Déclarations Internationales MLM du 1er Mai : Journée Internationale des Travailleurs !

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

Oser lutter, oser vaincre!

En ce Premier Mai, les Partis et Organisations marxistes-léninistes-maoïstes du monde entier saluent notre classe, le prolétariat international, et les peuples et nations opprimées qui, au milieu d’une pauvreté croissante, de la faim, de la terreur et de l’agression impérialiste, luttent contre l’impérialisme, la réaction mondiale et révisionnisme. Nous réaffirmons une fois de plus notre engagement de ne jamais nous laisser aller tant que l’exploitation existe sur Terre et d’élever toujours plus haut nos bannières rouges avec le marteau et la faucille jusqu’à ce que l’humanité soit entrée dans le communisme.

Aujourd’hui, le jour de la lutte prolétarienne sur toute la planète, nous descendons dans les rues et marchons remplis de joie et de fierté en tant que militants. Nous portons un avenir radieux en nous. C’est un jour où nous rassemblons nos forces et évaluons la position de la lutte entre révolution et contre-révolution dans le monde.

La crise générale de l’impérialisme s’aggrave

Le monde est en crise. La crise générale et finale de l’impérialisme s’accentue dans un développement inégal. Il est devenu plus monopolistique, plus parasitaire, en décomposition et moribond. Toutes les contradictions sont aggravées. L’impérialisme est un cancer. En tant que bête blessée mortelle, il mène des guerres d’agression contre les nations du tiers monde et celles-ci prennent naissance dans un puissant mouvement de libération nationale avec luttes armées et Guerre Populaires. Le prolétariat, dans les pays impérialistes respectifs, stimulé par la grande exploitation et l’oppression, sort de sa longue léthargie en entreprenant d’importantes luttes revendicatives menant à la lutte politique. Les impérialistes se disputent dans une collusion et des luttes aigues qui montrent qu’entre eux il n’y a pas d’amis mais seulement des rivaux.

Avant même d’avoir résolu les problèmes de la crise mondiale de 2008, les instituts impérialistes eux-mêmes ont annoncé que l’économie mondiale allait vers de nouveaux problèmes. Selon eux, l’économie “a perdu de son élan”, les “incertitudes politiques” et les “incertitudes économiques” sur le Brexit feront en sorte que le rythme de la croissance économique “ralentira sensiblement cette année par rapport aux deux années précédentes”. La croissance relative du produit national brut de l’impérialisme américain n’a été obtenue qu’au prix d’une forte impulsion budgétaire qui contribue à creuser le déficit de la balance commerciale. L’OCDE annonce que «la croissance faiblit beaucoup plus que prévu en Europe» et avertit qu ‘«un ralentissement plus prononcé dans l’une des principales régions pourrait anéantir l’activité dans le monde entier».

Les rapports indiquent que l’Allemagne et le Japon perdent de vue leurs objectifs. La Chine avance dans sa décomposition et finira par faire faillite avant d’avoir atteint le rêve révisionniste d’être une puissance globale. Devant cette nouvelle crise cyclique au sein de la crise générale qui se produira quoi qu’il en soit, les économies impérialistes ne pourront pas utiliser la recette monétaire de la fiscalité, elles ne pourront pas relever leur économie à travers un endettement plus important, car dans tous ces pays, l’endettement a déjà atteint un niveau record.

Cela amène les nations impérialistes, en collusion et en lutte les unes avec les autres, à se décharger de plus en plus du poids de la crise sur le dos des travailleurs de leurs propres pays et particulièrement sur les économies des nations opprimées, par le biais de leurs caractère semi-féodal semi-colonial sur lequel se développe un capitalisme bureaucratique, aggravant encore l’exploitation et la dépossession des immenses masses de la paysannerie, de la classe ouvrière, de la petite bourgeoisie et de la bourgeoisie nationale de nos pays (NDLR : des pays opprimés).

Avec cela, toutes les principales contradictions du monde actuel sont aiguisées: la première contradiction, entre les nations opprimées et l’impérialisme; la deuxième contradiction entre la bourgeoisie et le prolétariat dans les pays impérialistes; et la troisième contradiction entre superpuissances et puissances impérialistes.

Chaque crise qui se produit dans les pays du capitalisme bureaucratique, de l’Amérique latine à l’Afrique en passant par l’Asie, aboutit à la même fausse propagande des fameux succès de la «lutte contre la pauvreté» dans le cadre des “objectifs du millénaire”, car avec la diminution des miettes obtenus par les États propriétaires terriens-bureaucratiques dans l’exploitation de la main-d’œuvre et des richesses naturelles de ces pays, l’argent destiné aux soi-disant “programmes sociaux” diminue et la pauvreté monte à nouveau en flèche. Cela montre que l’exploitation augmente, mais qu’il n’y a pas de développement économique, car l’impérialisme, la semi-féodalité et le capitalisme bureaucratique retiennent les forces productives de ces pays et ne produisent que plus de misère.

Dans les nations impérialistes, l’exploitation du prolétariat augmente également. Aux États-Unis, la croissance des inégalités et du pouvoir augmente le taux d’exploitation des capitalistes sur le prolétariat, qui est plus prononcé qu’en Europe. Dans les 30 ans qui ont précédé la crise de 2008, les salaires aux États-Unis ont stagné et les inégalités se sont creusées. Parmi les 1% des personnes les plus riches, on obtient plus en une semaine, que les 20% les plus pauvres en une année. Parmi les 0,1% des personnes les plus riches, on obtient plus en un jour et demi, que 90% des plus pauvres en une année. Et, pris ensemble, les 20% les plus riches gagnent plus que les 80% les plus pauvres. Le temps pendant lequel la main-d’œuvre est utilisée pour extraire la plus-value de l’ouvrier sur le temps de travail nécessaire augmente.

En outre, la répression violente exercée par les forces de répression de l’État Yankee s’accentue : la répression brutale, les persécutions, les emprisonnements massifs, même les assassinat systématique, et les crimes continus contre les masses les plus pauvres. Cela fait partie de la guerre contre le prolétariat et le peuple nord-américain, en particulier contre la population noire et les immigrants du tiers monde. Face à l’oppression, les masses se soulèvent dans la rébellion, dans des manifestations grandissantes et combatives des masses les plus exploitées et les plus opprimées.

L’inégalité concerne non seulement le revenu, mais se reflète également dans le niveau de vie, le problème de la sécurité des lieux de travail et le domaine de la santé. C’est bien pire pour les “ménages socialement faibles”. On constate une érosion dans les “secteurs intermédiaires”.

Sur cette base économique mondiale, les contradictions fondamentales sont aggravées, ce qui favorise davantage le développement inégal de la situation objective, de la situation révolutionnaire dans le développement inégal du monde.

L’impérialisme yankee est l’unique superpuissance hégémonique et principal ennemi des peuples du monde

Pour assurer son statut en tant que tel, l’impérialisme yankee assume le rôle de gendarme contre-révolutionnaire mondial. Il applique la politique “diviser pour mieux régner” à ses concurrents. Considérant que la Russie est faible et sur le point de continuer à s’effondrer, il vise à mettre fin à sa condition de superpuissance atomique, en considérant que l’application d’une réduction de la tension serait naïve, car cela retarderait l’effondrement de la Russie. L’annulation de l’accord SALT II est un exemple très clair de cette politique. Trump n’est pas un “idiot”. Il est à la tête de l’impérialisme yankee et ne poursuit pas d’objectifs stratégiques différents de ceux de ses prédécesseurs. Obama-Clinton ont cherché à accroître la tension et à provoquer la Russie, la considérant comme une puissance régionale. Ce qui explique l’ingérence de la Russie lors de la dernière élection présidentielle en faveur de Trump contre Clinton.

Les États-Unis, cherchant à imposer leur volonté à l’ensemble du monde, ont construit leur “nouvelle structure de défense”, pour laquelle ils ont divisé le monde en six sous-commandements de leurs forces armées. Sous leur état-major, ils cherchent à incorporer les armées, principalement des pays semi-coloniaux d’Europe, d’Asie, d’Amérique, d’Afrique, etc. En Eurasie, cette structure se superpose à la structure de l’OTAN. Tout cela dans une intense collusion et lutte avec leurs concurrents impérialistes.

Le débat sur l’OTAN entre les États-Unis et leurs “alliés” ainsi que celui sur la force de défense commune de l’UE se déroulent dans ce cadre. En cela, le Brexit est un coup dur pour les revendications de la France et de l’Allemagne. La demande d’Obama, puis de Trump, selon laquelle ses “partenaires” doivent augmenter les dépenses de défense, vise à donner une impulsion à l’économie yankee grâce aux achats militaires de ses “partenaires”.

Agissant avec arrogance et attitude impériale, les impérialistes yankees, avec leur politique l'”Amérique d’abord”, ont déclenché la prétendue “guerre commerciale” par laquelle – sous la menace de “l’augmentation des droits de douane” sur les importations – ils cherchent à imposer plus de réglementations favorables à leur capital financier en Europe, au Japon, etc., et cherchent, dans le cas de la Chine, à ouvrir progressivement ses réserves à la domination la plus profonde et la plus étendue de l’économie du pays. Tout cela sous le signe de la “libéralisation” de l’économie chinoise pour suivre les moules occidentaux du capitalisme, qui est motivée par sa tendance à adopter des formes bourgeoises au profit de la faction bureaucratique fasciste.

