les prolétaires, les paysans et les masses exploitées. La contradiction devient plus nette entre les peuples opprimés et les nations impérialistes du monde, ainsi que la contradiction des capitalistes avec les prolétaires et les masses populaires des pays impérialistes.

Les politiques de l’impérialisme exacerbent et rendent l’impact du système de plus en plus désastreux en termes de catastrophes environnementales et naturelles.

Dans les pays impérialistes, la tendance au fascisme et à la dictature ouverte progresse.

Dans les pays opprimés par l’impérialisme, où les régimes au pouvoir ont toujours été réactionnaires et subordonnés aux puissances impérialistes, les illusions sur les gouvernements nationaux, populaires et anti-impérialistes s’effondrent et les dictatures à caractère ouvertement fasciste et militaire progressent

L’impérialisme est la misère, la réaction et la guerre. Le développement, la richesse, la démocratie et la paix, la sauvegarde de la santé et de l’environnement se révèlent de plus en plus incompatibles avec la règle du système impérialiste.

Contre ce système et sa crise, les prolétaires et les peuples se rebellent à la fois dans les pays impérialistes et dans les pays opprimés par l’impérialisme. Les conditions objectives de la lutte de classe, de la lutte de libération nationale, de la guerre populaire se précisent.

Sur le plan subjectif, le prolétariat et ses organisations marxistes-léninistes-maoïstes (MLM) sont encore en retard dans l’élaboration de stratégies, de tactiques et d’organisations et ne sont pas à la hauteur des défis posés par la situation objective à la fois dans les pays impérialistes et dans les pays. opprimé par l’impérialisme.

Les classes dirigeantes du monde entier ont de plus en plus recours au fascisme pour imposer leurs projets et leur puissance, ainsi que pour détourner le mécontentement croissant et la résistance des masses populaires.

Les rébellions des masses dans les pays opprimés par l’impérialisme sont menées par des secteurs toujours liés à l’une ou l’autre fraction de la grande, petite ou moyenne bourgeoisie, voire aux forces féodales ou à l’un ou l’autre impérialisme et ne pouvant trouver le chemin d’une véritable lutte révolutionnaire pour la nouvelle démocratie et le socialisme.

Dans les pays impérialistes, même si la lutte du peuple s’intensifie, comme en France, la démagogie fasciste-populiste progresse et les vagues d’immigration, provoquées par l’impérialisme, sont utilisées pour détourner la colère des masses non vers la domination des forces bourgeoises en place, mais envers les migrants, provoquant une guerre entre les pauvres.

Dans cette situation nationale et mondiale, la tâche des forces communistes, révolutionnaires et progressistes dans le monde est énorme.

C’est affirmer la vérité irréfutable que la seule alternative à l’esclavage, à l’exploitation, à l’oppression, à la domination, à la misère, à la discrimination, aux dévastations, aux crises et aux guerres créés par le capitalisme dans le monde d’aujourd’hui est le socialisme et le communisme.

C’est développer et construire les partis de la classe ouvrière, les ancrer parmi les masses; mener une lutte acharnée dans les rangs des masses pour l’indépendance politique et idéologique du prolétariat, fondée sur le marxisme-léninisme-maoïsme; c’est construire des organisations de masse sous la direction de ces partis, capables de diriger et d’arracher les secteurs en difficulté des masses sous l’influence du fondamentalisme réactionnaire pan-islamiste, des forces fascistes et populistes ainsi que des vestiges des forces social-démocrates et réformistes; c’est lutter contre l’économisme, le légalisme, le chauvinisme impérialiste.

C’est organiser le prolétariat et la résistance des masses aux guerres réactionnaires internes et, lorsque la guerre impérialiste avance, faire des préparatifs sérieux et déterminés, la transformer en révolution; construire les forces militantes et combattantes des masses pour répondre à la répression étatique et lutter contre les groupes fascistes; diriger et ouvrir la voie à une véritable lutte révolutionnaire visant à renverser l’impérialisme, ses États, ses gouvernements et à établir le pouvoir prolétarien.

Cette bataille, à mener dans chaque pays, exige, dans le contexte international actuel, une vision internationale, des liens internationaux, une bataille commune au niveau international du prolétariat et des peuples opprimés.

Le prolétariat est une classe internationale. C’est la classe la plus révolutionnaire. Il ne peut se libérer qu’en remplissant sa mission d’émanciper l’humanité tout entière, une tâche mondiale à mener conduisant la révolution socialiste mondiale à la victoire, détruisant le système impérialiste et toute la réaction et progressant ainsi vers le communisme.

