Pas de débat avec les assassins du peuple !

Aujourd’hui, Macron a lancé sa « tournée des maires » en vue du « Grand débat » en allant à Grand Bourgtheroulde en Normandie. La ville a été quadrillée, des équipes de haute sécurié déployées et un état quasi-militaire imposé afin de garantir que la visite présidentielle « se passe bien ». C’est un exemple de la différence qui existe entre les masses partout où l’on se révolte, où l’on est injustement contrôlé, interpellé, arrêté, emprisonné, blessé, tué, et les dirigeants bourgeois, pour qui on met à l’arrêt et au pas militaire un village entier. Il est évident qu’on ne peut pas discuter avec ceux qui nous tirent dessus.

Pourtant, Macron et son gouvernement continuent leur enfumage avec leur « Grand débat ». Ce n’est rien de moins qu’une escroquerie de plus de leur part, nous faisant croire que la solution se trouverait dans le dialogue et la concertation.

Évidemment, ce sont eux qui fixent les règles et qui nous disent ce qu’on a le droit de dire ou pas. Le « Grand débat », censé apporter des solutions à nos problèmes ne va servir qu’à diviser le mouvement en l’orientant sur de fausses solutions, et ils essaieront alors de nous faire croire à une victoire de leur « démocratie » sur les « casseurs ».

Mais tout cela sert avant tout à cacher la vraie nature du système. La loi fondamentale du capitalisme, c’est que la bourgeoisie fasse le plus de profit dans un minimum de temps. Et ce profit, il vient de notre exploitation: travailleuses et travailleurs. Car la vérité, c’est que nous produisons toutes les richesses de ce système mais que ce sont les bourgeois qui ont la plus grosse part du gâteau. Nous n’avons que les miettes. Et Macron et son gouvernement sont là pour s’assurer que rien ne change dans l’ordre des choses. Pour cela ils sont prêts à tout.

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Sur le centenaire de la naissance du KPD

Entre le 30 Décembre 1918 et le 1er Janvier 1919, un congrès se tient à Berlin. Ce congrès va jeter les bases de la création du futur Parti Communiste d’Allemagne, plus connu sous abrégé KPD. ( Kommunistische Partei Deutschlands) L’histoire du KPD est d’une grande importance pour les communistes en Europe et elle l’est d’autant plus pour les forces qui œuvrent aujourd’hui à la reconstitution d’un authentique Parti Communiste en Allemagne. Sa courte période d’existence, de sa création en 1919 à son interdiction en 1933 (Puis de 1933 à 1945 dans sa lutte en totale clandestinité contre le nazisme) va profondément marquer la structuration du mouvement communiste en Allemagne, ses forces mais également ses faiblesses.

Pour nous marxistes-léninistes-maoïstes, il est important de tirer un bilan de l’activité du KPD durant ces années, d’en tirer des leçons pour notre pratique aujourd’hui. Il ne faut pas oublier que le KPD était considéré à juste titre comme le Parti le plus avancée de son époque en Europe, ce qui explique entre autre pourquoi au moment de l’arrivée au pouvoir du nazisme, une terrible répression va s’abattre sur lui et chercher à le faire disparaître par la force. Célébrer le centenaire de la naissance du KPD, c’est donc se souvenir de la lutte pour le socialisme, de la lutte antifasciste mené durant cette période et des martyrs tombés, soit sous les balles ou les coups des SA, ou les balles et les coups des sociaux-démocrates.

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Gilets Jaunes – La fin de l’impuissance

S’il est heureusement bien trop tôt pour faire le bilan d’un mouvement qui se poursuit et s’approfondit, nous savons déjà qu’il s’agit d’un tournant historique. En termes de combativité de masse, déjà. Cet aspect est le plus évident car il est au centre de tous les débats. L’allocution d’Edouard Philippe au soir du 7 janvier est à ce titre tout à fait révélatrice. Le premier ministre n’a pas dit un mot de la crise sociale, focalisant uniquement sur l’aspect répressif. Ministres, éditorialistes et responsables syndicaux ou politiques n’ont pas de mots assez durs : il s’agirait d’une « ultra-violence », de « terrorisme », et toute personne ne condamnant pas les révoltés est accusée de capituler devant l’horreur absolue. Les morts, les peines de prison tombant par centaines, les blessures innombrables, la violence policière se déployant partout sont à la hauteur de la terreur qui touche la classe dominante.

