Les suites de la lutte contre la loi Travail

Le 9 mars, nous étions 500 000 dans les rues, mobilisés contre le projet de loi travail du gouvernement PS/MEDEF.

Aujourd’hui, le mouvement a franchi un nouveau cap en mobilisant 150 000 étudiants et lycéens. De nombreux lycées ont été bloqués et nous avons assisté à des défilés offensifs d’une jeunesse victime des politiques réactionnaires bien décidée à reprendre ses affaires en mains et à ne plus subir.

Dans de nombreuses villes comme Paris, Lyon,Marseille, Rennes, Nantes, Strasbourg, Rouen ou encore Clermont-Ferrand, la juste révolte de la jeunesse s’est heurtée à la répression policière. Des manifestations ont été attaquées par les flics et nous dénombrons au moins 23 arrestations. Une fois de plus le message du gouvernement, et donc du patronat, est clair : « si tu oses relever la tête, attends toi à ce que nos chiens policiers te fassent fermer ta gueule ! ». (suite…)

Loi Travail : ça ne fait que commencer !

Un début et des suites

La première journée de mobilisation contre la loi « Travail » a clairement été une réussite. De ce que nous avons pu observer dans les cortèges de différentes villes, il ne s’agissait pas que d’une mobilisation des permanents syndicaux et des salariés du public. De nombreuses boites du privé ont également bougé, y compris des TPE/PME. Les lycées et universités se sont également mobilisés en nombre. Pour une journée de chauffe, c’est positif. D’autant que, fait notable, c’est sous la pression de la base que cette journée de lutte a été appelée. C’est un signe encourageant.

Le désir de continuer la mobilisation jusqu’au retrait était palpable. C’est un premier pas dans le refus de se laisser marcher dessus encore une fois par la bourgeoisie. Il nous reste à construire un rapport de force capable d’imposer ce retrait. Et ce qui est sûr, c’est que si on reproduit le mouvement des retraites, on ira à la défaite. Les journées d’action tous les 3 mois sont inutiles. (suite…)

Les camarades relâchés après 48h de garde à vue

Les deux camarades qui avaient été arrêtés samedi dernier (5 mars) ont été relâchés sans suite après 48h de garde à vue. Ils ont été arrêtés alors qu’ils collaient des affiches pour le féminisme prolétarien révolutionnaire à Belleville où avait lieu la manifestation pour la Journée Internationale des Femmes le lendemain. La police néanmoins voulait leur mettre sur leur dos le tag qui avait été fait la veille sur la CFDT “Retrait de la loi El Khomri” pour pouvoir justifier la garde à vue. Il faut savoir que la CFDT a porté plainte après le tag pour que les militants l’ayant fait soient poursuivi en justice. (suite…)

Arrestations la veille de la manif féministe à Belleville

Deux Camarades ont été arrêtés hier soir à Belleville, Paris, et ont été emmenés menottes aux poignets. Leur garde à vue va bientôt atteindre 24h. Il leur serait reproché d’avoir collé des affiches et peint des slogans sur les murs en faveur de la manifestation féministe de ce dimanche 6 mars à Belleville, Paris.

La répression continue de toucher celles et ceux qui refusent de baisser la tête et qui prennent la lutte entre leurs mains !

A l’image des Goodyear, des Air France, des zadistes, des Corses, des habitants et habitantes des quartiers populaires, du Camarade ouvrier maoïste de Clermont-Ferrand, des syndicalistes, la répression se déchaine à la veille du mouvement social qui bouillonne.

Jamais la répression ne pourra enfermer nos luttes !

Nous rendrons coup pour coup en redoublant d’efforts pour porter la lutte de classe à un niveau supérieur !

Liberté pour les Camarades arrêtés !

Loi El Khomri : la lutte jusqu’au retrait !

Siège de la CFDT à Belleville (Paris)

Nouveau rebondissement dans l’affaire El Khomri. Le gouvernement qui la semaine dernière jouait volontiers les va-t-en-guerre du patronat, brandissant la menace du recourt au 49-3 pour imposer sa loi réactionnaire, annonce maintenant le report de la présentation du projet au 24 mars (contre la date du 9 mars prévu initialement). La raison invoquée par Valls pour justifier ce changement de calendrier de dernière minute est de favoriser la concertation avec les « partenaires sociaux » autour du texte.

Si certains analysent ce report comme un recul du gouvernement, ils se trompent lourdement.

Certes, les larbins de la bourgeoisie ne sont pas aveugles, et même eux se rendent compte du haut de leur tour d’ivoire que la colère des travailleurs et travailleuses gronde face à un projet de loi qui n’est autre qu’un retour au 19ème siècle. Cependant, le gouvernement ne compte pas reculer pour autant. (suite…)