Les sanctions économiques appliquées à l’Iran, à la Russie, à la Corée du Nord et au Venezuela non seulement ruinent l’économie de ces pays, mais affectent également le commerce, l’industrie et les finances de leurs rivaux impérialistes. Ils ne peuvent rien faire contre l’hégémonie du capital financier yankee, qui se traduit par la prédominance du système financier des États-Unis, où New York est le principal centre bancaire et financier du monde, suivi de Londres, qui se traduit par la domination du dollar en tant que monnaie mondiale. Les sanctions économiques imposées par les impérialistes yankees expriment l’hégémonie du capital financier yankee au-dessus du reste, soutenues par son énorme appareil diplomatique et militaire de portée mondiale.

Les social-impérialistes chinois qui ont développé la restauration capitaliste associée à l’impérialisme yankee en paient le prix et sont les principaux débitaires du département du Trésor. Soumis de manière humiliante aux impérialistes yankees, ils ont été forcés d’adopter une nouvelle loi sur les investissements étrangers ouvrant à une plus grande intrusion et un plus grand champ d’action. Les États-Unis travaillent dur pour diviser l’UE et s’imposer sur l’Allemagne, notamment sur le fait que le principal impérialiste d’Europe occidentale puisse ou non acheter du gaz aux impérialistes russes.

Les impérialistes yankees intensifient leurs tentatives pour briser l’épine dorsale de l’impérialisme russe en contestant leurs domaines, provoquant des guerres civiles comme ils l’ont fait en Ukraine et en Syrie. Et ils cherchent à déstabiliser les anciennes républiques asiatiques de l’ex-URSS.

L’impérialisme yankee, en sa qualité de seule superpuissance hégémonique et de gendarme du monde, déchaîne, en collusion et en conflit avec les autres puissances impérialistes, sa guerre d’agression et de pillage contre les nations opprimées, aiguisant et accentuant la contradiction principale et alimentant la révolution dans les nations du tiers monde, qui se lèvent dans des luttes armées ardentes et des Guerres Populaires.

L’agression actuelle contre le Venezuela cherche à imposer un gouvernement fantoche en remplacement de l’actuel gouvernement de Maduro, ce qui changerait le statut semi-colonial du pays en colonial, en exerçant un monopole économique exclusif sur l’économie du pays. L’impérialisme yankee le fait, élevant sans vergogne sa “doctrine de Monroe”. En cela s’exprime en premier lieu la principale tendance historique, c’est-à-dire la contradiction entre les nations opprimées d’une part et les superpuissances et les puissances impérialistes de l’autre. Cela contribue à impulser la lutte anti-impérialiste sur le continent contre les Yankees.

Au Venezuela, la contradiction entre nation opprimée et impérialisme est devenue la principale. La domination de l’Amérique latine est la base stratégique de son hégémonie mondiale. L’agression impérialiste se produit au milieu d’une collusion et d’une lutte avec ses rivaux impérialistes (troisième contradiction, secondaire dans la situation actuelle du pays). Les concurrents impérialistes changent d’avis et se mettent en défense de leurs intérêts déjà établis et de leurs attentes futures. La Russie cherche à garantir ses investissements et à tirer parti de la situation pour apparaître en tant que défenseur du régime de Maduro et être considérée comme un intermédiaire pour une éventuelle “solution” négociée, qui devra être en échange d’un relâchement des sanctions à la Yankee ou pour le transfert des sanctions en Ukraine, etc. La Chine, sans soutien diplomatique, maintient ses attentes. L’Allemagne, l’Espagne et d’autres pays impérialistes de l’UE, qui ont à contrecoeur adhéré à la “reconnaissance” de la marionnette Guaidó, prennent leurs distances avec une invasion militaire.

Pour le peuple de la nation vénézuélienne, cela correspond à résister et à rejeter la capitulation sous prétexte d’un “accord négocié”. Nous pouvons comprendre les limitations de classe présentes objectivement dans la lutte contre l’agression impérialiste, mais nous devons lutter contre la capitulation et la trahison.

Les nations opprimées sont la base de la révolution mondiale

Les masses les plus profondes et les plus larges se battent tous les jours, car c’est leur seul moyen de sortir de cet enfer, qui est au même moment le paradis sur terre pour la bourgeoisie et ses grands laquais bourgeois et propriétaires terriens des nations opprimées.

Nous le voyons partout dans le monde, tant dans les pays opprimés que dans les pays impérialistes. Mais les nations opprimées sont à la base de la révolution mondiale en raison du poids des masses et de l’apparition des plus grandes tempêtes révolutionnaires là bas, car leurs conditions de vie ne correspondent pas à l’état actuel du développement de la civilisation et des forces productives du travail social mondial.

Il est nécessaire de mieux comprendre le rôle qu’elles jouent et de ne pas avancer qu’il y aurait des révolutions démocratiques arriérées, et que les plus avancées seraient les révolutions socialistes. En réalité, dans les pays opprimés, des révolutions démocratiques d’un nouveau type se dessinent. Ce sont des révolutions dirigées par le prolétariat à travers ses partis communistes avec la guerre populaire, identiques aux révolutions socialistes et culturelles que nous devons faire jusqu’à ce que nous entrions tous dans le communisme.

Il faut tenir compte du fait que le tiers monde est composé des nations opprimées d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et même d’Europe. Dans tous ces pays, la lutte de la paysannerie pour la terre et contre la dépossession qu’elle a subie afin de développer de grands projets miniers ou agro-extractifs, afin de réimposer le capitalisme bureaucratique à la campagne, a été réactivée, constituant le base nécessaire que les maoïstes doivent élever vers la lutte politique pour le pouvoir, en les intégrant à la tâche de la lutte pour la constitution ou la reconstitution des partis communistes qui dirigent la construction d’une armée d’un type nouveau et le front de toutes les classes révolutionnaires initier des guerres populaires et développer plus avant les guerres populaires en cours.

Dans les Balkans, les mobilisations de masse sont en augmentation. Au Moyen-Orient, l’impérialisme yankee a tenté de balkaniser la région entière – comme il le faisait auparavant en Irak – depuis la Syrie, mais a subi un revers face à l’impérialisme russe. De la Turquie à l’Afghanistan, les masses luttent à différents niveaux de lutte armée. Nous avons là la guerre populaire en Turquie et les guerres de libération nationale en Irak ou en Afghanistan contre les impérialistes et leurs laquais, qui mènent leurs guerres d’agression contre ces nations opprimées, où la paysannerie constitue la principale masse de ces luttes.

La rébellion contre le géniteur de la chien de garde génocidaire sionniste des Yankees en Palestine s’enflamme. Au Yémen, la marionnette Yankee al Saud pensait gagner un jeu facile, mais il n’existe plus qu’un camp de la mort géant où les masses meurent pour les intérêts impérialistes.

En Algérie et dans toute l’Afrique du Nord, les peuples luttent, mais le manque de leadership prolétarien est perceptible, c’est pourquoi cette lutte permet aux factions des grands bourgeois et des propriétaires terriens à régler leurs différends. En Libye, le peuple doit faire face aux conséquences de la guerre de l’OTAN.

Coup par coup contre l’occupation militaire, le peuple malien s’oppose aux agresseurs étrangers. Les impérialistes français, allemands, etc. agissent également dans la collusion et luttent pour faire valoir leurs intérêts tout en poursuivant le génocide des masses de migrants à travers la Méditerranée. La guerre civile se poursuit en Somalie, au Congo et dans de nombreux autres pays. Les Yankees, avec leur commandement africain, n’y ont jamais établi leur “ordre” et la collusion et la lutte avec l’impérialisme français se poursuivent.

Sur tout le continent, les masses mènent une lutte armée, bien que sous des bannières réactionnaires. Le Parti communiste est nécessaire pour donner une nouvelle direction à la lutte, d’où l’importance de la nouvelle organisation internationale des maoïstes.

En Ukraine, une guerre est menée dans laquelle l’imperialisme yankee s’immisce dans une zone considérée comme stratégique pour l’impérialisme russe, en fermant le siège contre eux. Les masses de ce pays sont massacrées par une guerre entre ces impérialistes. Les masses des soi-disant républiques populaires de l’est de l’Ukraine manifestent également leur haine contre la faillite du révisionnisme en Union soviétique et soulèvent la bannière et les images du grand Lénine et du camarade Staline.

Dans la Chine social-impérialiste, la lutte du prolétariat et des masses paysannes est réactivée pour défendre les quelques droits qui restent de la période du socialisme. Ils montrent des signes de reconversion du président Mao et de reconstitution de son parti afin de faire de la contre-restauration par le biais de la guerre populaire.

Révolution et contre-révolution dans les pays impérialistes occidentaux

Dans tous les pays impérialistes occidentaux, à la suite du processus de réactionnarisation de l’État bourgeois, la démocratie parlementaire est en crise, comme il a été montré, la participation électorale a atteint un niveau critique. La “réponse” est l’émergence des soi-disant “partis populistes”.

Les soi-disant “partis populistes” sont présentés comme une alternative, comme quelque chose de nouveau, mais ils ne peuvent être qu’au service de la dictature bourgeoise, dans l’attente de l’évolution de la situation révolutionnaire dans le pays, pour résoudre leur situation ambivalente et avec le soutien des représentants les plus en vue de l’oligarchie financière et des forces armées et autres appareils répressifs de l’État, pour appliquer le fascisme ouvert.

A travers ces “partis populistes”, le fait est exprimé que les oppresseurs ne peuvent pas continuer à gouverner comme avant, car la base politique de l’Etat est brisée. Pour le moment, ils empêchent les institutions parlementaires de fonctionner comme avant. Ceci est visible dans divers pays, tels que la Suède et l’Allemagne, où pendant longtemps après les élections les partis n’ont pas été en mesure de former un gouvernement, ou au Royaume-Uni, où le soi-disant Brexit met le Parlement hors de contrôle .

