A bas les plans d’intervention de l’impérialisme américain au Venezuela !

 

Le 23 janvier 2019 au Venezuela, le président de l’Assemblée Nationale, Juan Guaido, s’est autoproclamé « président de la République » par intérim, entrant donc en conflit ouvert avec le gouvernement en place de Nicolas Maduro. L’Assemblée Nationale, élue en 2015, est la seule institution tenue par l’opposition, et Maduro l’avait parasitée en 2017 en créant l’Assemblée Nationale Constituante, fidèle à son gouvernement.

Dans les heures qui ont suivi la proclamation de Guaido, les États-Unis, le Canada ainsi que de nombreuses semi-colonies US en Amérique du Sud (Pérou, Brésil, Colombie…), l’ont reconnu immédiatement comme président. Ils ont donc démasqué rapidement l’allégeance du coup d’État envers l’impérialisme américain.

Cette tentative coup d’État intervient seulement quelques semaines après la réunion de janvier du « Groupe de Lima », une organisation inter-gouvernementale américaine réunissant de nombreux pays comme le Pérou, le Brésil, l’Argentine, le Canada, la Colombie, le Costa Rica, le Chili, le Guatemala, le Guyana, le Honduras, le Panama et le Paraguay. Ce groupe, soutenu par les impérialistes américains, canadiens et d’Europe, avait décidé dés le 4 janvier de ne pas reconnaître le gouvernement de Maduro. Il n’est pas étonnant qu’ils aient aussi suivi le soutien à Juan Guaido immédiatement après les annonces américaines.

L’impérialisme français, à travers l’État français dirigé par Emmanuel Macron, s’est lui aussi prononcé en faveur du coup d’Etat. Tout comme les impérialistes allemands et britanniques, Macron s’est déclaré prêt à reconnaître Juan Guaido si des élections ne sont pas annoncées au Venezuela dans la semaine à venir. Le Venezuela a rejeté cet ultimatum à l’ONU.

Cette unanimité dans le bloc de soutien au coup d’État dénote une chose : l’impérialisme américain, ses alliés impérialistes et leurs chiens de garde dans les pays opprimés, souhaitent faire aller ce coup d’État jusqu’au bout. Dans le communiqué officiel de Trump sur la reconnaissance de Guaido comme président, le dirigeant de l’impérialisme américain déclare qu’il « utilisera tout le poids du pouvoir économique et diplomatique des États-Unis » (Maison Blanche) afin que Guaido triomphe. Il a également averti directement le gouvernement de Maduro pour les « menaces qu’il porte à la sécurité des vénézuéliens » (Maison Blanche). Le gouvernement de Maduro, qui conserve pour le moment l’armée de son côté, a immédiatement dénoncé l’attitude des américains et rompu ses relations diplomatiques avec eux.

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Pour la libération de notre camarade Georges Abdallah, emprisonné depuis 35 ans par l’État français !

Notre Parti soutient la libération de Georges Ibrahim Abdallah, communiste et révolutionnaire libanais et prisonnier politique de l’État français depuis 35 ans. La cause de Georges Abdallah, c’est autant la cause des luttes anti-impérialistes en Palestine et au Liban que la cause des luttes révolutionnaires dans l’État français et partout ailleurs ! L’intensification de la répression de l’État, et les emprisonnements massifs auxquels font face celles et ceux qui se révoltent aujourd’hui sont pour nous autant de raisons d’avancer de manière déterminée pour la libération de notre camarade Georges Abdallah.

Nous reproduisons ci-joint l’appel de la Campagne Unitaire pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah pour un meeting à Paris samedi 02 février 2019, au C.I.C.P, à 18h00. 21, ter rue Voltaire – Paris, 11ème arrondissement – métro rue des Boulets (ligne 9).

Il est de nos luttes, nous sommes de son combat, libérons Georges Abdallah !

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Pas de débat avec les assassins du peuple !

Aujourd’hui, Macron a lancé sa « tournée des maires » en vue du « Grand débat » en allant à Grand Bourgtheroulde en Normandie. La ville a été quadrillée, des équipes de haute sécurié déployées et un état quasi-militaire imposé afin de garantir que la visite présidentielle « se passe bien ». C’est un exemple de la différence qui existe entre les masses partout où l’on se révolte, où l’on est injustement contrôlé, interpellé, arrêté, emprisonné, blessé, tué, et les dirigeants bourgeois, pour qui on met à l’arrêt et au pas militaire un village entier. Il est évident qu’on ne peut pas discuter avec ceux qui nous tirent dessus.

Pourtant, Macron et son gouvernement continuent leur enfumage avec leur « Grand débat ». Ce n’est rien de moins qu’une escroquerie de plus de leur part, nous faisant croire que la solution se trouverait dans le dialogue et la concertation.

Évidemment, ce sont eux qui fixent les règles et qui nous disent ce qu’on a le droit de dire ou pas. Le « Grand débat », censé apporter des solutions à nos problèmes ne va servir qu’à diviser le mouvement en l’orientant sur de fausses solutions, et ils essaieront alors de nous faire croire à une victoire de leur « démocratie » sur les « casseurs ».

Mais tout cela sert avant tout à cacher la vraie nature du système. La loi fondamentale du capitalisme, c’est que la bourgeoisie fasse le plus de profit dans un minimum de temps. Et ce profit, il vient de notre exploitation: travailleuses et travailleurs. Car la vérité, c’est que nous produisons toutes les richesses de ce système mais que ce sont les bourgeois qui ont la plus grosse part du gâteau. Nous n’avons que les miettes. Et Macron et son gouvernement sont là pour s’assurer que rien ne change dans l’ordre des choses. Pour cela ils sont prêts à tout.

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Sur le centenaire de la naissance du KPD

Entre le 30 Décembre 1918 et le 1er Janvier 1919, un congrès se tient à Berlin. Ce congrès va jeter les bases de la création du futur Parti Communiste d’Allemagne, plus connu sous abrégé KPD. ( Kommunistische Partei Deutschlands) L’histoire du KPD est d’une grande importance pour les communistes en Europe et elle l’est d’autant plus pour les forces qui œuvrent aujourd’hui à la reconstitution d’un authentique Parti Communiste en Allemagne. Sa courte période d’existence, de sa création en 1919 à son interdiction en 1933 (Puis de 1933 à 1945 dans sa lutte en totale clandestinité contre le nazisme) va profondément marquer la structuration du mouvement communiste en Allemagne, ses forces mais également ses faiblesses.

Pour nous marxistes-léninistes-maoïstes, il est important de tirer un bilan de l’activité du KPD durant ces années, d’en tirer des leçons pour notre pratique aujourd’hui. Il ne faut pas oublier que le KPD était considéré à juste titre comme le Parti le plus avancée de son époque en Europe, ce qui explique entre autre pourquoi au moment de l’arrivée au pouvoir du nazisme, une terrible répression va s’abattre sur lui et chercher à le faire disparaître par la force. Célébrer le centenaire de la naissance du KPD, c’est donc se souvenir de la lutte pour le socialisme, de la lutte antifasciste mené durant cette période et des martyrs tombés, soit sous les balles ou les coups des SA, ou les balles et les coups des sociaux-démocrates.

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