Interview du Président Gonzalo par le Journal El Diario, Partie I

 

Nous republions une nouvelle traduction, revue et corrigée, de l’interview donnée par le Président Gonzalo au journal El Diario après 8 années de Guerre Populaire au Pérou. Cette interview est un texte didactique et très utile pour comprendre ce qu’est l’idéologie scientifique du prolétariat, le marxisme-léninisme-maoïsme. Nous republierons tous les lundis une partie de ce texte sur notre site. Nous commençons par les Questions Idéologiques. Le texte complet est également disponible sur la Bibliothèque Marxiste.

(suite…)

Battons-nous pour la solidarité de classe contre la répression !

La répression dans l’Etat français aujourd’hui

Après 6 mois de mouvement des Gilets Jaunes, l’appareil de répression de l’État bourgeois s’est considérablement étendu. Par des décrets et des lois, comme la loi « anti-casseurs », l’État a renforcé sa capacité à attaquer et emprisonner les masses vers un nouveau niveau. Toutes ces mesures sont en parallèle de la prétendue « reconquête républicaine » des banlieues, une formule qui cache un renforcement des équipes de la BAC et de la police en général dans les quartiers. Et pendant que les forces de l’ordre se victimisent, se plaignent du climat chaud dans les quartiers ou des arrêts de travail pendant les manifestations Gilets Jaunes, ce sont les masses populaires, les prolétaires, qui se prennent tout le poids de l’État bourgeois sur leur dos.

Comme Zineb Redouane, morte lors du premier week-end de décembre d’un tir de lacrymo à sa fenêtre. Comme les jeunes Adam et Fatih à Grenoble. Comme cet homme de Drancy, tué par une clé d’étranglement de la police alors que sa femme les avait appelé pour l’empêcher de prendre la route alcoolisé. Comme Adama Traoré, dont la famille lutte depuis des années pour la vérité. Comme les plus de 2000 blessés des manifestations Gilets Jaunes, et les presque 100 blessés graves, mutilés par la police pour s’être révoltés.

Et bien sûr, comme toutes celles et ceux qui subissent les arrestations, les contrôles, les interpellations sans raison, les pressions judiciaires et les jugements réactionnaires. Comme par exemple ce Gilet Jaune qui avait porté plainte au Mans, et qui se retrouve le 28 Mai en garde à vue pour avoir maintenu sa plainte contre les flics. Comme les lycéennes et lycéens de Mantes-la-Jolie, mis à terre les mains sur la tête et menacés par des policiers en armes, policiers qui ont été relaxés de tout mauvais comportement par l’IGPN. La même IGPN qui ferme en ce moment tous les dossiers contre les policiers ouverts depuis le début du mouvement de masse, en les classant sans suite.

Les masses répondent à la répression : solidarité de classe et autodéfense populaire contre la montée du fascisme

La répression n’est pas ignorée par les masses : par exemple à Clermont-Ferrand, deux jeunes Gilets Jaunes, Téo et Tristan, ont été condamnés à 1 an et 8 mois de prison, dont 10 avec sursis, et 18 mois de prison dont 10 avec sursis. Depuis leur arrestation et après cette condamnation, la solidarité s’est exprimée avec un mouvement réclamant leur libération, acclamé lors de la manifestation du 1er Mai à Clermont-Ferrand. Pour Téo et Tristan, comme pour des centaines d’autres, la solidarité de classe face à la répression de l’État bourgeois est une nécessité absolue que nous nous devons de porter ! Des événements sont organisés partout dans l’État français contre la répression, comme le concert de soutien qui aura lieu à Clermont-Ferrand le 29 juin pour les Gilets Jaunes.

Cette augmentation quantitative des violences de l’État bourgeois et de sa police montre bien la dynamique contemporaine du fascisme : la restructuration de l’État bourgeois face à la crise pour préparer un mode de gouvernement ouvertement dictatorial. Tout cela n’a pas besoin d’être mis en place par des fascistes, car les libéraux eux-mêmes, en tant que représentants de leur classe bourgeoise impérialiste, doivent serrer la vis et mettre les masses populaires au pas de peur que s’effondre leur pouvoir. Dans ce contexte, la crise dans l’État français s’accompagne d’une crise générale de l’impérialisme, et la bourgeoisie française essaie de se maintenir à flot en réprimant à l’intérieur, et en défendant farouchement ses marchés à l’extérieur, notamment en Afrique et dans ses colonies.

La répression policière prépare la violence révolutionnaire !

Pour les masses, la répression policière prépare la violence révolutionnaire. Car ce que ces 6 mois de lutte ont montré, ce que ces années de bataille contre l’augmentation des dispositifs de police et pour l’autodéfense contre leurs agressions ont montré, c’est qu’il n’y a pas de justice qui vaille en régime bourgeois. Aujourd’hui, l’État bourgeois pense stopper les cris de révolution et de révolte en les étouffant dans l’œuf, en arrêtant préventivement, en marquant, fichant, interpellant et surveillant.