Les masses ne sont pas stupides, elles le réalisent et ne seront pas dupées encore et encore. Même au Canada, Trudeau, «libéral, moderne et progressiste», s’est révélé être corrompu.

Il ne faut pas oublier que l’Etat bourgeois est en train de faire face au danger d’affronter la révolution, l’obligeant à prendre davantage de mesures pour restreindre et étouffer les luttes. Ce n’est pas que les libéraux fassent un bond en avant vers le fascisme, mais que des lois restrictives préparent le terrain.

La nouvelle grande vague de la révolution prolétarienne mondiale gagne chaque jour plus de force

En France, les milliers de gilets jaunes sont dans les rues et se battent depuis plusieurs mois, chaque semaine, pour lutter contre l’impérialisme français. Partout dans le pays, de Paris à Marseille et dans des dizaines de petites ou de grandes villes, les masses se lèvent non seulement pour lutter contre des mesures d’exploitation accrues, mais également contre le système lui-même.

Ils le font malgré tous les efforts de l’État français, qu’il s’agisse des carottes comme les primes de Macron ou de bâtons comme la violence policière. Et au milieu de cette lutte acharnée, la bannière rouge avec la faucille et le marteau flotte. Cela démontre la nécessité de développer la lutte revendicative en termes de pouvoir. C’est un principe politique de travail de masse d’une grande importance pour la reconstitution du Parti communiste et la préparation de l’initiation de la guerre populaire.

La lutte revendicative est nécessaire, mais nous devons l’appliquer de manière communiste – avec des politiques opposées à l’opportunisme et au révisionnisme, en appliquant une ligne de classe et en l’élevant par des actions. Développons la lutte revendicative au service du pouvoir!

Le mouvement de libération nationale irlandais porte de nouveaux coups contre les impérialistes anglais, relançant la lutte armée du peuple irlandais qui n’a jamais disparu. Dans l’État espagnol, la lutte pour l’autodétermination gagne du terrain, comme au Pays Basque ou en Catalogne.

Les Guerres Populaires dans le monde sont un flambeau lumineux qui éclaire les luttes armées qui libéreront les masses

A nouveau dans le tiers monde, nous voyons les guerres populaires dans le monde, en Inde, au Pérou, aux Philippines et en Turquie comme un flambeau éclairant les luttes armées que les masses mènent déjà contre l’impérialisme dans divers endroits. Dans ces guerres populaires, sous la direction du prolétariat et de son parti, la paysannerie est la force principale. Pour mettre fin aux trois montagnes qui oppriment le peuple et les nations (semi-féodalité, capitalisme bureaucratique et impérialisme) et faire la révolution démocratique à travers la guerre populaire, il est nécessaire d’élever les paysans en rébellion armée pour conquérir le nouveau pouvoir par la voie d’entourer les villes par les campagnes, en appliquant une guerre populaire unifiée, la campagne étant la scène principale et les villes le complément nécessaire. Avec les guerres populaires déjà en cours et auxquelles se joindront celles à venir, nous allons passer à la guerre populaire mondiale, avec laquelle nous allons balayer l’impérialisme et la réaction mondiale de la face de la Terre.

L’héroïsme des communistes, des combattants et des masses qui ont donné leur vie dans cette guerre populaire confrontée à la guerre contre-révolutionnaire génocidaire est un exemple pour tous les communistes. Il faut les soutenir de toutes les manières possibles, ce qui correspond à déclencher la guerre populaire dans notre propre pays.

En bref: toutes les contradictions fondamentales dans le monde s’intensifient, la révolution est la principale tendance – historique et politique – et les masses exigent d’organiser leur rébellion. La nouvelle grande vague de la révolution mondiale prolétarienne, qui se développe au stade de l’offensive stratégique, gagne de plus en plus de force.

Les nations opprimées démontrent qu’elles sont à la base de la révolution mondiale et au centre de la tempête révolutionnaire, en raison du poids des masses où la force principale est constituée par le paysan avec sa revendication séculaire: “La terre à ceux qui la cultivent”

La lutte paysanne s’intensifie au Pérou, aux Philippines, au Brésil, au Mexique, au Chili, en Colombie, en Équateur, au Paraguay, dans les pays asiatiques et en Afrique.

La contradiction entre les nations opprimées, d’une part, et l’impérialisme, de l’autre, est la principale. Elle est aggravée, d’une part, par les guerres d’agression, d’autre part, par la résistance nationale armée des masses, en particulier par la guerre populaire au Pérou, en Inde, aux Philippines et en Turquie.

Les conditions objectives pour une avancée audacieuse, un grand saut, sont à portée de main. Ce qui est requis, c’est que les communistes s’acquittent de la tâche stratégique de reconstitution du Parti communiste et fassent un pas en avant dans la réunification des communistes au niveau mondial.

Célébrer le centenaire de la fondation de l’Internationale communiste signifie se battre sans réserve pour une Conférence maoïste internationale unifiée des maoïstes du monde et une nouvelle organisation internationale du prolétariat

En 1919, pendant la guerre civile, Lénine, au front des communistes du monde, fonda la IIIème Internationale communiste.

Marx et Engels ont fondé l’Association internationale des travailleurs. La IIeme Internationale a été dirigée par Engels dans les derniers jours de cette vie. La IIIeme Internationale, fondée par Lénine, a en fait été la seule Internationale communiste. Les autres s’arrêtaient à l’Europe.

L’Internationale Communiste a eu une vie complexe et difficile, subissant la perte de son créateur et la perte de dirigeants avec une splendeur ayant de grandes répercussions, leaders d’un type qui ne se produit pas à n’importe quel moment.

Lénine considérait l’Internationale comme une machine de guerre pour la révolution mondiale, un parti communiste mondial avec ses sections, constitué par les partis communistes de chacun des pays, un outil nécessaire à la lutte pour l’émancipation du prolétariat international et la libération des opprimés peuples et nations.

Sous la direction du camarade Staline, l’Internationale communiste a dû se développer dans des circonstances telles que le socialisme dans un seul pays, entouré par l’impérialisme, dans une dure lutte interne qui a duré jusqu’en 1937. En outre, il y avait l’émergence du fascisme et le travail sinistre de la social-démocratie, de cette internationale socialiste pourrie avec des partis communistes faibles et inexpérimentés, qui n’étaient pas capables d’oser prendre les armes, des partis avec des dirigeants opportunistes (Togliati, Thorez, etc.). ). L’action néfaste des trotskystes, des hommes de mots vides, qui ont eu le culot de créer un artifice, leur “Quatrième Internationale”.

L’Internationale a contribué à répandre le communisme dans le monde, à créer des partis de type nouveau, mais ils n’ont pas été en mesure d’assimiler l’expérience du parti bolchevique, car le problème était de savoir comment appliquer la révolution dans chaque pays. D’où la grandeur du président Mao Zedong contre les approches révisionnistes de Togliatti et Thorez sur le front, qui cherchaient à maintenir l’ordre et non à le renverser et à se concentrer uniquement sur la lutte contre le fascisme.

Il nous appartient de faire une évaluation de l’Internationale communiste, en particulier de son VII. Congrès, lié à la guerre mondiale et du rôle du camarade Staline. En 1943, l’Internationale fut dissoute et un Comité d’information fut créé.

D’autres initiatives, et en particulier l’expérience du RIM, ont contribué de manière positive à la lutte pour la réunification du Mouvement communiste international, mais aucune n’a été en mesure de jouer un rôle similaire à celui de l’Internationale communiste de Lénine et Staline. Les communistes du monde luttent pour surmonter cette situation.

Il y a des partis communistes qui mènent les guerres populaires, mais il est nécessaire que les communistes du reste du monde constituent ou reconstituent leurs partis communistes et engagent la guerre populaire le plus rapidement possible. Nous constatons des progrès dans la réalisation de cette tâche principalement en Amérique latine, en Europe et des développements positifs en Amérique du Nord et en Asie.

La vérité universelle du marxisme-léninisme-maoïsme, principalement du maoïsme, doit être appliquée de manière créative aux conditions concrètes de chaque pays, générant une pensée directrice de la révolution, établissant les lois spécifiques qui régissent la révolution dans le pays en question. Dans la période actuelle du processus de reconstitution des partis, certains se plaignent de “dogmatisme” et de “copie”, mais ils “oublient” qu’en tant que communistes, nous devons commencer par appliquer le marxisme et non le révisionnisme, et que c’est dans la pratique que nous apprenons les lois spécifiques de la révolution dans le pays où l’on opère.

Nous avons besoin de partis communistes qui sont des machines de guerre, des partis marxistes-léninistes-maoïstes militarisés qui, au milieu d’actions à caractère belligérant et de masse, traversent toutes les transformations et les changements qui leur permettent de mener la guerre populaire dans leur pays. Seuls les partis, qui sont la négation complète des partis légalistes et économistes révisionnistes, expriment la pleine unité de la théorie et de la pratique maoïstes. Seuls ces partis sont capables de mobiliser, de politiser, d’organiser et d’armer les masses qui développent déjà partout leur lutte de résistance spontanée et non organisée contre l’impérialiste.

Ceux qui ne le voient pas sont aveugles à la lutte des masses. Par conséquent, la tâche des communistes est de donner à cette lutte une forme organisée et un caractère conscient en prenant l’initiative en développant la lutte offensive pour le pouvoir de manière planifiée, permettant aux forces révolutionnaires de résister à la contre-offensive de l’ennemi. Par conséquent, les communistes doivent appeler les masses à: Combattre et résister!

