8 mars : Pour un féminisme prolétarien révolutionnaire !

feminisme prolétarien révolutionaire

Nous les femmes dans le monde actuel nous sommes encore harcelées sexuellement (dans la rue et au travail)  ; violées, battues et violentées par nos conjoints, par nos proches par nos patrons ; parfois sans oser déclarer nos violeurs puisque c’est forcément « notre faute » ; notre corps est réduit à l’état de marchandise ; nous connaissons le travail non rémunéré , le travail domestique ; pour un travail égal, nos salaires ne le sont pas. Le patriarcat est né avec la société de classe, celui-ci opprime aussi bien dans les pays semi-coloniaux semi-féodaux avec les traditions féodales que dans les pays impérialistes modernes avec l’exploitation capitaliste et la transformation du corps en marchandise.

D’Inde en Turquie, d’Allemagne en Italie, et à travers tous les pays, les femmes du monde entier défilent dans les rues pour le 8 mars. Mais toutes ne le font pas pour les mêmes raisons. Beaucoup mettent en avant la question de l’égalité, ce qui est juste dans le fond. Mais beaucoup d’organisations de femmes, d’associations et d’organisations et de partis politiques en restent là. Pour nous, la question du féminisme ne peut se détacher de la lutte de classe, puisque se sont les femmes des classes opprimées qui subissent la double exploitation et qui payent la facture lourdement. Ce sont elles qui militent individuellement et collectivement, en silence et à haute voix en risquant leur vie pour leur combat et pour leurs rêves d’émancipation.

Les intérêts des femmes ne sont pas unis. Il est clair que les intérêts de la ministre du Travail El Khomri et ceux des travailleuses sont diamétralement opposés. Il est impossible de se retrouver dans les mêmes combats, dans les mêmes luttes. L’une détruit les conditions de vie des autres. Il en va de même pour les patronnes, l’une s’enrichit sur le dos des autres. Il y a des intérêts inconciliables.

Les travailleuses, les ouvrières, les prolétaires ont en revanche toutes des intérêts communs. D’une part contre l’oppression capitaliste, qui fait que comme tous les autres prolétaires notre force de travail (très mal rémunérée ou non rémunérée) est exploitée pour créer la plus-value qui enrichit les patrons, les banques, les actionnaires, en bref le Capital, et d’autre part contre l’oppression patriarcale, qui fait qu’en tant que femmes, nous n’avons pas la même place dans la société que les hommes.

Cette double oppression fait que nous avons une raison supplémentaire d’être révolutionnaires, main dans la main avec les hommes de notre classe puisqu’il n’y a pas d’émancipation de société sans émancipation des femmes et pas d’émancipation des femmes sans émancipation de la société !

Faire la liste de tout ce que nous subissons au quotidien serait trop long. Mais nous devons prendre conscience que nous sommes doublement exploitées, manipulées par l’idéologie de système capitaliste réactionnaire et patriarcal et sa propagande qui nous drogue.

Nous devons prendre conscience de notre situation, de notre force, de notre pouvoir, de nos capacités afin de les organiser et les mettre au service de la révolution. Ce n’est que par ce biais là que nous pourrons sortir de nos conditions d’esclaves modernes.

Nous devons assumer pleinement notre rôle dans la construction du Parti Communiste de type nouveau, le Parti Communiste maoïste, afin qu’il devienne notre outil pour notre libération au travers de la révolution. Nous mènerons la lutte jusqu’au bout, aux côtés des opprimés et exploités du monde entier.

Dans de nombreux pays, les femmes reprennent leurs affaires en main, comme en Inde où elles constituent près de la moitié des forces de guérilla qui mènent la Guerre Populaire ; en Italie, où grâce au Mouvement Féministe Prolétarien Révolutionnaire, une 2ème grève des femmes est en train de se développer ; au Canada où le Front Féministe Prolétarien Révolutionnaire s’étend dans le pays ; en Allemagne et en Autriche où autour des Comités des Femmes Rouges se regroupent les féministes prolétariennes révolutionnaires ; etc., etc.

A nous de prendre notre place dans le mouvement révolutionnaire !

Nous ne voulons pas aménager le système, nous voulons le détruire pour en construire un nouveau !

A bas le capitalisme et le patriarcat !
Vive l’unité des travailleuses et ouvrières !
Vive le féminisme prolétarien révolutionnaire !

 

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