Car les bourgeois ont peur. Les Gilets Jaunes représentent un retour brutal et triomphant de la lutte des classes dans leur quotidien. Ils espéraient pouvoir continuer comme si de rien n’était, avec En Marche remplaçant leurs partis de droite et de gauche, et un adversaire bien pratique sous la forme du Rassemblement national (ex-FN). Ils auraient continué à débattre de l’Europe et de la Croissance dans des salons dorés en votant de temps en temps, pendant que dehors d’autres crevaient de faim ou mourraient sur les chantiers, et alors que la Terre agonisait.

Dans leur arrogance, les bourgeois ont cru pouvoir instrumentaliser le mouvement des Gilets Jaunes à ses débuts. Ils le croyaient inoffensif car réduit à la question des taxes. Mais la marmite a explosé et toutes les questions liées au coût de la vie et à la justice sociale ont commencé à être portées par les masses. Notre classe, les prolétaires, a refusé de rentrer à la maison quand les petits patrons ont obtenu quelques concessions et se sont retirés. Nous avons occupé des ronds-points, des péages, des entrepôts, des bâtiments publics. Nous nous sommes liés d’amitié, avons résisté et avons préféré passer les fêtes avec notre nouvelle famille. Ni les mensonges des médias, ni la violence des flics et de la justice ne nous ont découragés. Et nous voilà repartis à l’offensive chaque jour en s’impatientant d’un rassemblement plus large le samedi. Toujours aussi déterminés, toujours plus aguerris.

Alors les bourgeois ont clamé que la République était menacée. Qu’elle était frappée à chaque tag sur un monument, à chaque moulage cassé, à chaque porte de ministère enfoncée. Et ils n’ont pas tort ! Leur République bourgeoise, ce n’est pas la nôtre, et elle peut bien crever. C’est une République dans laquelle les statues et les vieilles pierres sont sacrées, et où les ouvriers éborgnés, tabassés et jetés en prison sont la norme. Nous n’en voulons plus. Depuis la Commune, nous savons que cette République assassine le peuple quand il se soulève, qu’elle n’est plus que l’outil d’une classe dominante et parasitaire. En assumant l’affrontement et les blocages, en s’organisant avec beaucoup de créativité et d’efficacité, les ouvriers et ouvrières représentent ce que les masses populaires font de mieux. Ce mouvement valide ce que disaient depuis des années les communistes, durant la période de reflux ayant commencé dans les années 1980 et à peine interrompue par quelques révoltes telle celle de 2005.

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2019 : 171 ans du Manifeste du Parti Communiste

2019 : 171 ans du Manifeste du Parti Communiste

« L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes. » C’est ainsi que s’ouvre le Manifeste du Parti Communiste, écrit en 1848 par Karl Marx et Friedrich Engels. Quand Marx et Engels écrivent le Manifeste du Parti Communiste, rien n’augure à ce qu’il prenne plusieurs décennies plus tard l’importance qu’il a encore aujourd’hui, cent-soixante et onze ans après sa rédaction. « Un spectre hante l’Europe : le spectre du communisme. Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et le tsar, Metternich et Guizot, les radicaux de France et les policiers d’Allemagne. » On peut facilement remplacer les personnes cités ici, par d’autres figures politiques, religieuses ou économiques de 2018. Le Manifeste et le Communisme soient officiellement considérés comme morts et enterrés par la bourgeoisie, on voit cette même bourgeoisie continuer à criminaliser les mouvements communistes partout à travers le monde. Le Manifeste aujourd’hui continue à nous donner des clés pour comprendre la réalité et la transformer radicalement.

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Message pour le 50ème anniversaire du Parti Communiste des Philippines

Ce message a été lu le 29 décembre 2018 à Utrecht,

Message pour le 50ème anniversaire du Parti Communiste des Philippines

Chers camarades, nous sommes réunis aujourd’hui pour célébrer 50 ans de lutte acharnée pour le Parti Communiste des Philippines.

Cet événement a une importance particulière, car il montre le succès de véritables communistes dans la reconstitution d’un Parti dans leur État. Cela prouve également que sous une idéologie et un leadership corrects, ce Parti peut avancer sur la voie de la révolution par la guerre populaire en cours contre l’État des bureaucrates et propriétaires terriens des Philippines et ses forces armées, clients des pouvoirs impérialistes. Le Parti, à la tête de l’Armée Populaire, avance avec le Front Uni pour la révolution démocratique et la libération de l’impérialisme, sur la voie du socialisme pour le communisme.