Cette année marque le 100e anniversaire de la Fondation de la Troisième Internationale Communiste, fondée par Lénine et dirigée par Staline.

C’était la forme la plus haute d’internationalisme prolétarien et d’organisation internationale du prolétariat en tant que classe mondiale.

Comme le soulignait Lénine:

“L’Internationale Communiste a commencé à donner effet au slogan fondamental de Marx, le slogan qui résume le développement séculaire du socialisme et du mouvement de la classe ouvrière, le slogan qui est exprimé dans le concept de la dictature du prolétariat.”

(La troisième internationale et sa place dans l’histoire 1919)

La grande épopée de sa fondation, de son développement et de son efficacité aux quatre coins du monde a représenté l’avancée la plus gigantesque pour le prolétariat et le mouvement communiste international. Cela a permis d’étendre la signification historique mondiale de la révolution d’Octobre et de construire de véritables partis communistes aux quatre coins du monde. Elle a traité et résolu tous les problèmes de tactique et de stratégie nécessaires à la victoire du prolétariat dans les pays impérialistes ainsi que dans les pays opprimés par l’impérialisme. Cela a permis aux prolétaires et aux peuples du monde de s’unir dans la bataille grandiose et historique pour vaincre la seconde guerre mondiale impérialiste et vaincre le fascisme-nazi. Elle fournissait l’héritage historique, théorique et politique sur lequel se fondait la lutte théorique, politique et organisationnelle contre l’émergence du révisionnisme développé dans le mouvement communiste international, même après sa dissolution, contre l’abandon de la dictature du prolétariat et du socialisme et le chemin de révolution pour la démolition violente de l’Etat bourgeois.

Mao Zedong a déclaré:

“Pendant toute son existence, elle a rendu les services les plus utiles pour aider chaque pays à organiser un parti ouvrier véritablement révolutionnaire, et a également énormément contribué à la grande cause de l’organisation de la guerre antifasciste.”

(Discours aux cadres du Parti communiste, 26 mai 1943).

Mao Zedong a également développé un résumé critique de ses erreurs et de ses faiblesses, ainsi que de la construction socialiste en URSS, jusqu’à la Grande Révolution culturelle prolétarienne, un pas en avant qui a inspiré la vague de rébellions gigantesque des années 70.

La prise en charge de tout cet héritage historique est aujourd’hui plus que jamais nécessaire pour un réel progrès du mouvement ouvrier international et du mouvement communiste MLM afin d’éliminer, par le biais de la lutte idéologique active et de la lutte de deux lignes, les influences du révisionnisme de droite – opportunisme qui mène à la capitulation et aussi, en tant qu’ennemi secondaire mais nuisible au but recherché, l’opportunisme “de gauche”, le dogmatisme et le révolutionnisme petit-bourgeois.

En ce 1er mai, les authentiques communistes MLM appellent à:

  • une unité fondée sur le marxisme-léninisme-maoïsme, sur le chemin de la guerre populaire pour le développement de la révolution prolétarienne mondiale. Une unité qui développera l’entraide et la coopération pour faire des pas en avant communs dans la construction de partis prolétariens capables de mener la lutte de classe à travers l’expérience directe des prolétaires et des peuples, vers le développement de nouvelles révolutions démocratique et socialistes.
  • une unité d’action dans les champs fondamentaux de la lutte de classe, tant dans les pays impérialistes que dans les pays opprimés par l’impérialisme: le soutien à la Guerre Populaire en Inde, aux Philippines et dans tous les pays, Pérou, Turquie, etc. Le chemin de la guerre populaire se développe à différents stades; la défense et la libération des prisonniers politiques et des prisonniers de guerre dans le monde; le développement du front antifasciste et anti-impérialiste; l’unité des organisations syndicales de classe; le développement de la lutte des femmes et des organisations révolutionnaires féministes prolétariennes…

C’est pour atteindre ces objectifs que nous avons besoin aujourd’hui de la Conférence conjointe internationale des partis et organisations MLM avec des réunions et des discussions sur le contenu et les sujets des tâches politiques et idéologiques.

En cette année du centenaire de la Troisième Internationale communiste, organisons cette année une réunion préparatoire en vue de la présente Conférence internationale !

LUTTONS CONTRE L’IMPERIALISME DANS TOUS LES COINS DU MONDE !

SOUTENONS LA LUTTE DE LIBÉRATION DES PEUPLES ET INTENSIFIONS LA LUTTE DE CLASSE DANS LES PAYS IMPÉRIALISTES !