Mais en faisant tout ça, il ne fait que créer les conditions où la nécessaire violence révolutionnaire apparaît clairement comme la seule solution viable pour gagner face à lui. Il accentue la situation de millions de prolétaires aujourd’hui dans laquelle, plutôt que d’être arrêté et condamné sans avoir rien fait, on se révolte réellement car on a rien d’autre à perdre qu’une vie de misère. Il pave la voie à la Guerre Populaire dans l’État français.

Les communistes sur l’Union Européenne

Les communistes sur l’Union Européenne

Les élections européennes arrivent dans moins de 10 jours désormais. Dans les médias, les éditorialistes et journalistes tentent désespérément de rendre cette élection importante et passent beaucoup de temps à en parler. La propagande électorale se multiplie, ainsi que les affiches de boycott dans plusieurs villes. Car, dans la rue, sur les lieux de travail et dans les endroits où l’on lutte, comme dans les écoles ou les hôpitaux ce mois de Mai, on parle peu d’élections, peu de vote. On parle de la qualité de vie qui baisse, du pouvoir d’achat, de tous les services que l’État liquide pour respecter les plans de Macron…

L’abstention attendue est record et dans les masses, nos frères et sœurs de classe comprennent très largement que ces élections sont de la poudre aux yeux. Mais malgré tout ça, nous devons analyser l’Union Européenne correctement, en communistes. Pour pouvoir combattre nos ennemis, il faut les connaître. C’est pour cela qu’il faut savoir d’où vient l’Union Européenne, quelle est sa nature, comment résister contre elle et ce que nous souhaitons pour les masses populaires des pays de l’Union Européenne. Dans cet article, nous développerons donc la position des communistes d’aujourd’hui, des marxistes-léninistes-maoïstes, sur l’Union Européenne.

L’origine du projet d’alliance impérialiste en Europe

L’idée d’une union des pays d’Europe n’est pas récente. Depuis l’émergence de la force de classe bourgeoise au pouvoir dans les révolutions bourgeoises, notamment au tournant des années 1800, l’extension du capitalisme partout sur le continent et dans le monde a fait naître l’idée des « États-Unis d’Europe ». Cette idée n’a alors rien de concret, car la bourgeoisie est en pleine expansion à cette époque du capitalisme, le capitalisme de libre-entreprise, et lutte partout pour étendre son influence sur ses voisins. C’est à cette époque là que l’unité nationale de nombreux pays d’Europe s’accomplit (Italie, Allemagne) ou que les mouvements nationaux émergent contre les États qui les oppriment.

Mais le moment le plus important pour comprendre les Etats-Unis d’Europe, c’est le passage du capitalisme au stade de l’impérialisme, entre la fin du 19ème siècle et le début du 20ème siècle. A ce moment là, les pays impérialistes européens se sont taillés des empires coloniaux en Afrique et en Asie dont ils ont convenu à la Conférence de Berlin de 1884. De son côté, l’impérialisme américain entre en lutte avec les différents pays impérialistes d’Europe en appliquant la « doctrine Monroe », qui lui garantit la mainmise sur le continent américain. C’est une des caractéristiques de l’impérialisme : la division complète du monde entre les différentes puissances impérialistes qui entrent désormais en lutte, principalement, et en collusion, secondairement, pour s’assurer la meilleure place lors du repartage du monde. Ce repartage arrive inévitablement par les guerres dans les colonies et semi-colonies (USA contre les Espagnols à Cuba, Guam et aux Philippines en 1898, ou encore la crise de Tanger en 1905 entre l’État français et le Reich allemand), et la guerre mondiale (1914-1918). Aujourd’hui, les interventions américaines en Irak et Afghanistan, françaises au Mali ou en Centrafrique, ou les menaces d’intervention au Venezuela, font toutes partie de cette dynamique.

Que peut-être alors le projet des « Etats-Unis d’Europe » s’il est mené par les impérialistes ? Lénine répond à cette question en 1915 d’une manière qui préfigure l’Union Européenne contemporaine :

« Ainsi est organisée, à l’époque du développement supérieur du capitalisme, la spoliation par une poignée de grandes puissances, de près d’un milliard d’habitants du globe. Et en régime capitaliste, toute autre organisation est impossible. Renoncer aux colonies, aux « zones d’influence », à l’exportation des capitaux ? Y songer serait descendre au niveau d’un petit pope qui, tous les dimanches, prêche aux riches la grandeur du christianisme et leur recommande de donner aux pauvres… sinon quelques milliards, du moins quelques centaines de roubles par an.

Les Etats-Unis d’Europe, en régime capitaliste, seraient comme une entente pour le partage des colonies. Or en régime capitaliste le partage ne peut avoir d’autre base, d’autre principe que la force. Le milliardaire ne peut partager le « revenu national » du pays capitaliste avec qui que ce soit, autrement que « en proportion du capital » (avec encore cette addition que le plus gros capital recevra plus qu’il ne lui revient). »

-Lénine, Du mot d’ordre des États-Unis d’Europe, 1915

Ce qu’annonce Lénine, c’est que les « Etats-Unis d’Europe » des capitalistes, ce que l’on appelle aujourd’hui l’Union Européenne, ne peuvent être qu’une alliance d’impérialistes, un cartel de dirigeants de la bourgeoisie financière, qui organise la lutte et la collusion entre les puissances impérialistes qui la compose, contre les masses populaires et les pays opprimés qui sont sous son emprise.