Les communistes doivent aller de l’avant dans ce projet, en étant un modèle pour les masses. Oser lutter et oser vaincre ! C’est l’esprit que chaque communiste doit incarner, pour prendre d’assaut le ciel.

Le développement de la situation objective, les luttes des masses, les luttes armées et les avancées dans la constitution / reconstitution du parti communiste dans le monde et dans la lutte contre la dispersion au sein du Mouvement Communiste International, dans l’unification des maoïstes sur la base des principes, la lutte des deux lignes et dans la lutte des classes ainsi que dans les campagnes et les événements internationaux montre une avancée palpable dans l’union sous le maoïsme. Nous sommes donc en mesure de faire un pas de plus en avant dans la réunification du MCI au sein d’une nouvelle organisation internationale, sur la voie d’une nouvelle Internationale communiste.

L’appel à une conférence internationale maoïste unifiée est un cri de guerre audacieux pour surmonter la dispersion du Mouvement communiste international et l’unifier sur la base du marxisme-léninisme-maoïsme, principalement du maoïsme, de la lutte contre le révisionnisme et du service de la révolution prolétarienne. Bien sûr, cette tâche n’est pas aisée et le révisionnisme et l’opportunisme font tout ce qui est en leur pouvoir pour poser des problèmes, faire obstruction et saboter tout ce qu’ils peuvent; Mais les communistes sont là pour résoudre les problèmes, abattre les murs, déplacer les montagnes et écraser le révisionnisme et l’opportunisme.

Unissons-nous sous le maoïsme!

Avancez vers la Conférence maoïste internationale unifiée!

Vive l’invincibilité de la guerre populaire!

1er mai 2019

Signataires:

Parti Communiste d’Equateur – Soleil Rouge

Mouvement Populaire du Pérou (Comité de Réorganisation)

Parti Communiste du Brésil (Fraction Rouge)

Fraction Rouge du Parti Communiste du Chili

Organisation Maoïste pour la Reconstitution du Parti Communiste de Colombie

Noyau Révolutionnaire pour la Reconstitution du Parti Communiste du Mexique

Parti Communiste de Turquie/Marxiste-Léniniste*

Comité Drapeau Rouge, République Fédérale d’Allemagne

Parti Communiste Maoïste

Collectif Drapeau Rouge, Finlande

Comités pour la Fondation du Parti Communiste d’Autriche (Maoïste)

Servir le Peuple – Ligue Communiste, Norvège

Comité pour la Reconstitution du Parti Communiste des USA

* Le TKP/ML considère le terme Tiers-Monde comme un terme incorrect politiquement qui ne devrait être utilisé qu’entre guillemets

Le système impérialiste continue de traverser une crise profonde. Les tentatives actuelles des impérialistes et des réactionnaires de la traiter et de la vaincre sont infructueuses et elle va s’approfondir et s’étendre.

La crise, apparue dans le domaine de la finance, trouve sa cause dans la production et entraîne aujourd’hui une nouvelle récession. Les disputes et les contradictions mondiales inter-impérialistes deviennent plus nettes. Ces nouveaux conflits commencent comme une guerre commerciale, puis se transforment de plus en plus en contradictions géostratégiques politico-militaires, entraînant et amplifiant des guerres d’agression, d’occupation et de proxy dans des pays opprimés par l’impérialisme et renforçant la tendance à une nouvelle guerre mondiale directe entre les nations impérialistes pour la répartition du monde.

Approfondir et élargir la crise impérialiste signifie que les impérialistes et réactionnaires continuent de surcharger ce poids sur les épaules des prolétaires et des masses des peuples. Cela signifie un fossé croissant entre la richesse d’une poignée de pays impérialistes et la pauvreté des trois quarts de l’humanité dans les pays opprimés par l’impérialisme et, au sein de chaque pays, entre les classes dirigeantes et les prolétaires, les paysans et les masses exploitées. La contradiction devient plus nette entre les peuples opprimés et les nations impérialistes du monde, ainsi que la contradiction des capitalistes avec les prolétaires et les masses populaires des pays impérialistes.

Les politiques de l’impérialisme exacerbent et rendent l’impact du système de plus en plus désastreux en termes de catastrophes environnementales et naturelles.

Dans les pays impérialistes, la tendance au fascisme et à la dictature ouverte progresse.

Dans les pays opprimés par l’impérialisme, où les régimes au pouvoir ont toujours été réactionnaires et subordonnés aux puissances impérialistes, les illusions sur les gouvernements nationaux, populaires et anti-impérialistes s’effondrent et les dictatures à caractère ouvertement fasciste et militaire progressent

L’impérialisme est la misère, la réaction et la guerre. Le développement, la richesse, la démocratie et la paix, la sauvegarde de la santé et de l’environnement se révèlent de plus en plus incompatibles avec la règle du système impérialiste.

Contre ce système et sa crise, les prolétaires et les peuples se rebellent à la fois dans les pays impérialistes et dans les pays opprimés par l’impérialisme. Les conditions objectives de la lutte de classe, de la lutte de libération nationale, de la guerre populaire se précisent.

Sur le plan subjectif, le prolétariat et ses organisations marxistes-léninistes-maoïstes (MLM) sont encore en retard dans l’élaboration de stratégies, de tactiques et d’organisations et ne sont pas à la hauteur des défis posés par la situation objective à la fois dans les pays impérialistes et dans les pays. opprimé par l’impérialisme.

Les classes dirigeantes du monde entier ont de plus en plus recours au fascisme pour imposer leurs projets et leur puissance, ainsi que pour détourner le mécontentement croissant et la résistance des masses populaires.

Les rébellions des masses dans les pays opprimés par l’impérialisme sont menées par des secteurs toujours liés à l’une ou l’autre fraction de la grande, petite ou moyenne bourgeoisie, voire aux forces féodales ou à l’un ou l’autre impérialisme et ne pouvant trouver le chemin d’une véritable lutte révolutionnaire pour la nouvelle démocratie et le socialisme.

Dans les pays impérialistes, même si la lutte du peuple s’intensifie, comme en France, la démagogie fasciste-populiste progresse et les vagues d’immigration, provoquées par l’impérialisme, sont utilisées pour détourner la colère des masses non vers la domination des forces bourgeoises en place, mais envers les migrants, provoquant une guerre entre les pauvres.

Dans cette situation nationale et mondiale, la tâche des forces communistes, révolutionnaires et progressistes dans le monde est énorme.

C’est affirmer la vérité irréfutable que la seule alternative à l’esclavage, à l’exploitation, à l’oppression, à la domination, à la misère, à la discrimination, aux dévastations, aux crises et aux guerres créés par le capitalisme dans le monde d’aujourd’hui est le socialisme et le communisme.

C’est développer et construire les partis de la classe ouvrière, les ancrer parmi les masses; mener une lutte acharnée dans les rangs des masses pour l’indépendance politique et idéologique du prolétariat, fondée sur le marxisme-léninisme-maoïsme; c’est construire des organisations de masse sous la direction de ces partis, capables de diriger et d’arracher les secteurs en difficulté des masses sous l’influence du fondamentalisme réactionnaire pan-islamiste, des forces fascistes et populistes ainsi que des vestiges des forces social-démocrates et réformistes; c’est lutter contre l’économisme, le légalisme, le chauvinisme impérialiste.

C’est organiser le prolétariat et la résistance des masses aux guerres réactionnaires internes et, lorsque la guerre impérialiste avance, faire des préparatifs sérieux et déterminés, la transformer en révolution; construire les forces militantes et combattantes des masses pour répondre à la répression étatique et lutter contre les groupes fascistes; diriger et ouvrir la voie à une véritable lutte révolutionnaire visant à renverser l’impérialisme, ses États, ses gouvernements et à établir le pouvoir prolétarien.

Cette bataille, à mener dans chaque pays, exige, dans le contexte international actuel, une vision internationale, des liens internationaux, une bataille commune au niveau international du prolétariat et des peuples opprimés.

Le prolétariat est une classe internationale. C’est la classe la plus révolutionnaire. Il ne peut se libérer qu’en remplissant sa mission d’émanciper l’humanité tout entière, une tâche mondiale à mener conduisant la révolution socialiste mondiale à la victoire, détruisant le système impérialiste et toute la réaction et progressant ainsi vers le communisme.

Cette année marque le 100e anniversaire de la Fondation de la Troisième Internationale Communiste, fondée par Lénine et dirigée par Staline.

C’était la forme la plus haute d’internationalisme prolétarien et d’organisation internationale du prolétariat en tant que classe mondiale.

Comme le soulignait Lénine:

“L’Internationale Communiste a commencé à donner effet au slogan fondamental de Marx, le slogan qui résume le développement séculaire du socialisme et du mouvement de la classe ouvrière, le slogan qui est exprimé dans le concept de la dictature du prolétariat.”

(La troisième internationale et sa place dans l’histoire 1919)

La grande épopée de sa fondation, de son développement et de son efficacité aux quatre coins du monde a représenté l’avancée la plus gigantesque pour le prolétariat et le mouvement communiste international. Cela a permis d’étendre la signification historique mondiale de la révolution d’Octobre et de construire de véritables partis communistes aux quatre coins du monde. Elle a traité et résolu tous les problèmes de tactique et de stratégie nécessaires à la victoire du prolétariat dans les pays impérialistes ainsi que dans les pays opprimés par l’impérialisme. Cela a permis aux prolétaires et aux peuples du monde de s’unir dans la bataille grandiose et historique pour vaincre la seconde guerre mondiale impérialiste et vaincre le fascisme-nazi. Elle fournissait l’héritage historique, théorique et politique sur lequel se fondait la lutte théorique, politique et organisationnelle contre l’émergence du révisionnisme développé dans le mouvement communiste international, même après sa dissolution, contre l’abandon de la dictature du prolétariat et du socialisme et le chemin de révolution pour la démolition violente de l’Etat bourgeois.