ARRÊTONS LA MARCHE DES FORCES FASCISTES DANS TOUS LES DOMAINES !

LUTTONS CONTRE LA VOIE PARLEMENTAIRE RÉFORMISTE ET POPULISTE, SELON LES CONDITIONS SPÉCIFIQUES DE CHAQUE PAYS !

CONSTRUISONS DES PARTIS COMMUNISTES DANS LE FEU DE LA LUTTE DE CLASSE ET ETROITEMENT LIÉS AUX MASSES !

ÉTABLISSONS LA VOIE DE LA GUERRE POPULAIRE COMME VOIE DE LA RÉVOLUTION NOUVELLE DÉMOCRATIQUE ET DE LA RÉVOLUTION SOCIALISTE CONFORMÉMENT AUX CONDITIONS DE CHAQUE PAYS !

VIVE L’INTERNATIONALISME PROLETARIEN !

VIVE LE 100ème ANNIVERSAIRE DE LA TROISIEME INTERNATIONALE COMMUNISTE ET DE SES LEÇONS STRATEGIQUES ET TACTIQUES IMMORTELS!

VIVE MARXISME-LÉNINISME-MAOÏSME!

Signataires :

Comité pour la Construction du Parti Communiste Maoïste, Galice, État espagnol

Parti Communiste (maoïste) d’Afghanistan

Parti Communiste du Népal (Révolutionnaire Maoïste)

Parti Communiste de Turquie/Marxiste-Léniniste (Comité international)

Démocratie et lutte de classe, Etat britannique

Parti communiste maoïste – Italie

Parti Communiste Maoïste – Etat français

Parti Communiste Maoïste de Manipur

Ligue Révolutionnaire Maoïste – Sri Lanka

Nouveau Parti Communiste – Tunisie (en fondation)

Parti El Kahedin – Tunisie

Parti Communiste Révolutionnaire (PCR-RCP Canada)

Jeunesse Rouge – Allemagne

Union Ouvrière Communiste (MLM) – Colombie

La Voie des Travailleurs – Malaisie

Camarade Jorge Alberto Cruz Torres : Présent !

Nous partageons la peine de nos camarades du Mexique (Oaxaca), qui ont perdu l’un des leurs, le Camarade Jorge A. Torres. Le Camarade Jorge Cruz avait traduit de nombreux textes du Parti Communiste maoïste pour nos camarades du Mexique. Nous partageons la traduction de leur appel ci-dessous.

Camarade Jorge Cruz, Présent !

Le prolétariat et les masses populaires de notre pays subissent une nouvelle perte dans nos rangs avec le décès du camarade Jorge Alberto Cruz Torres, qui s’est distingué par son travail infatigable en tant que professeur et éducateur au service de la classe ouvrière.

Pendant qu’il travaillait pour notre organisation démocratique, Torres a fait preuve d’honnêteté et d’humilité en partageant ses connaissances au plus profond des masses, que ce soit lors de conférences, dans les chaires d’université ou les magasins, lors des réunions réunions dans des huttes en roseaux et feuilles de palmier, des tentes aux salles de classe en plein air dans les communautés rurales et urbaines.

Esprit toujours attentionné, Torres s’est associé à la lutte pour la défense de la terre, en participant notamment au Campamentos en Defensa de la Tierra y el Territorio, une organisation démocratique de paysans de Tehuantepec, partageant ses connaissances avec les agriculteurs et les pêcheurs pauvres, et s’entourant ainsi des riches expériences de la communauté en difficulté. Jorge Alberto a affirmé que c’était ainsi qu’on formait une nouvelle culture dirigée par les opprimés et il a appris/développé la ligne de masse, consistant à porter la politique des masses vers les masses.

Dans son travail, il a promu le maoïsme en tant que troisième et plus haut stade du marxisme, en le mettant en pratique et en le prêchant à ses étudiants de troisième cycle en défense inébranlable de l’idéologie du prolétariat contre les libéraux et les révisionnistes qui tentent de faire des universités publiques un sillon pour le droitisme.

En tant qu’intellectuel au service des travailleurs, il a visité des communautés de pêcheurs en bord de mer, des communautés agraires dans les collines, les montagnes et la jungle, ainsi que dans différentes colonies et agglomérations illégales où les masses pauvres de la ville se battaient pour le droit au logement tout en revendiquant la lutte pour le droit au pouvoir.