Une alliance menée par les impérialistes

Le projet d’une alliance impérialiste en Europe est revenu à l’ordre du jour après la grande victoire contre le fascisme dans la deuxième guerre mondiale. Les pays impérialistes européens sortent de cette guerre avec une position beaucoup plus faible qu’auparavant : l’impérialisme américain s’est renforcé pendant la guerre et a pris la position relative la plus importante par rapport aux vieilles puissances impérialistes, et le camp de la révolution socialiste s’étend désormais au monde entier après avoir combattu avec succès les puissances fascistes.

Les raisons pour que les impérialistes des pays européens se tournent vers une alliance impérialiste sont donc doubles : d’un côté ils luttent contre le communisme et la révolution dans leur propre pays et à leurs frontières en s’alliant, de l’autre ils sauvegardent leurs propres intérêts impérialistes malgré leur perte de vitesse relative avec l’intensification de la crise de l’impérialisme et les luttes nationales et sociales qui grondent dans leurs colonies (comme en Algérie et Indochine pour l’État français) et semi-colonies.

Dans le déclenchement de la guerre froide, ce sont donc les impérialistes des pays européens qui avancent l’idée d’une Union Européenne. Le projet qui émerge en 1957 dans le Traité de Rome et qui deviendra l’Union Européenne d’aujourd’hui ne réunit que des pays impérialistes : France, RFA, Luxembourg, Italie, Pays-Bas, Belgique. C’est une preuve concrète que l’Union Européenne que l’on voit en 2019 est un projet qui a à sa tête les impérialistes en lutte et collusion des différents pays impérialistes européens. La lutte et la collusion sont particulièrement importantes entre les deux plus grandes puissances économiques de cette alliance impérialiste, l’État français et l’État allemand. L’Union Européenne a donc été taillée par les impérialistes pour répondre à leurs propres intérêts.

Mais comme toute alliance impérialiste, elle n’est qu’un rapport de force entre « partenaires » qui ne s’entendent que lorsqu’ils peuvent défendre leurs propres intérêts. Ainsi par exemple, le Royaume-Uni, qui profite d’un impérialisme fort hors d’Europe avec son « Commonwealth » (c’est-à-dire ses anciennes colonies devenues pour beaucoup d’entre elles ses semi-colonies) a toujours eu une position ambivalente à l’égard de l’Union Européenne. Lorsque les intérêts impérialistes britanniques pouvaient être défendus en avançant dans l’UE, ils la toléraient. C’était le cas lors des élargissements successifs de l’UE, qui garantissaient des nouveaux marchés. C’était notamment le cas sous le Premier Ministre Tony Blair (1997-2007), après la chute des révisionnistes du Bloc de l’Est, qui a pu être investi massivement par de nouveaux impérialistes. Mais aujourd’hui, avec l’intensification de la crise impérialiste et la lutte accrue entre les soi-disant « partenaires européens » (c’est-à-dire principalement avec l’État français et l’État allemand), les intérêts particuliers des impérialistes britanniques étaient contestés. C’est cette dynamique de lutte, de « bras de fer » entre impérialistes, qui a conduit au Brexit, sur lequel la bourgeoisie impérialiste britannique se déchire toujours, prise au sein de cette contradiction inter-impérialiste.

La résistance des masses contre l’alliance impérialiste

Mais pour les communistes, une question est principale : quel est l’effet de l’alliance impérialiste qu’est l’Union Européenne sur les masses populaires aujourd’hui ?

Comme on peut s’y attendre, l’alliance des impérialistes profite aux pays impérialistes face aux pays opprimés, aux bourgeoisies impérialistes face au prolétariat, et enfin aux impérialismes les plus forts face aux impérialismes les plus faibles.

C’est pour ces raisons que lors du dernier sursaut généralisé de la crise impérialiste, en 2008, de nombreux pays opprimés d’Europe ont pris de plein fouet l’oppression économique accrue des impérialistes qui pesaient sur leurs épaules.

L’exemple le plus flagrant de cette dynamique est la Grèce. La « crise de la dette » que traverse le pays depuis 2010, a vu la soumission de l’économie grecque aux puissances impérialistes qui mènent l’Union Européenne (principalement l’État français et l’État allemand à travers les institutions européennes et le FMI). Dans cette crise, les impérialistes ont mis en coupe réglée l’économie grecque, et renforcé encore leur domination sur le pays et les masses populaires grecques.

Pour « résoudre » la dette, quelle a été la solution des impérialistes ? Ordonner au gouvernement collaborateur et traître de Syriza d’augmenter les impôts qui pèsent sur les masses populaires. Ainsi, en 2015 les impôts sur les plus pauvres avaient déjà grimpé de 337 % alors que la crise persistait. Le capital bureaucratique grec a été liquidé, mis en vente aux impérialistes les plus offrants : 14 aéroports sont revenus à une entreprise allemande, le port de Thessalonique à un consortium franco-germano-greco-chinois, une entreprise de gaz publique a été privatisée au profit de capital italien, espagnol et belge.