Mao Zedong a déclaré:

“Pendant toute son existence, elle a rendu les services les plus utiles pour aider chaque pays à organiser un parti ouvrier véritablement révolutionnaire, et a également énormément contribué à la grande cause de l’organisation de la guerre antifasciste.”

(Discours aux cadres du Parti communiste, 26 mai 1943).

Mao Zedong a également développé un résumé critique de ses erreurs et de ses faiblesses, ainsi que de la construction socialiste en URSS, jusqu’à la Grande Révolution culturelle prolétarienne, un pas en avant qui a inspiré la vague de rébellions gigantesque des années 70.

La prise en charge de tout cet héritage historique est aujourd’hui plus que jamais nécessaire pour un réel progrès du mouvement ouvrier international et du mouvement communiste MLM afin d’éliminer, par le biais de la lutte idéologique active et de la lutte de deux lignes, les influences du révisionnisme de droite – opportunisme qui mène à la capitulation et aussi, en tant qu’ennemi secondaire mais nuisible au but recherché, l’opportunisme “de gauche”, le dogmatisme et le révolutionnisme petit-bourgeois.

En ce 1er mai, les authentiques communistes MLM appellent à:

  • une unité fondée sur le marxisme-léninisme-maoïsme, sur le chemin de la guerre populaire pour le développement de la révolution prolétarienne mondiale. Une unité qui développera l’entraide et la coopération pour faire des pas en avant communs dans la construction de partis prolétariens capables de mener la lutte de classe à travers l’expérience directe des prolétaires et des peuples, vers le développement de nouvelles révolutions démocratique et socialistes.
  • une unité d’action dans les champs fondamentaux de la lutte de classe, tant dans les pays impérialistes que dans les pays opprimés par l’impérialisme: le soutien à la Guerre Populaire en Inde, aux Philippines et dans tous les pays, Pérou, Turquie, etc. Le chemin de la guerre populaire se développe à différents stades; la défense et la libération des prisonniers politiques et des prisonniers de guerre dans le monde; le développement du front antifasciste et anti-impérialiste; l’unité des organisations syndicales de classe; le développement de la lutte des femmes et des organisations révolutionnaires féministes prolétariennes…

C’est pour atteindre ces objectifs que nous avons besoin aujourd’hui de la Conférence conjointe internationale des partis et organisations MLM avec des réunions et des discussions sur le contenu et les sujets des tâches politiques et idéologiques.

En cette année du centenaire de la Troisième Internationale communiste, organisons cette année une réunion préparatoire en vue de la présente Conférence internationale !

LUTTONS CONTRE L’IMPERIALISME DANS TOUS LES COINS DU MONDE !

SOUTENONS LA LUTTE DE LIBÉRATION DES PEUPLES ET INTENSIFIONS LA LUTTE DE CLASSE DANS LES PAYS IMPÉRIALISTES !

ARRÊTONS LA MARCHE DES FORCES FASCISTES DANS TOUS LES DOMAINES !

LUTTONS CONTRE LA VOIE PARLEMENTAIRE RÉFORMISTE ET POPULISTE, SELON LES CONDITIONS SPÉCIFIQUES DE CHAQUE PAYS !

CONSTRUISONS DES PARTIS COMMUNISTES DANS LE FEU DE LA LUTTE DE CLASSE ET ETROITEMENT LIÉS AUX MASSES !

ÉTABLISSONS LA VOIE DE LA GUERRE POPULAIRE COMME VOIE DE LA RÉVOLUTION NOUVELLE DÉMOCRATIQUE ET DE LA RÉVOLUTION SOCIALISTE CONFORMÉMENT AUX CONDITIONS DE CHAQUE PAYS !

VIVE L’INTERNATIONALISME PROLETARIEN !

VIVE LE 100ème ANNIVERSAIRE DE LA TROISIEME INTERNATIONALE COMMUNISTE ET DE SES LEÇONS STRATEGIQUES ET TACTIQUES IMMORTELS!

VIVE MARXISME-LÉNINISME-MAOÏSME!

Signataires :

Comité pour la Construction du Parti Communiste Maoïste, Galice, État espagnol

Parti Communiste (maoïste) d’Afghanistan

Parti Communiste du Népal (Révolutionnaire Maoïste)

Parti Communiste de Turquie/Marxiste-Léniniste (Comité international)

Démocratie et lutte de classe, Etat britannique

Parti communiste maoïste – Italie

Parti Communiste Maoïste – Etat français

Parti Communiste Maoïste de Manipur

Ligue Révolutionnaire Maoïste – Sri Lanka

Nouveau Parti Communiste – Tunisie (en fondation)

Parti El Kahedin – Tunisie

Parti Communiste Révolutionnaire (PCR-RCP Canada)

Jeunesse Rouge – Allemagne

Union Ouvrière Communiste (MLM) – Colombie

La Voie des Travailleurs – Malaisie

Camarade Jorge Alberto Cruz Torres : Présent !

Nous partageons la peine de nos camarades du Mexique (Oaxaca), qui ont perdu l’un des leurs, le Camarade Jorge A. Torres. Le Camarade Jorge Cruz avait traduit de nombreux textes du Parti Communiste maoïste pour nos camarades du Mexique. Nous partageons la traduction de leur appel ci-dessous.

Camarade Jorge Cruz, Présent !

Le prolétariat et les masses populaires de notre pays subissent une nouvelle perte dans nos rangs avec le décès du camarade Jorge Alberto Cruz Torres, qui s’est distingué par son travail infatigable en tant que professeur et éducateur au service de la classe ouvrière.

Pendant qu’il travaillait pour notre organisation démocratique, Torres a fait preuve d’honnêteté et d’humilité en partageant ses connaissances au plus profond des masses, que ce soit lors de conférences, dans les chaires d’université ou les magasins, lors des réunions réunions dans des huttes en roseaux et feuilles de palmier, des tentes aux salles de classe en plein air dans les communautés rurales et urbaines.

Esprit toujours attentionné, Torres s’est associé à la lutte pour la défense de la terre, en participant notamment au Campamentos en Defensa de la Tierra y el Territorio, une organisation démocratique de paysans de Tehuantepec, partageant ses connaissances avec les agriculteurs et les pêcheurs pauvres, et s’entourant ainsi des riches expériences de la communauté en difficulté. Jorge Alberto a affirmé que c’était ainsi qu’on formait une nouvelle culture dirigée par les opprimés et il a appris/développé la ligne de masse, consistant à porter la politique des masses vers les masses.

Dans son travail, il a promu le maoïsme en tant que troisième et plus haut stade du marxisme, en le mettant en pratique et en le prêchant à ses étudiants de troisième cycle en défense inébranlable de l’idéologie du prolétariat contre les libéraux et les révisionnistes qui tentent de faire des universités publiques un sillon pour le droitisme.

En tant qu’intellectuel au service des travailleurs, il a visité des communautés de pêcheurs en bord de mer, des communautés agraires dans les collines, les montagnes et la jungle, ainsi que dans différentes colonies et agglomérations illégales où les masses pauvres de la ville se battaient pour le droit au logement tout en revendiquant la lutte pour le droit au pouvoir.

Il a participé activement à la lutte contre la «réforme de l’éducation» mal nommée. Il était aussi un internationaliste solidaire des luttes prolétariennes à travers le monde, particulièrement attiré par les «Gilets Jaunes» en France, en particulier avec le Parti communiste maoïste (PCM), pour lequel il ressentait une affinité particulière due à ses connaissances de langue. Il prêtait ses services en tant que traducteur en espagnol pour le PCM, dont les travaux ont été publiés dans nos médias.

Depuis ses débuts dans le mouvement, le camarade Jorge Alberto était un étudiant passionné de la révolution démocratique en Corée, admirant la vie et les œuvres de Kim Il Sung, mais aussi un critique acharné du droitisme du Parti du Travail de Corée dans la République populaire démocratique de Corée. Ce parti, avec la montée du révisionnisme au pouvoir, a permis de restaurer le capitalisme sous une terminologie «révolutionnaire» et des thèses étrangères au marxisme-léninisme-maoïsme ou, pour reprendre les mots de nos camarades “Ils n’ont servi qu’à légitimer l’illégitimité et à déshonorer le peuple coréen et le processus héroïque de la révolution prolétarienne qui doit renaître avec des caractéristiques socialistes.”

Il a toujours porté le prolétariat international dans son cœur et dans son esprit; la plus haute valeur de l’humanité, la lutte pour établir le pouvoir prolétarien, la rupture du statu quo et de ses paradigmes: la révolution prolétarienne mondiale.

La dernière action importante de notre cher camarade a eu lieu lors de la première phase de notre Journée de la justice et des droits des peuples, en mars dernier, où lui et un groupe d’intellectuels ont fait une présentation devant des centaines de villageois, pêcheurs, autochtones, travailleurs, jeunes pauvres et femmes de la ville, prenant la parole à l’occasion du centenaire de la fondation de l’Internationale communiste et du centenaire de la constitution du Parti communiste du Mexique.

Il est toujours valable et absolument nécessaire d’honorer tous les camarades tombés au combat, des personnes tombées sous les balles de nos ennemis de classe à celles qui sont décédées de causes naturelles, en rêvant objectivement à l’avenir radieux de notre classe et des nations opprimées, tout comme notre camarade Jorge Alberto Cruz Torres.