Par notre idéologie commune, le marxisme-léninisme-maoïsme, nous voyons la lutte dirigée par le Parti Communiste des Philippines comme d’une grande importance pour les communistes et les révolutionnaires du monde entier qui préparent et mènent la lutte pour faire s’effondrer le système impérialiste et ouvrir la voie au communisme.

Dans l’Etat français, notre Parti est encore jeune, nous ne célébrerons que le 3ème anniversaire de l’unification des communistes au début de l’année prochaine. À travers nos camarades plus expérimentés, nos luttes d’aujourd’hui sont indéniablement liées aux luttes du passé. Notre cher camarade Pierre, décédé il y a un an, a été l’un des rares à avoir toujours tenté de lever le drapeau rouge dans l’obscurité au cours des décennies de manque criant d’un Parti Communiste dans l’État français. Sa lutte de 1968 à sa mort pour la renaissance du communisme dans l’État où il a vécu inspire tous nos jeunes camarades. Forts de nos racines solides tirées de décennies et de siècles de lutte dans l’État français, nous tenons fermement sur les jeunes fondements de notre parti.

Néanmoins, parce que nous célébrons un anniversaire et que nous sommes un jeune Parti, nous voulons souligner une chose avec le Parti Communiste des Philippines, à savoir la nature prolongée de sa lutte.

Même à ce moment-là, le CPP a maintenu son cap et a lutté pour une révolution complète et non pour la conciliation avec le révisionnisme et l’impérialisme. Lorsque des erreurs ont été commises et que des déviations de “gauche” et de droite devenaient apparentes, le CPP a lancé son deuxième mouvement de rectification et inversé la situation. Cette pratique constante de la critique-auto-critique et d’autres principes communistes pour la rectification et le développement dans la lutte en ligne en est un témoignage. Un témoignage que le CPP s’est avéré dans la pratique être l’avant-garde de la classe ouvrière aux Philippines et la force dirigeante de la révolution en cours.

Au cours du 21ème siècle, le CPP a continué de mener la lutte aux Philippines. Il a attiré les jeunes travailleurs et paysans pour reprendre le combat avec une énergie renouvelée et pour le mener à la victoire grâce à l’expérience du Parti et de l’Armée populaire. Ses efforts pour étendre le gouvernement populaire et les fronts de guérilla dans l’archipel ont doté les masses de moyens vigoureux et vivants pour leur libération. Sa lutte contre le gouvernement actuel au sein du gouvernement de la République des Philippines prouve une nouvelle fois la nécessité de détruire cet Etat réactionnaire. Lorsque l’État attaque directement les masses, par des campagnes d’extermination et de bombardement du peuple Lumad à Mindanao, ou par des assassinats en masse illégaux et des arrestations de responsables des droits démocratiques dans des organisations de masse urbaines, ce n’est que justice que les masses se rassemblent derrière la direction du Parti Communiste, la seule force qui apporte une résolution ferme contre les atrocités de l’ennemi.

Le fait que le CPP soit capable de mener la lutte pour la révolution depuis 50 ans est une inspiration pour tous les communistes. Par une lutte ouverte, fondée sur des principes authentiques pour l’unité sous le marxisme-léninisme-maoïsme, nous voulons assurer nos camarades philippins de notre intention de tirer les leçons de cette lutte prolongée et de développer notre compréhension de la situation aux Philippines.

Preuve de notre engagement à cet égard, nous tenons à annoncer que, pour la première fois en langue française, un certain nombre d’œuvres de la révolution philippine seront publiées très prochainement dans l’État français par la maison d’édition rouge ” Soleil Rouge ” en association avec des camarades du mouvement philippin. Cette publication regroupera les travaux les plus importants qui ont jeté les bases de l’application de ce qui était alors le marxisme-léninisme pensée Mao Zedong aux conditions concrètes de l’archipel il y a 50 ans. Armés du marxisme-léninisme-maoïsme, notre idéologie universelle, nous souhaitons développer et synthétiser exactement la même chose, afin de découvrir les lois qui régissent les spécificités de la révolution dans l’État français.

Vive le marxisme-léninisme-maoïsme!
Vive l’internationalisme prolétarien!
Victoire aux Guerres Populaires Prolongées aux Philippines et dans le monde!
Mabuhay ang ika-50 anibersaryo ng Partido Komunista ng Pilipinas!