On peut aussi prendre l’exemple de la Hongrie ou de la Pologne, dont les gouvernements collabos défendent ouvertement la situation qui conduit de nombreuses et nombreux ouvrières et ouvriers à s’exiler ailleurs dans l’Union Européenne pour pouvoir trouver un travail. Ils utilisent cette situation car elle sert leurs intérêts de bourgeois en garantissant une croissance économique que leurs économies mises en coupe réglée par les impérialistes ne peuvent pas assurer d’elles-mêmes.

Là où il y a oppression, il y a résistance ! C’est pour ça qu’à travers les pays qui composent l’Union Européenne, les masses luttent. En Grèce notamment, malgré la trahison du gouvernement, dans les manifestations anti-austérité les symboles des impérialistes sont attaqués, et le drapeau de l’UE est brûlé, aux côtés de ceux des impérialistes qui imposent leur volonté sur le pays. On trouve en Grèce souvent à l’avant de ces actions des groupes ouvriers et syndicaux qui expriment leur ras-le-bol.

La lutte pour la destruction de l’UE n’est aujourd’hui pas encore dirigée par les Partis Communistes, quartiers généraux du prolétariat. La conséquence de cette situation, c’est qu’elle est souvent spontanée ou reprise par les forces de classe bourgeoises les plus ouvertement réactionnaires. Ces forces ne luttent pas contre l’impérialisme et ses effets destructeurs, mais pour que leur propre impérialisme prenne le dessus sur les autres qui composent actuellement l’Union Européenne, dans ou hors de cette alliance impérialiste. Cela explique par exemple la position changeante du Rassemblement National sur la question de l’UE. Les organisations qui se vautrent dans le chauvinisme en suivant ces forces de classe réactionnaires et parfois fascistes suivent une voie liquidationniste. Au lieu de construire les instruments dont ont besoin les masses populaires pour détruire le système impérialiste, c’est-à-dire détruire aussi les alliances impérialistes comme l’UE, ils abandonnent la lutte à la bourgeoisie et la suivent sur tous les points.

Détruisons les alliances impérialistes !

Le rôle historique du prolétariat, classe internationale, est de mettre à bas le capitalisme et la division de la société en classe. Cela passe nécessairement par porter des coups décisifs aux alliances de nos ennemis, les impérialistes. L’Union Européenne fait partie de ces alliances, et il n’y a pas de changement possible de l’intérieur. Le programme des communistes est donc sa destruction. C’est pour cette raison par exemple que nous participons et encourageons la campagne de boycott européen des élections à venir, soutenue par des organisations communistes d’Europe et du monde.

Mais de la même manière que Lénine l’annonçait, la lutte contre les « Etats-Unis d’Europe » des capitalistes est une lutte à mener avec nos propres mots d’ordres, communistes. Ainsi, Marx et Engels exprimaient le juste slogan du prolétariat, classe internationale : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! ».

Cependant, nous rejetons les analyses qui ignorent le développement inégal dans la société capitaliste des différents pays d’Europe, contre l’alliance des impérialistes. Lénine écrivait à ce propos :

« L’inégalité du développement économique et politique est une loi absolue du capitalisme. Il s’ensuit que la victoire du socialisme est possible au début dans un petit nombre de pays capitalistes ou même dans un seul pays capitaliste pris à part. Le prolétariat victorieux de ce pays, après avoir exproprié les capitalistes et organisé chez lui la production socialiste, se dresserait contre le reste du monde capitaliste en attirant à lui les classes opprimées des autres pays, en les poussant à s’insurger contre les capitalistes, en employant même, en cas de nécessité, la force militaire contre les classes d’exploiteurs et leurs Etats. »

-Lénine, Du mot d’ordre des États-Unis d’Europe, 1915

En mettant l’internationalisme prolétarien au premier plan, nous devons lutter contre l’impérialisme français, son implication dans toutes les alliances impérialistes dans lesquelles il participe et dont il profite, et avancer pour sa destruction et celle de l’impérialisme dans son ensemble. C’est ainsi, et seulement ainsi, que l’union du prolétariat international sera réalisée, dans chaque étape de la révolution prolétarienne mondiale, et que nous triompherons des alliances impérialistes comme l’UE.

L’Union Européenne est par conséquent une alliance impérialiste, un partenariat déséquilibré et instable entre pays impérialistes, dominant des pays opprimés d’Europe, pour garantir le partage de leurs semi-colonies sur le continent et au-delà. C’est un projet mené par des forces de classe bourgeoises en opposition totale avec les masses populaires, le prolétariat et la classe ouvrière de tous les pays. Son destin est l’effondrement sous le poids des contradictions inter-impérialistes accentuées par la crise impérialiste, et la destruction par le prolétariat dans la révolution, que ce soit sous cette forme-ci ou sous une autre. Nous devons synthétiser l’expérience de lutte des masses contre les alliances impérialistes de toutes sortes (OTAN, UE, G7, G20…) et préparer le prolétariat et ses organisations pour en assumer la direction. C’est de cette manière, et seulement de cette manière, que des coups décisifs seront portés aux impérialistes dans leur ensemble, tant à ceux qui soutiennent ces alliances qu’à ceux qui souhaitent les quitter pour renforcer leur propre impérialisme en dehors.

