Avec les masses partout et toujours ! Samedi journée de lutte partout dans le pays !

 

Le 1er décembre, le mouvement des Gilets Jaunes a franchi un palier avec une confrontation de plus en plus forte avec l’Etat bourgeois et sa police. Toute la semaine, le mouvement des jeunes a alimenté la mobilisation, avec des centaines d’arrestations dont l’infâme humiliation violente de lycéens mis à genoux par les flics à Mantes-le-Jolie. Ce samedi, une journée de lutte nationale est annoncée.

D’un mouvement cyber, on est passé à un large mouvement de masse constituant une force réelle. Alors que beaucoup de militants syndicalistes et politiques professionnels se désolaient de la « passivité » des masses, la vérité éclate : les masses se révoltent ! Ces professionnels, rentiers du syndicalisme et/ou de la politique, ces défaitistes professionnels, chargés de canaliser les luttes, ont d’abord été jaloux de cette mobilisation. Ensuite, ils ont tenté de faire croire que le mouvement des gilets jaunes était dirigé par l’extrême droite. Enfin, ils se rappliquent et cherchent à en tirer les bénéfices sans la moindre honte. Pour preuve, syndicats et partis politiques sont prêts à aller discuter avec le premier ministre, alors qu’ils n’ont rien fait pour mobiliser.

Les masses ne sont pas dupes et s’en souviendront. Mais ce qui est le plus important, c’est qu’on assiste à la fin de cette idée qu’il est impossible de bouger, qu’on ne peut rien faire. Maintenant, les spectateurs, les partisans de la théorie du complot, espérant l’échec de toute initiative pour justifier leur lâcheté, se cachent.

De larges masses prennent part à la lutte, des gens qui apprennent en quelques semaines ce qu’il a fallu des années pour synthétiser. Qu’il faut oser lutter pour pouvoir vaincre, qu’il faut combattre la répression de l’Etat par tous les moyens si l’on veut gagner. Elles expérimentent et renouent avec différentes formes de lutte et s’aguerrissent en surmontant leurs erreurs. Quelles que soient leurs revendications, les masses savent que c’est en bloquant l’économie qu’elles auront une chance d’être entendues. Les masses se sont dès le départ attaquées à ce qui les opprime le plus directement et ont par exemple généralisé la destruction des radars, les blocages de centre commerciaux ou les attaques des centres publics.

Aujourd’hui, d’autres ennemis se dévoilent à leurs yeux. C’est le cas des flics et des juges, qui empêchent de manifester, tabassent et répriment à tour de bras.
C’est le cas des patrons qui appellent les flics pour faire débloquer leurs entreprises, dépôts ou les routes.

D’un autre côté, les réformistes et les politiciens demandent le départ de l’un ou l’autre ministre, voire du président pour les plus « radicaux ». Certains réclament des élections et cherchent à prendre les places de leurs anciens amis alors que c’est de système économique qu’il faut changer pour qu’enfin les richesses aillent aux travailleurs et travailleuses qui les produisent.

Le système vacille. Seulement, pour vaincre, pour balayer ce système, il nous faut une organisation forte, cohérente et lucide : le parti communiste !

Même si notre implication dans le mouvement est totale, nous savons aussi que cette bataille contre la bourgeoisie n’est qu’une partie de la guerre contre le capitalisme, qu’il y aura bien d’autres batailles à mener. Nous renforcer dans cette lutte, qui forge notre Parti, c’est renforcer le camp de la révolution pour pouvoir enfin gagner !

Si tu as compris qu’on ne peut pas vaincre pacifiquement
Si tu veux relever durablement la tête,
Si tu veux vraiment changer les choses,
Rejoins-nous !