Nous maintenons les enseignements du président Mao Zedong: “Mourir pour le peuple est plus lourd que le mont Tai, mais travailler pour les fascistes et mourir pour les exploiteurs et les oppresseurs est plus léger qu’une plume.” Notre camarade est mort en défendant le peuple, sa mort pèse donc plus lourd que la plus haute montagne de ce pays.

Le camarade Jorge Cruz vit dans la lutte!

Résolution du IVème Meeting des partis et organisations marxistes-léninistes-maoïstes en Europe

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

Déclaration de solidarité de classe avec le Parti Communiste maoïste (PCm) dans l’État français
IVème Meeting des partis et organisations marxistes-léninistes-maoïstes en Europe

Avançons dans les manifestations de masse déterminées dans l’Etat français!
Reconstruisons le Parti communiste au milieu des tempêtes de la lutte des classes!

“Le marxisme comporte de multiples principes, mais ils peuvent tous se ramener en dernière analyse à une seule phrase : on a raison de se révolter”
– Président Mao Zedong

Les longues manifestations brûlantes de la classe ouvrière et des masses dans l’État français témoignent remarquablement de ces paroles puissantes du président Mao Zedong. En tant qu’inspiration puissante des opprimés et des exploités de toute l’Europe, elles montrent avec force que la révolution est la tendance principale de l’époque actuelle et que les impérialistes sont de plus en plus obligés de réagir à cette tendance. La vieille Europe, et en particulier l’État français, l’une des plus anciennes nations bourgeoises et un des plus importants pays impérialistes, dans laquelle la bourgeoisie s’imaginait être dans une phase de stabilité intérieure relative, fait face à des conflits de classes à nouveau importants. Des luttes qui font clairement apparaître la crise profonde de l’impérialisme et qui intensifient encore plus cette crise. Les impérialistes montrent de plus en plus ouvertement leur faillite, leur pourriture, pendant que les masses poussent à la révolte et vont de l’avant de plus en plus significativement. Les crises évidentes de l’impérialisme français, l’un des plus importants impérialistes d’Europe occidentale et l’un des principaux exploiteurs des peuples et des nations d’Afrique, et les manifestations massives de plus en plus nombreuses contre lui, constituent un signal clair pour le mouvement révolutionnaire et anti-impérialiste dans le monde entier. C’est une étincelle, une éruption spontanée de colère justifiée et de haine contre l’exploitation et l’oppression. Cependant, cette étincelle peut déclencher un feu de forêt et ainsi renouveler et resserrer les rangs des révolutionnaires prolétariens dans l’État français contre l’impérialisme français opprimant en Afrique et saignant les peuples, les nations et les colonies. Très clairement, la révolte en France montre la nécessité de reprendre fermement le slogan “Mettre l’internationalisme prolétarien toujours au premier plan !” comme principe fondamental des communistes.

Les travailleuses et travailleurs, les jeunes, et une grande partie des masses populaires de l’État français se révoltent, ils luttent résolument contre les attaques grandissantes de la bourgeoisie française, qui veut mettre de plus en plus agressivement sa crise économique et politique sur les épaules des masses. Malgré toutes les tentatives d’intervention des réactionnaires, des laquais de la bourgeoisie, des révisionnistes et des opportunistes, on voit qu’ils ne peuvent pas calmer la révolte des masses sur le long terme, ni la conduire sur le mauvais chemin de la coopération de classe. Plus les forces communistes luttent énergiquement pour le leadership au milieu des luttes de masse, plus les révisionnistes sont sous pression, et ils sont obligés de s’exprimer de manière plus agressive et de faire preuve de rigueur.

Les manifestations de masse montrent en grand nombre un caractère très combatif, ce qui oblige l’impérialisme français à montrer ouvertement son visage réactionnaire et répressif. Des milliers de personnes ont été arrêtées lors des manifestations, des milliers d’autres ont été blessées et quelques-unes ont été assassinées. Ainsi, contrairement à ce que les réactionnaires attendaient, les manifestations se propagent et les masses manifestent une volonté encore plus forte, et montrent qu’elles sont prêtes à se battre. La détermination justifiée des masses n’est qu’une première réponse juste aux crimes de l’impérialisme!

Là où les masses sont guidées par le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme, la lutte pourra être avancée, confirmant ainsi la nécessité du développement de cette direction politique. Cela fait partie de la lutte nécessaire pour la reconstruction du Parti communiste dans l’État français, un parti avec une grande et glorieuse histoire, pour l’initiation et le développement de la guerre populaire dans un pays impérialiste*.
Au premier rang, celles et ceux qui assument aujourd’hui la tâche énorme de la reconstruction du Parti, les camarades du Parti Communiste maoïste (PCm) au sein de l’État français, se tiennent au milieu de manifestations massives. Nous exprimons notre grande confiance dans les étapes qu’ils ont franchies dans cette lutte jusqu’aujourd’hui et à l’avenir! Chaque jour, ils prouvent qu’ils servent le peuple du fond du cœur, guidés par l’idéologie prolétarienne, le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme, résistant à la répression et mettant tout en œuvre pour rendre le glorieux Parti communiste aux mains du prolétariat ! Nos camarades de l’Etat français développent un travail important au service de la révolution prolétarienne, tiennent haut l’internationalisme prolétarien en solidarité avec les peuples et les nations opprimées par l’impérialisme français et apportent donc une contribution importante à la lutte internationale des peuples et des nations contre l’impérialisme !

Nous confirmons notre solidarité avec nos camarades en lutte dans l’État français! Nous considérons que notre devoir internationaliste prolétarien est de serrer les rangs dans la lutte commune contre l’impérialisme! En tant que communistes, nous considérons qu’il est de notre devoir de propager leur importante lutte pour la reconstruction du Parti Communiste, de défendre leurs avancées et de tirer des leçons de leur exemple de reconstruction au milieu de grandes manifestations de masse au cœur d’un pays impérialiste! Nous confirmons notre intention commune de réaliser des actions de solidarité de classe, d’internationalisme prolétarien, avec le prolétariat de l’État français et son avant-garde luttant pour la reconstruction et la propagation de l’étincelle dans nos pays respectifs.

Avançons dans la reconstruction du Parti Communiste maoïste dans l’État français!
Solidarité avec les masses en lutte en France! Mort à l’impérialisme!
Vive l’internationalisme prolétarien!

Mars 2019

Signatures:
Collectif Drapeau Rouge – Finlande
Parti Communiste maoïste – (Etat français)
Tjen Folket – Ligue des Communistes – Norvège
Comités pour la Fondation du Parti Communiste (maoïste) – Autriche
Comité Drapeau Rouge – Allemagne
Mouvement Populaire du Pérou (Comité de réorganisation) – Pérou
Parti Communiste du Brésil (Fraction Rouge) – Brésil
*Le Parti Communiste de Turquie / Marxiste-Léniniste (TKP/ML) soutient la déclaration en déclarant qu’il ne partage pas le concept de validité universelle de la guerre populaire.

Vive le 50ème anniversaire de la Nouvelle Armée Populaire !

Le 29 Mars 2019, la Nouvelle Armée Populaire des Philippines fête ses 50 ans. Cet anniversaire est l’occasion de revenir sur le parcours héroïque du Parti Communiste des Philippines (CPP) et de la Nouvelle Armée Populaire (NPA). Une histoire de lutte révolutionnaire exemplaire au service des masses contre les trois montagnes qui écrasent le peuple philippin : l’impérialisme, le capitalisme bureaucratique et le féodalisme. Cette Guerre Populaire menée par le CPP et l’armée du peuple, la NPA, est une inspiration pour les peuples du monde entier aspirant à la libération.

La NPA : 50 ans de Guerre Populaire sous la direction du Parti Communiste des Philippines

La lutte du peuple philippin est ancienne : à partir de 1895, il mène une guerre d’indépendance contre le colonialisme espagnol avec la bourgeoisie nationale. L’impérialisme américain, qui se développait partout en Amérique Latine et en Asie-Pacifique, a jeté ses griffes sur les Philippines à ce moment là, entrant en guerre contre la première république des Philippines en 1899. Parmi les martyrs les plus importants de cette époque notons le nom immortel d’Andres Bonifacio qui a inspiré et continue d’inspirer des générations de révolutionnaires.

L’impérialisme américain a forcé l’occupation de l’archipel des Philippines par la guerre la plus féroce, tuant entre 12 000 et 20 000 combattants pour l’indépendance, et plus de 200 000 civils philippins. Après 3 ans, l’occupant yankee impose un nouveau régime et la colonisation sous « protectorat » des Philippines. Dans le sud, la campagne de « pacification » de l’impérialisme yankee à Mindanao contre le peuple Moro durera jusqu’à 1910 car les Moros résistaient ardamment.

C’est sous l’occupation américaine que naît le Parti Communiste des Philippines en 1930. Il sera très rapidement rendu illégal. Lors de la Deuxième Guerre Mondiale, les Philippines sont occupées par l’impérialisme japonais qui domine l’archipel à partir de 1942. Succédant à l’impérialisme américain, l’impérialisme japonais s’impose avec une brutalité immense comme la marche de la mort de Bataan qui fera plus de 20 000 morts au mois d’avril 1942. La guérilla des Hukbalahap (« Armée Populaire Contre les Japonais ») est créée par le Parti Communiste et mène la résistance contre le Japon, en particulier sur l’île de Luzon avec comme base le mont Arrayat. Pour la première fois, la lutte de libération nationale est menée directement sous la direction des communistes et non plus sous la direction des forces politiques bourgeoises.