Vive le 70ème anniversaire de la naissance d’Ibrahim Kaypakkaya, le leader de la lutte de la révolution prolétarienne en Turquie!

Ceci est une déclaration commune des partis et organisations marxistes-léninistes-maoïstes à l’occasion du 70ème anniversaire de la naissance et du 46ème anniversaire de l’assassinat sous la torture du dirigeant communiste du prolétariat international en Turquie, Ibrahim Kaypakkaya.

Vive le 70ème anniversaire de la naissance d’Ibrahim Kaypakkaya, le leader de la lutte de la révolution prolétarienne en Turquie!

C’est le 46e anniversaire de l’assassinat du représentant du prolétariat international en Turquie, fondateur du TKP / ML (Parti communiste de Turquie / marxiste-léniniste) Ibrahim Kaypakkaya.

Le camarade Ibrahim Kaypakkaya n’avait que 24 ans lorsqu’il a été assassiné sous les sévères tortures infligées par l’État fasciste turc le 18 mai. Kaypakkaya a fondé le TKP / ML à l’âge de 23 ans.

Ibrahim Kaypakkaya a réussi à devenir le leader permanent de l’idée communiste et de la ligne révolutionnaire juste en Turquie.

Il est l’un des meilleurs disciples de la Grande Révolution culturelle prolétarienne. Il a évalué ses propres idées et le TKP / ML, qu’il a fondé, en tant que produits de la grande révolution culturelle prolétarienne. À l’époque où les idées marxistes-léninistes étaient globalement actives, lorsque dans les années 1960 et 1970, les luttes pour la révolution et le socialisme se développaient, la lutte de classe en Turquie faisait des progrès incroyables. Surtout dans les conditions du Mouvement de 1968, qui englobe le monde entier, des vagues révolutionnaires antifascistes et anti-impérialistes se sont formées entre étudiants. Ce mouvement a atteint son 50e anniversaire l’année dernière. A cette occasion, nous saluons ce mouvement qui a fait trembler le monde de l’impérialisme et des pouvoirs en place de peur.

Ce mouvement a été influencé par le marxisme-léninisme et adapté à la vague révolutionnaire qui s’est développée dans le monde avec l’idée de révolution et l’affirmation de la nécessité de la révolution. Cette période fut en même temps un processus au cours duquel le camp socialiste divisa les révisionnistes et les marxistes-léninistes. D’un côté, la résistance vietnamienne, le Mouvement des étudiants de 1968 et un certain nombre de luttes nationales pour la libération sociale, opposées à l’impérialisme et au système de gouvernement réactionnaire à un rythme accéléré, et de l’autre la lutte menée par Mao Zedong dans laquelle les communistes ont combattu le révisionnisme soviétique et les restaurateurs capitalistes qui existaient en Chine. En particulier, la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne, qui a vu le jour en Chine contre la bourgeoisie, a donné au développement de cette grande vague révolutionnaire un enthousiasme, une puissance et un courage énormes. Tandis que d’un côté les processus et les nécessités révolutionnaires étaient poursuivies et discutées, de l’autre côté se déroulait une profonde et stupéfiante lutte idéologique dans le cadre de débats sur les problèmes du socialisme.

Kaypakkaya s’est profondément inscrit dans le prolétariat international avec la lutte de classe dans le socialisme, sa position sur le social-impérialisme, sa persistance dans la guerre populaire, ses liens avec la lutte de classe et sa forte référence au président Mao Zedong. Dans ce contexte, il a pris comme référence la démarche courageuse du mouvement naxalite en Inde. Il a tracé une ligne de démarcation nette entre lui-même et la ligne aventuriste et focoiste du monde entier. En systématisant la ligne de démarcation communiste, qui se fonde sur la créativité des masses populaires, il réussit une rupture et forma sa ligne avec l’esprit et la conscience internationalistes.

C’est là, au milieu de ce processus, que Kaypakkaya a pris sa forme idéologique, politique et théorique. Il était nourri par les expériences progressives et riches de la lutte de classe. Mais ce n’est pas tout. Il était également influencé par l’audace, l’intrépidité et la richesse de pensée théorique et intellectuelle, qui détruirait tous les tabous, que la Grande Révolution culturelle prolétarienne, a suscité. Cela a fait ressortir qu’il avait de vives discussions théoriques avec les courants révisionnistes, qu’il en était venu à des résultats clairs sur la question du pouvoir politique, qu’il avait correctement analysé les problèmes de la société en Turquie, qu’il s’était clairement positionné sur les questions socio-politiques et historiques les plus fondamentales, et qu’il avait tracé le bon chemin et la bonne ligne pour la révolution. Kaypakkaya a notamment montré le caractère historique et actuel du régime politique de la classe dirigeante turque avec une clarté jamais vue auparavant. Il a ébranlé le révisionnisme du point de vue théorique et politique sur la coopération de classe en définissant le kémalisme comme un courant fasciste. En ce qui concerne le sujet de la nation kurde, il explique avec un point de vue léniniste clair avec lequel il trace une ligne de démarcation nette entre lui et tous les marxistes-léninistes progressistes, révolutionnaires et autoproclamés, qui avancent essentiellement des positions social-chauvinistes . Il a expliqué la qualité de la révolution en tant que révolution populaire démocratique et a essayé d’adopter la ligne stratégique de la guerre populaire dans le pays, avec sa base théorique et sa pratique. Il a brandi le drapeau communiste contre l’insensibilisation et l’humiliation de longue date du prolétariat et des masses populaires réprimées par le révisionnisme et l’opportunisme. Il apporta la solution aux problèmes historiques et sociaux, présentés comme déjà résolus par le révisionnisme, mais qui étaient laissés en arrière en réalité, grâce à une position complète et déterminée au MLM (marxisme-léninisme-maoïsme).