Il a participé activement à la lutte contre la «réforme de l’éducation» mal nommée. Il était aussi un internationaliste solidaire des luttes prolétariennes à travers le monde, particulièrement attiré par les «Gilets Jaunes» en France, en particulier avec le Parti communiste maoïste (PCM), pour lequel il ressentait une affinité particulière due à ses connaissances de langue. Il prêtait ses services en tant que traducteur en espagnol pour le PCM, dont les travaux ont été publiés dans nos médias.

Depuis ses débuts dans le mouvement, le camarade Jorge Alberto était un étudiant passionné de la révolution démocratique en Corée, admirant la vie et les œuvres de Kim Il Sung, mais aussi un critique acharné du droitisme du Parti du Travail de Corée dans la République populaire démocratique de Corée. Ce parti, avec la montée du révisionnisme au pouvoir, a permis de restaurer le capitalisme sous une terminologie «révolutionnaire» et des thèses étrangères au marxisme-léninisme-maoïsme ou, pour reprendre les mots de nos camarades “Ils n’ont servi qu’à légitimer l’illégitimité et à déshonorer le peuple coréen et le processus héroïque de la révolution prolétarienne qui doit renaître avec des caractéristiques socialistes.”

Il a toujours porté le prolétariat international dans son cœur et dans son esprit; la plus haute valeur de l’humanité, la lutte pour établir le pouvoir prolétarien, la rupture du statu quo et de ses paradigmes: la révolution prolétarienne mondiale.

La dernière action importante de notre cher camarade a eu lieu lors de la première phase de notre Journée de la justice et des droits des peuples, en mars dernier, où lui et un groupe d’intellectuels ont fait une présentation devant des centaines de villageois, pêcheurs, autochtones, travailleurs, jeunes pauvres et femmes de la ville, prenant la parole à l’occasion du centenaire de la fondation de l’Internationale communiste et du centenaire de la constitution du Parti communiste du Mexique.

Il est toujours valable et absolument nécessaire d’honorer tous les camarades tombés au combat, des personnes tombées sous les balles de nos ennemis de classe à celles qui sont décédées de causes naturelles, en rêvant objectivement à l’avenir radieux de notre classe et des nations opprimées, tout comme notre camarade Jorge Alberto Cruz Torres.

Nous maintenons les enseignements du président Mao Zedong: “Mourir pour le peuple est plus lourd que le mont Tai, mais travailler pour les fascistes et mourir pour les exploiteurs et les oppresseurs est plus léger qu’une plume.” Notre camarade est mort en défendant le peuple, sa mort pèse donc plus lourd que la plus haute montagne de ce pays.

Le camarade Jorge Cruz vit dans la lutte!

Résolution du IVème Meeting des partis et organisations marxistes-léninistes-maoïstes en Europe

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

Déclaration de solidarité de classe avec le Parti Communiste maoïste (PCm) dans l’État français
IVème Meeting des partis et organisations marxistes-léninistes-maoïstes en Europe

Avançons dans les manifestations de masse déterminées dans l’Etat français!
Reconstruisons le Parti communiste au milieu des tempêtes de la lutte des classes!

“Le marxisme comporte de multiples principes, mais ils peuvent tous se ramener en dernière analyse à une seule phrase : on a raison de se révolter”
– Président Mao Zedong

Les longues manifestations brûlantes de la classe ouvrière et des masses dans l’État français témoignent remarquablement de ces paroles puissantes du président Mao Zedong. En tant qu’inspiration puissante des opprimés et des exploités de toute l’Europe, elles montrent avec force que la révolution est la tendance principale de l’époque actuelle et que les impérialistes sont de plus en plus obligés de réagir à cette tendance. La vieille Europe, et en particulier l’État français, l’une des plus anciennes nations bourgeoises et un des plus importants pays impérialistes, dans laquelle la bourgeoisie s’imaginait être dans une phase de stabilité intérieure relative, fait face à des conflits de classes à nouveau importants. Des luttes qui font clairement apparaître la crise profonde de l’impérialisme et qui intensifient encore plus cette crise. Les impérialistes montrent de plus en plus ouvertement leur faillite, leur pourriture, pendant que les masses poussent à la révolte et vont de l’avant de plus en plus significativement. Les crises évidentes de l’impérialisme français, l’un des plus importants impérialistes d’Europe occidentale et l’un des principaux exploiteurs des peuples et des nations d’Afrique, et les manifestations massives de plus en plus nombreuses contre lui, constituent un signal clair pour le mouvement révolutionnaire et anti-impérialiste dans le monde entier. C’est une étincelle, une éruption spontanée de colère justifiée et de haine contre l’exploitation et l’oppression. Cependant, cette étincelle peut déclencher un feu de forêt et ainsi renouveler et resserrer les rangs des révolutionnaires prolétariens dans l’État français contre l’impérialisme français opprimant en Afrique et saignant les peuples, les nations et les colonies. Très clairement, la révolte en France montre la nécessité de reprendre fermement le slogan “Mettre l’internationalisme prolétarien toujours au premier plan !” comme principe fondamental des communistes.