Lors de l’offensive américaine dans le Pacifique, en 1945, l’impérialisme US reprend le contrôle des Philippines. L’armée américaine conclut d’abord une alliance avec la Hukbalahap avant de les trahir et de les liquider. Le Parti Communiste des Philippines, dirigé par des opportunistes de droite, entre alors dans une période de légalisme et décide d’axer sa stratégie sur la participation au Parlement. Cette stratégie est un échec et le Parti, qui n’a pourtant que peu de candidats élus au Parlement, se retrouve rapidement banni de ce dernier. Il réactive alors la lutte armée avec l’espoir opportuniste de gauche d’une victoire rapide dans une période de deux ans. Pour l’impérialisme américain, les Philippines sont la porte d’entrée la plus importante en Asie, alors « l’indépendance » qu’ils donnent en 1946 à l’archipel n’est que formelle. Ils installent leurs pantins compradores dans les palaces et soutiennent militairement la lutte contre les communistes jusqu’en 1954 où l’Armée de Libération Populaire subit des très lourds revers.

Suite à la défaite militaire, la direction du Parti Communiste des Philippines s’enfonce encore plus voie révisionniste, s’alignant derrière les positions du Parti Communiste d’Union Soviétique qui poussera ce parti dans un pacifisme criminel. Face à cette dérive du Parti Communiste et face à une situation nationale toujours plus inquiétante et dominée par l’impérialisme américain, le 30 novembre 1964, date d’anniversaire de la mort d’Andres Bonifacio, est fondée Kabataang Makabayan, la Jeunesse Patriotique. Ce mouvement anti-impérialiste est à l’origine principalement présent sur les universités. Il établira une analyse et une critique juste et précise de l’histoire du Parti Communiste des Philippines de sa fondation en 1930 jusqu’à sa quasi-disparition dans les années 1960. Inspiré par la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne en Chine, c’est dans la lutte contre le révisionnisme que le Premier Grand Mouvement de Rectification aura lieu. Ces jeunes communistes inspirés par la révolution en Chine vont ainsi reconstituer le Parti Communiste des Philippines le 26 décembre 1968, date du 75ème anniversaire de la naissance de Mao Zedong.

Quelques mois après sa reconstitution, le Parti Communiste des Philippines va fonder le 29 mars 1969 la Nouvelle Armée Populaire (NPA), ralliant d’anciens combattants des Hukbalahap et des jeunes communistes en donnant une direction authentiquement communiste à la révolution. Lorsque la NPA est formée elle ne compte alors que 60 combattants armés de 9 fusils d’assauts et 26 fusils à un coup et pistolets. Aux Philippines naît alors la Guerre Populaire Prolongée, menée par le Parti Communiste dirigeant la Nouvelle Armée Populaire (NPA) et le Front Démocratique National (NDF) pour la révolution de nouvelle démocratie contre l’impérialisme, la bourgeoisie compradore, et vers le socialisme.

Depuis 1969, la NPA est l’armée populaire, dirigée politiquement par le Parti Communiste des Philippines. « Sans une armée comme la NPA, le peuple n’a rien » écrivait Amado Guerrero en paraphrasant Mao Zedong. Cette armée populaire va croître considérablement lors de la dictature de Ferdinand Marcos qui déclare la loi martiale en 1972. C’est sous sa dictature brutale soutenue par l’impérialisme américain, que la NPA connaîtra des bonds importants qui en feront l’armée populaire telle qu’on l’a connait aujourd’hui.

La NPA : invincible car au service du peuple !

La lutte armée de la Nouvelle Armée Populaire dans la Guerre Populaire prolongée est invincible, car elle est juste et que la NPA prouve tous les jours qu’elle est au service du peuple, et que les masses la défendent de toutes leurs forces.

Selon les règles de base de la NPA, elle est la principale organisation du Parti Communiste des Philippines, constamment et profondément liée aux masses. Elle exécute avant tout le travail politique de construire et organiser le Nouveau Pouvoir des masses populaires basé principalement sur l’alliance des ouvriers et des paysans. Ses trois tâches sont de mener la Guerre Populaire prolongée, de mobiliser et défendre les masses, et de promouvoir leurs intérêts nationaux et démocratiques.

Cela montre bien le rôle de la NPA dans la révolution : en mobilisant les masses et en créant et soutenant les milices révolutionnaires et les unités d’autodéfense populaire, elle fait passer progressivement les masses de désorganisées et désarmées à organisées et armées. En organisant les masses pour le Gouvernement Populaire local et en défendant les tribunaux populaires, des organes composés par les masses elles-mêmes, elle garantit la construction et l’extension du Nouveau Pouvoir. En mettant au premier plan le travail politique auprès des masses, la propagande et la défense des masses et de leurs intérêts, la NPA est au service du peuple, et une force authentiquement soutenue par les masses peut tout accomplir.

La NPA suit les 3 Grandes Règles de Discipline et les 8 Points d’Attentions du Président Mao pour maintenir une ligne révolutionnaire et une exemplarité envers les masses. Avec sa discipline stricte et son ouverture aux personnes de tout sexe, genre et orientation sexuelle, la NPA garantit une armée réellement populaire, qui ne profite pas des oppressions de la société semi-coloniale semi-féodale. Sous la direction du Parti Communiste, la NPA est la principale organisation des masses pour leur libération, contrairement aux groupes paramilitaires mercenaires qui se vendent au gouvernement et aux multinationales.

Par exemple, la NPA prend une place importante dans la garantie de la santé et du bien-être des masses dans des zones où le gouvernement réactionnaire laisse les paysans pauvres et les ouvriers agricoles sans aucune protection. Elle assure l’éducation générale et politique d’un nombre croissant de Philippins dans sa base de masse. Lorsque le gouvernement réactionnaire attaque la NPA, il vise les écoles, les camps de soin, et tout ce qui fait de la NPA une armée populaire. En attaquant la NPA, le gouvernement du vieil État attaque directement les masses.

Traduction : Guerre Populaire jusqu’à la victoire totale ! Rejoins la NPA !

La NPA : un exemple pour les peuples du monde !

Face à tous les obstacles et toutes les difficultés, la NPA n’a pas failli depuis 50 ans. L’impérialisme US a utilisé les dictatures fascistes féroces, comme celle de Marcos dans les années 70-80, et la Guerre Populaire en est sortie renforcée. Contre le révisionnisme à l’intérieur du mouvement révolutionnaire et le liquidationnisme, la lutte armée de la NPA a émergé victorieuse du Second Grand Mouvement de Rectification des années 90 au sein du Parti Communiste des Philippines.

Récemment encore, la NPA nous a montré son incroyable capacité à infliger des coups mortels à l’ennemi. Au mois de Décembre 2018, à Agusan del Sur sur l’île de Mindanao, un détachement entier des CAFGU (Citizen Armed Force Geographical Unit, une unité paramilitaire du gouvernement) et un bataillon des Forces Spéciales ont été mis hors d’état de nuire, permettant de saisir 24 fusils gros calibres aux ennemis du peuple faits prisonniers sans que la NPA ait à tirer un seul coup de feu. En Février 2019, la NPA a soutenu la lutte de plusieurs milliers d’habitants de Mindoro contre un projet d’installation hydroélectrique qui forcerait de nombreux déplacements et dévasterait l’environnement. Rassemblant pacifiquement les ouvriers et les informant des raisons de leur action contre l’entreprise capitaliste à l’origine du projet, les soldats de la NPA se débarrassèrent de 44 engins de construction lourds. Une semaine avant, à Mindanao, la NPA avait pris d’assaut et envahi avec succès la base de patrouille du 1er bataillon des Forces Spéciales, connu pour défendre les multinationales des attaques de la NPA. Le 27 Mars 2019, dans les Visayas Orientales, deux frères ont échappé à la police qui voulait les torturer et les exécuter et ont volontairement remis des armes et des minutions à l’unité de la NPA la plus proche en acceptant de se soumettre à la justice révolutionnaire.

Le Président Mao a écrit que ce sont les masses qui font l’histoire. Aux Philippines, cette vérité se matérialise par l’héroïsme des masses en lutte dirigées par le Parti, qui se battent contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression dans une société semi-coloniale semi-féodale dominée par l’impérialisme. C’est cet héroïsme des masses populaires que nous honorons lorsque nous célébrons la Nouvelle Armée Populaire, car c’est au plus profond de leur chair que les masses mènent le combat pour la révolution dans la forme la plus élevée de lutte des classes : la Guerre Populaire. Ce sont les combattantes et combattants de la NPA. Ce sont les femmes du peuple qui se libèrent dans la révolution, comme la martyre Maria Lorena Barros, alors que l’actuel président Duterte veut leur « tirer dans le vagin ». Ce sont toutes et tous les martyrs de la révolution aux Philippines, tombés pour la juste cause du communisme, la lutte jusqu’à la victoire, et le grand mouvement ouvrier international. Leur mémoire est notre mémoire, leur lutte est la nôtre. Celles et ceux qui ont donné leur vie pour la cause du peuple ne l’ont pas donnée en vain, car partout dans le monde les Partis et organisations marxistes-léninistes-maoïstes travaillent à relever le drapeau rouge. Et une chose est sûre, c’est que nous vaincrons car l’avenir appartient au communisme.

Le CPP et la NPA montrent chaque jour en pratique la stratégie de Guerre Populaire Prolongée, la stratégie universelle du prolétariat pour la prise du pouvoir. La NPA est une armée productive, une armée qui met en place les principes démocratiques du gouvernement populaire, une armée au service des masses, et nous montre ce qui est universellement primordial dans la Guerre Populaire : le Nouveau Pouvoir.