Il a également dirigé la lutte idéologique contre le mouvement centriste révolutionnaire petit-bourgeois, qui s’est développé dans les conditions dans lesquelles il vivait. De nouveau, il perfectionna et étendit sa ligne communiste par la lutte qu’il mena contre les nouveaux points de vue révisionnistes, contre le réformisme pacifiste et la liquidation. La poursuite ininterrompue de la lutte idéologique a apporté une énorme contribution au développement et au progrès de Kaypakkaya.

Il a atteint la clarté idéologique, l’affirmation politique et la compréhension théorique à un jeune âge. Sa méthode était marxiste-léniniste-maoïste. Son affirmation et sa clarté idéologique sont le résultat de la Grande Révolution culturelle prolétarienne. Sa compréhension et sa perception se sont développés au niveau de la lutte de classe. C’est une partie continue et ininterrompue de la lutte du mouvement ouvrier, de l’occupation de la terre par les paysans et de la lutte de la jeunesse qui étudie.

Son attitude communiste et révolutionnaire a conduit à son assassinat lorsqu’il est tombé aux mains des classes dirigeantes turques. Il existe toujours en tant que leader communiste du fait de son héritage dans le TKP / ML et de ses points de vue programmatiques, qui servent de guide à ce parti. Il est toujours le principal représentant du marxisme-léninisme-maoïsme en Turquie.

À l’occasion du 46e anniversaire de sa mort, son puissant héritage, sa richesse théorique et son affirmation politique ont permis de perpétuer une tradition qui ne s’est pas écartée de sa ligne et qui n’accepte aucun compromis, allant à l’encontre de la grande vague contre-révolutionnaire qui a prospéré dans le monde entier. Il a laissé derrière lui un parti et une lutte qui sont liés au communisme de manière ininterrompue depuis 47 ans.

À l’occasion du 46e anniversaire de sa mort, nous commémorons le dirigeant Ibrahim Kaypakkaya avec le serment de dévotion au communisme, de dévotion à la révolution et de dévotion à l’idéologie du prolétariat. Et nous continuerons à le commémorer. C’était un bon disciple et un continuateur de Marx, Engels, Lénine, Staline et du président Mao.

Pour son 70ème anniversaire et sa 46e année d’assassinat, il est primordial de placer au premier rang la lutte contre le révisionnisme, pour tirer des enseignements de la relation dialectique de Kaypakkaya avec le marxisme-léninisme et le maoïsme. Il n’est pas seulement d’importance historique, il est également essentiel dans la situation actuelle, où la tendance idéologique du réformisme, de l’opportunisme et du révisionnisme a également une influence sur un large front révolutionnaire et constitue donc la question principale. Les principales questions, telles que la tendance idéologico-politique de «l’impossibilité de la révolution dans un pays», l’écart par rapport à l’objectif de la dictature du prolétariat ou la liquidation et l’écart par rapport à la mission des partis communistes en tant qu’avant-garde et direction, sont les lignes de démarcation principales et fondamentales entre le marxisme-léninisme-maoïsme et le révisionnisme. Cette ligne de partage est dissimulée sous couvert de la «nouvelle pensée marxiste». Avec l’argumentation d’une lutte unifiée contre l’impérialisme et les classes réactionnaires au pouvoir, les masses ouvrières et opprimées sont soustraites à la lutte pour le pouvoir politique. Les questions relatives à l’ethnicité, aux convictions, à l’identité nationale, etc. sont de plus en plus sollicitées chez les masses dans cette direction et sont avancées dans une orientation réformiste. Dans les questions de lutte régionales et locales, elles sont de plus en plus isolées, ce qui, en réalité, ne pourrait être résolu qu’en brisant les principes fondamentaux de l’impérialisme. À travers cette situation concrète, à l’origine de cette conception fondamentale, on attend que la solution du problème soit donné par les impérialistes eux-mêmes. Les positions idéologiques et politiques marxistes-léninistes-maoïstes du camarade Kaypakkaya constituent non seulement une clé importante pour les communistes turcs et le Kurdistan turc, mais également pour tous les marxistes-léninistes-maoïstes du monde entier. En tant que moteur important de l’internationalisme prolétarien et de l’idéologie marxiste-léniniste-maoïste, Kaypakkaya occupe une place très importante en tant que dirigeant marxiste-léniniste-maoïste dans l’histoire des luttes de classe.