Les travailleuses et travailleurs, les jeunes, et une grande partie des masses populaires de l’État français se révoltent, ils luttent résolument contre les attaques grandissantes de la bourgeoisie française, qui veut mettre de plus en plus agressivement sa crise économique et politique sur les épaules des masses. Malgré toutes les tentatives d’intervention des réactionnaires, des laquais de la bourgeoisie, des révisionnistes et des opportunistes, on voit qu’ils ne peuvent pas calmer la révolte des masses sur le long terme, ni la conduire sur le mauvais chemin de la coopération de classe. Plus les forces communistes luttent énergiquement pour le leadership au milieu des luttes de masse, plus les révisionnistes sont sous pression, et ils sont obligés de s’exprimer de manière plus agressive et de faire preuve de rigueur.

Les manifestations de masse montrent en grand nombre un caractère très combatif, ce qui oblige l’impérialisme français à montrer ouvertement son visage réactionnaire et répressif. Des milliers de personnes ont été arrêtées lors des manifestations, des milliers d’autres ont été blessées et quelques-unes ont été assassinées. Ainsi, contrairement à ce que les réactionnaires attendaient, les manifestations se propagent et les masses manifestent une volonté encore plus forte, et montrent qu’elles sont prêtes à se battre. La détermination justifiée des masses n’est qu’une première réponse juste aux crimes de l’impérialisme!

Là où les masses sont guidées par le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme, la lutte pourra être avancée, confirmant ainsi la nécessité du développement de cette direction politique. Cela fait partie de la lutte nécessaire pour la reconstruction du Parti communiste dans l’État français, un parti avec une grande et glorieuse histoire, pour l’initiation et le développement de la guerre populaire dans un pays impérialiste*.
Au premier rang, celles et ceux qui assument aujourd’hui la tâche énorme de la reconstruction du Parti, les camarades du Parti Communiste maoïste (PCm) au sein de l’État français, se tiennent au milieu de manifestations massives. Nous exprimons notre grande confiance dans les étapes qu’ils ont franchies dans cette lutte jusqu’aujourd’hui et à l’avenir! Chaque jour, ils prouvent qu’ils servent le peuple du fond du cœur, guidés par l’idéologie prolétarienne, le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme, résistant à la répression et mettant tout en œuvre pour rendre le glorieux Parti communiste aux mains du prolétariat ! Nos camarades de l’Etat français développent un travail important au service de la révolution prolétarienne, tiennent haut l’internationalisme prolétarien en solidarité avec les peuples et les nations opprimées par l’impérialisme français et apportent donc une contribution importante à la lutte internationale des peuples et des nations contre l’impérialisme !

Nous confirmons notre solidarité avec nos camarades en lutte dans l’État français! Nous considérons que notre devoir internationaliste prolétarien est de serrer les rangs dans la lutte commune contre l’impérialisme! En tant que communistes, nous considérons qu’il est de notre devoir de propager leur importante lutte pour la reconstruction du Parti Communiste, de défendre leurs avancées et de tirer des leçons de leur exemple de reconstruction au milieu de grandes manifestations de masse au cœur d’un pays impérialiste! Nous confirmons notre intention commune de réaliser des actions de solidarité de classe, d’internationalisme prolétarien, avec le prolétariat de l’État français et son avant-garde luttant pour la reconstruction et la propagation de l’étincelle dans nos pays respectifs.

Avançons dans la reconstruction du Parti Communiste maoïste dans l’État français!
Solidarité avec les masses en lutte en France! Mort à l’impérialisme!
Vive l’internationalisme prolétarien!

Mars 2019

Signatures:
Collectif Drapeau Rouge – Finlande
Parti Communiste maoïste – (Etat français)
Tjen Folket – Ligue des Communistes – Norvège
Comités pour la Fondation du Parti Communiste (maoïste) – Autriche
Comité Drapeau Rouge – Allemagne
Mouvement Populaire du Pérou (Comité de réorganisation) – Pérou
Parti Communiste du Brésil (Fraction Rouge) – Brésil
*Le Parti Communiste de Turquie / Marxiste-Léniniste (TKP/ML) soutient la déclaration en déclarant qu’il ne partage pas le concept de validité universelle de la guerre populaire.