Pour exprimer notre solidarité avec les Guerres Populaires, il nous faut populariser leurs luttes à l’international, hors de leurs frontières, et construire une solidarité internationale réelle contre les massacres de l’impérialisme et des gouvernements réactionnaires du vieil État bourgeois. Lénine nous apprend que l’internationalisme prolétarien exige de lutter contre son propre impérialisme, complice et acteur dans la lutte contre les peuples du monde et contre les Communistes.

Notre solidarité à la Guerre Populaire aux Philippines exige que l’on apprenne d’elle et de toutes les Guerres Populaires pour notre propre libération. Nous devons aujourd’hui construire les 3 instruments de la révolution dans l’État français. La Guerre Populaire est à soumettre aux conditions concrètes de l’État français, qui est un pays impérialiste dont la réalité est très différente des Philippines semi-coloniales semi-féodales. Les Guerres Populaires menées dans le monde sont pour nous des lumineux exemples du chemin vers la révolution et notre exigence de communistes ne peut pas être accomplie sans tirer tous les enseignements possibles de ces immenses luttes.

Le Parti Communiste des Philippines et la NPA prennent aujourd’hui d’arrache-pied la tâche de mener les masses populaires de leur pays à se libérer du joug impérialiste et de la barbarie capitaliste par la voie juste de la Guerre Populaire. Camarades, vous portez haut le drapeau rouge aux yeux des Philippines et du monde entier, vous combattez la domination capitaliste de l’impérialisme de la manière la plus concrète. Digmang Bayan hanggang sa tagumpay ! Guerre Populaire jusqu’à la victoire totale !

Vive le 50ème anniversaire de la Nouvelle Armée Populaire !

Digmang Bayan hanggang sa tagumpay !

Victoire à la Guerre Populaire aux Philippines et aux Guerres Populaires menées par les Partis Communistes à travers le monde !

Vive l’idéologie du prolétariat, le marxisme-léninisme-maoïsme !

Macron : intimidation et répression n’arrêteront pas les révolutionnaires !

Il y a plus de 3 mois, nous avions annoncé que le mouvement de masse commencé par les “Gilets Jaunes” allait être une lutte prolongée. Premièrement, une lutte prolongée dans le mouvement lui-même, puisqu’il entamera demain son Acte XIX, mais aussi une lutte prolongée pour la construction d’un mouvement révolutionnaire sérieux, organisé et déterminé dans l’Etat français, ce qui est notre tâche principale aujourd’hui.

Intimidation et répression, les outils de l’Etat bourgeois pour attaquer

Après plusieurs mois de lutte, le gouvernement de Macron, un gouvernement de la bourgeoisie impérialiste, a pris de nombreuses mesures, en plusieurs vagues, pour enrayer le mouvement de masse et criminaliser les révolutionnaires.

Il y a eu sur ces 4 mois plus de 9 000 interpellations liées aux Gilets Jaunes, qui se sont soldées par plus de 1 800 condamnations ; des nombres en constante hausse semaine après semaine. Ces condamnés, ce sont des femmes et des hommes des masses, que l’Etat souhaite casser en deux. Plus de 13 000 tirs de LBD, 2 200 manifestants blessés selon les chiffres officiels, et 11 décès, dont 5 Gilets Jaunes. En déployant son arsenal de répression, l’Etat a quadrillé les villes, détruit les structures sur les ronds points de campagne avec sa gendarmerie, et gazé sans compter. Face à l’autodéfense, il a attaqué très fort, souhaitant constamment afficher sa “fermeté”, jusque dans la justice bourgeoise qui lui répond. C’est d’ailleurs cette “fermeté” qui l’a conduit à remplacer le préfet de police de Paris, Delpuech, après l’acte XVIII et l’incendie du Fouquet’s. Toucher aux symboles de la bourgeoisie, c’est trop pour le gouvernement, qui réagit au quart de tour. La synchronisation avec laquelle le gouvernement a annoncé le “succès” du flop qu’a été le “Grand Débat” et ses mesures répressives renouvelées, montre bien la parodie de démocratie que la bourgeoisie essaie de nous vendre.

Mais l’Etat n’a pas fait qu’utiliser les outils déjà à sa disposition, il en a aussi testé de nouveaux, et a repoussé les limites de ce qui était permis légalement jusqu’à présent. Avec la loi “anti-casseurs”, passée en grande pompe au Parlement et seulement partiellement censurée par le Conseil Constitutionnel, il autorise des mesures administratives préventives et une répression plus forte sans que des preuves soient nécessaires. A partir de ce samedi, il appliquera dans les jets d’eau un produit chimique, qui permettra de tracer les manifestants comme du bétail, et qui peut servir de preuve devant les tribunaux. Lorsque même l’ONU invective l’Etat français, sans conséquence bien sûr car l’ONU est dirigé par les impérialistes où la France est en bonne place, ses chiens de garde dans les médias aboient au loup et demandent des excuses internationales.

Le plus grand symbole de cette dynamique, c’est le recours inédit ce samedi de l’Etat aux militaires de l’Opération Sentinelle, qui seront postés, en armes, sur des points stratégiques à défendre. Le gouverneur militaire de Paris l’a dit sur les antennes : “Si leur vie ou celle des personnes qu’ils défendent est menacée”, les militaires pourront “aller jusqu’à l’ouverture du feu”. Un tel déploiement de militaires contre une lutte des masses, c’est un rappel des soldats de l’Opération Sentinelle “passés” à Beaumont-sur-Oise l’an dernier autour d’un événement de La Vérité pour Adama, et surtout des gestions militaires coloniales et anti-ouvrières du XXème siècle, comme le déploiement de l’armée contre la foule en Martinique en 1974, ou lors des grèves de 1948. La répression de l’Etat du mouvement de masse va de pair avec celle des quartiers, puisque son dispositif de “Reconquête Républicaine” et de “zones à risque” annoncé par Castaner, semble de plus en plus couvrir de larges pans de l’Etat français à mesure que les semaines passent et que la révolte gronde, comme à Grenoble après la mort d’Adam et de Fatih.

Face à la répression, les révolutionnaires ne s’arrêteront pas

Comme hier, l’aggravation continue de la crise du système impérialiste amène les partis bourgeois de droite ou de gauche à prendre des mesures réactionnaires creusant le lit du fascisme au niveau de l’Etat. Dans ce contexte des partis fascistes dont l’idéologie a ses racines dans le passé, se développent en adaptant leur discours à la nouvelle situation. Les formes modernes du fascisme se forment au cours d’un double processus : renforcement réactionnaire de l’appareil d’Etat à travers une lutte idéologique, politique, culturelle entre les partis bourgeois de droite et de gauche et le développement et la structuration du Parti fasciste (FN), la multiplication des groupes fascistes et néo-nazis, la mobilisation réactionnaire des masses.

-Textes de Base du Parti Communiste maoïste

La bourgeoisie impérialiste fait face à une crise : crise de son impérialisme face aux pays qu’elle opprime, crise de son pouvoir politique sur les masses populaires en lutte, et enfin crise de son impérialisme face aux autres impérialismes concurrents. Depuis plusieurs décennies, cette situation de crise générale de l’impérialisme s’intensifie, et conduit à une restructuration de l’appareil d’Etat pour y faire face : un grand mouvement par lequel la bourgeoisie garde les rennes du pouvoir politique et les maintient vers elle à tout prix. Cette dynamique est valable dans le monde entier, c’est une caractéristique de l’époque du capitalisme pourrissant dans laquelle nous vivons. Dans l’Etat français, les mesures que nous avons évoqué plus haut sont quelques exemples d’une accumulation quantitative de répression, qui n’est pas une fin pour l’Etat bourgeois, mais seulement un moyen qui fait les choux gras de la frange la plus réactionnaire de la bourgeoisie, qui pousse toujours plus loin.

La bourgeoisie croit pouvoir briser les masses en mouvement, en s’en prenant à celles et ceux qui sont à l’avant, qui vivent l’exploitation et l’oppression tous les jours, qui s’organisent pour lutter pour leur vie. C’est à ça que sert sa police, c’est à ça que la bourgeoisie est réduite derrière ses discours de “défense des droits et libertés”. Nous savons, grâce à l’expérience historique, que la classe bourgeoise au pouvoir ne recule devant rien pour se maintenir et pour attaquer celles et ceux qui relèvent la tête. Nous en tirons cette leçon : il faut rendre coup pour coup. Un ennemi qui ira jusqu’au bout, c’est le signe que nous non plus ne devons pas nous arrêter.

Face à la structuration et la construction d’un mouvement révolutionnaire, demandé par les masses dans l’Etat français qui en ont assez de l’impuissance, l’Etat bourgeois s’arme lui nécessairement d’un mouvement contre-révolutionnaire le plus féroce possible. Parfaitement conscients de cette réalité, nous devons développer l’autodéfense populaire, et permettre à nos frères et sœurs de classe et des masses populaires de lutter pour la conquête et la construction du Nouveau Pouvoir révolutionnaire ici et ailleurs. Cette révolution n’est possible qu’avec trois instruments : le Parti, la Force Combattante et le Front Uni. C’est notre méthode, notre tâche constante dans la lutte en cours et dans les luttes à venir. C’est de cette manière, et seulement de cette manière, que nous parviendrons à gagner.

Face à la répression, rendons coup pour coup !

Solidarité de classe avec celles et ceux que l’Etat bourgeois arrête, mutile et emprisonne !

Macron, en prison !