Le camarade Kaypakkaya vit et vivra encore dans les rébellions, les soulèvements et les luttes révolutionnaires contre l’impérialisme, le capitalisme, le féodalisme et toutes les réactions du peuple opprimé du monde sous la direction des marxistes-léninistes-maoïstes ! Pour le 70e anniversaire de sa naissance, nous nous souvenons du dirigeant Ibrahim Kaypakkaya de son lien avec le communisme, son lien avec la révolution et son lien avec l’idéologie prolétarienne. Et nous allons continuer à penser à lui.

Longue vie à Ibrahim Kaypakkaya!

A bas l’impérialisme et tous les réactionnaires!

Vive le chemin radieux de Marx, Engels, Lénine, Staline et le président Mao Zedong!

Vive l’internationalisme prolétarien!

Vive notre lutte pour la révolution, le socialisme et le communisme!

Signataires :

Parti Communiste de Turquie / Marxiste-Léniniste

Parti Communiste maoïste, Etat français

Tjen Folket – Ligue Communiste, Norvège

Parti Communiste maoïste, Italie

Comités pour la constitution du Parti Communiste (Maoïste) d’Autriche

Comité Drapeau Rouge, Allemagne

Parti Communiste du Chili, Fraction Rouge

Mouvement Populaire du Pérou (Comité de Réorganisation)

Parti Communiste du Brésil (Fraction Rouge)

Parti Communiste de Grèce (Marxiste-Léniniste)

Appel Européen MLM à boycotter les Elections Européennes

Nous partageons l’appel européen des organisations communistes à boycotter les élections européennes à venir. Nous souscrivons à cette campagne de boycott et invitons toutes les forces authentiquement révolutionnaires et communistes dans l’Union Européenne et au-delà à s’en saisir, dans les pays opprimés comme dans les pays impérialistes.

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

Pas d’élections, révolution !

Du 23 au 26 mai, 27 pays européens membres de l’Union Européenne organiseront des élections au Parlement européen. Ces soi-disant “élections européennes” sont une blague, car le Parlement européen est une parodie de démocratie bourgeoise. C’est un Parlement qui ne décide de rien et qui sert simplement à financer généreusement les quelques 700 députés qui y siègent en jouant à faire croire à la démocratie.

Cette vérité est bien comprise par les masses des pays de l’Union Européenne puisque près de 56% d’entre eux se sont abstenus lors des élections de 2014. Cela montre que la majorité des masses comprennent que cette élection n’est que de la poudre aux yeux, comme les autres du régime capitaliste.

Les révisionnistes ont des tendances chauvines et liquidatrices qui les encouragent à participer à ces élections, même si la réalité montre que les masses les rejettent totalement. Le rôle des communistes, des maoïstes aujourd’hui, est au contraire d’appliquer correctement la ligne de masse et d’accentuer les idées justes dans les masses, et non de les convaincre d’aller aux urnes.

C’est pourquoi les communistes d’Europe appellent au boycott des élections européennes, qui ne sont qu’un écran de fumée pour tous les peuples de l’Europe. Les communistes doivent s’adresser aux masses lors de cette «campagne» et propager l’idée juste du boycott. De cette manière, l’abstention affichée partout en Europe en 2014 peut devenir un mouvement de boycott actif et élever la conscience et la combativité des masses.

Nous nous unissons sous le slogan «Pas d’élections, révolution !», ce qui brise les tendances conciliatrices et affirme que seule la révolution suivant la stratégie de la Guerre Populaire Prolongée, dirigée par les Partis Communistes, peut permettre à la classe ouvrière et aux masses d’exercer le pouvoir sous la forme d’une dictature du prolétariat, et non d’une élection. Reconnaissant le développement inégal de la révolution prolétarienne, nous rejetons également fermement les théories révisionnistes telles que la “révolution européenne” qui tentent de mettre en œuvre des idées libérales dans le mouvement révolutionnaire et, partant de là, de liquider la lutte pour la destruction de l’UE.

Nous unissons nos efforts en Europe sous le slogan «Boycottons les élections européennes!» pour rompre clairement avec toutes les lignes liquidatrices qui n’analysent pas ce qu’est l’Union Européenne et se soumettent à l’ordre des impérialistes.

Détruisons l’UE, alliance des impérialistes!

L’UE est une alliance qui a un caractère de classe, comme tous les sujets de la société de classes dans laquelle nous vivons. La dernière conception d’une «Union européenne» des capitalistes est née au milieu de la guerre froide, afin d’étendre le marché intérieur à l’Europe et de réagir à la victoire héroïque de l’Union soviétique et des partisans en Europe sur les nazis. L’Union européenne a été créée après la guerre par le traité de Rome de 1957 entre six pays impérialistes d’Europe occidentale: l’État français, la RFA, l’Italie, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg. C’est donc avant tout une alliance entre impérialistes.

Les «élargissements» successifs de l’UE sont également le résultat de la nature de cette alliance: des puissances impérialistes d’Europe du Nord, du Sud et Centrale, telles que la Suède et l’Autriche, sont entrées dans l’UE au cours des décennies 1970-80-90, avec pays opprimés comme la Grèce. Enfin, dans les années 2000, avec la chute des régimes révisionnistes d’Europe Centrale et de l’Est, ainsi que l’agression impérialiste et la guerre contre la Yougoslavie de 1999, les puissances impérialistes à la tête de l’Union européenne ont pu étendre leur domination à cette région du continent. Aujourd’hui, les négociations d’élargissement de l’UE visent en particulier les peuples et les nations opprimés des Balkans.

Les États impérialistes à l’origine de ce projet entretiennent une double relation avec l’UE: ils la défendent avec ardeur quand elle leur permet d’avancer les pions de leur propre impérialisme en Europe et dans le monde, et ils la rejettent lorsque leurs intérêts impérialistes sont contrecarrés par les contraintes de l’alliance. C’est le cas par exemple de l’impérialisme britannique, où la bourgeoisie est en contradiction sur le “Brexit”. En plus de cela, le prétendu “Brexit” montre clairement la tentative faite par la bourgeoisie de canaliser la rébellion qui provient du profond rejet des masses de différents pays contre l’UE, en la présentant comme un choix électoral dans le système parlementaire. Les identitaires européens fantasment quant à eux sur une Europe fondée sur des critères religieux et culturels et ne servent que d’idiots utiles aux franges les plus réactionnaires du capital financier en Europe.

La crise générale de l’impérialisme touche aujourd’hui le coeur des alliances comme l’Union européenne. Les voix dites «eurosceptiques» s’élèvent et témoignent de la contradiction intérieure de la bourgeoisie à ce sujet. Au fil des jours, accumulant des scandales comme la gestion presque coloniale de la crise de l’impérialisme en Grèce, les puissances impérialistes de l’Europe qui dirigent l’UE révèlent leur véritable nature et celle de leur projet.

Ces puissances impérialistes, les plus anciennes du monde, nées avec le développement du capitalisme en Europe, oppriment les peuples du monde entier. L’Union européenne leur sert de relais en Europe, notamment pour opprimer les peuples d’Europe centrale, orientale et méridionale, qui constituent une main-d’œuvre bon marché. En tant que tels, les impérialistes au sein de l’UE tirent profit de l’exploitation des pays semi-coloniaux et semi-féodaux où ils utilisent tous les moyens possibles pour soumettre les peuples rebelles et servir leurs intérêts. Il en résulte une pauvreté, des massacres, une progression du fascisme et un armement croissants des États ainsi que l’oppression de millions de personnes. À travers la construction de bases militaires, les investissements dans la fabrication d’armes et des contrats d’armement, les impérialistes, l’impérialisme allemand notamment, en coordination directe avec le gouvernement turc, tentent de réprimer les luttes des peuples. La réaction est non seulement promue dans les pays opprimés, mais aussi dans les pays impérialistes, et tente de faire taire les révolutionnaires comme en Turquie. Les communistes dénoncent l’alliance impérialiste de l’Union européenne. Nous adoptons le slogan “Détruisons l’UE, alliance des impérialistes!” pour montrer la réalité de ce projet des puissances impérialistes de l’Europe.

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

Notre boycott des élections européennes, puisqu’il met en évidence la nature de l’alliance impérialiste que nos ennemis ont formée avec l’UE, doit toujours mettre au premier plan l’internationalisme prolétarien.

Lénine a brillamment expliqué que les «États-Unis d’Europe» des capitalistes, c’était le nom du projet européen de l’époque, ne seraient qu’un accord pour la division de colonies. L’UE n’est qu’un conflit de pouvoir permanent entre les grandes puissances impérialistes, qui ne finit qu’en divorce lorsque le rapport de forces change, comme le montre le Brexit.

Le prolétariat est une classe internationale que le développement capitaliste en Europe a particulièrement préparé à la direction politique de la société. Face à l’Union européenne, qui ne sert que d’organisation à la réaction impérialiste, que ce soit pour les «États-Unis d’Europe» ou une soi-disant «Europe des nations», nous avançons dans la ligne du prolétariat.

Nous nous unissons sous le slogan correct de Marx et Engels: «Prolétaires de tous les pays, unissez-vous! qu’ils ont exprimés juste avant le Printemps des Peuples de 1848 en Europe, où le prolétariat est apparu pour la première fois en tant que classe politiquement indépendante et révolutionnaire au niveau continental.

Face aux ennemis impérialistes dans l’alliance tactique de l’UE, nous devons adopter une ligne de classe claire: dénonciation de notre propre impérialisme, pour les communistes organisés dans des États de ce type, un soutien résolu aux peuples opprimés d’Europe et du monde que les impérialistes de l’Europe pillent, et mener une lutte acharnée jusqu’à la victoire contre l’Alliance des impérialistes, pour que les prolétaires de tous les pays s’unissent!

Boycottons les élections européennes!

Pas d’élections, révolution !

Détruisons l’UE, une alliance des impérialistes!

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

Signataires :

Comités pour la Fondation du Parti Communiste (maoïste) d’Autriche

Collectif Drapeau Rouge, Finlande

Parti Communiste Maoïste

Comité Drapeau Rouge, République Fédérale d’Allemagne

Soutiens hors de l’UE :

Parti Communiste de Turquie / Marxiste-Léniniste

Mouvement Populaire du Pérou (Comité de Reconstitution)

Servir Le Peuple – Ligue Communiste, Norvège