A la mémoire du Camarade Javier López – Mexique

Nous relayons le communiqué ci-dessus de Sol Rojo – Mexique annonçant la mort du camarade Javier López Martinez. Nous exprimons notre plus grande solidarité avec les camarades de Sol Rojo suite au décès du camarade Javier López Martinez et nous étendons nos condoléances à l’ensemble des masses du Mexique qui perdent un précieux allié dans leur lutte pour la libération.

« Aujourd’hui nous communiquons à tous les peuples d’Oaxaca, du Mexique et du monde, la triste de nouvelle de la mort d’un militant d’une grande importance de notre organisation.

Le camarade Javier López Martinez, si affectueusement appelé Comandante Rojo, est décédé le 19 mars d’un arrêt respiratoire. Sa famille, ses amis et ses camarades conservent le meilleur de ses souvenirs, forgé dans le feu de la lutte des classes.

— Qui était Javier López Martinez ?

D’origine modeste, fils d’un père et d’une mère de la classe ouvrière, il est entré dans le prolétariat industriel à un jeune âge et a occupé différents emplois en tant que machiniste, opérateur de chariots élévateurs, chauffeur de camion et plus encore. Plus tard, avec les mêmes mains robustes et calleuses il passe un temps dans l’armée mexicaine. Ce sera l’endroit qui fera grandir sa haine du régime, l’ennemi des travailleurs et des masses, qui est représenté par le vieille Etat. (suite…)

Hommage à la Camarade Anu

Cette année, cela fera 10 ans que la dirigeante révolutionnaire indienne Anuradha Ghandy est morte. Nous partageons et mettons en avant l’initiative Campagne pour le Féminisme Prolétarien – Campaign for Proletarian Feminism.

Les sympathisants et sympathisantes de notre Parti participent à cette semaine et on retrouve les diverses initiatives réalisées sur le blog Campagne Anuradha Ghandy.

Nous souhaitons également mettre en avant le texte d’Anuradha Ghandy Les courants philosophiques dans le mouvement féministe que notre Parti a traduit, qui est pour nous un des textes de base d’étude pour comprendre ce qu’est le féminisme prolétarien.

Nous en profitons également pour réitérer notre engagement dans la construction dans notre pays d’un mouvement féministe prolétarien, nécessité absolue dans la lutte de classe.

Enfin, à travers ces lignes, nous rendons hommage à la grande révolutionnaire qu’elle a été tout au long de sa vie, ne relâchant jamais les efforts pour que les plus exploitées et les plus opprimées de la société indienne prennent le pouvoir entre leurs mains.

La Camarade Anu est à l’origine de plusieurs organisations de femmes révolutionnaires toujours actives. Plus largement, son activité, son énergie, sa combattivité continue d’inspirer les masses populaires dans leurs combats quotidiens.

Anu a réussi à mobiliser des dizaines de milliers d’hommes et de femmes pour la révolution en Inde, pour la Guerre Populaire. Et il faut bien dire que cela n’a jamais été facile. En tant que dirigeante révolutionnaire, membre du Comité Central du PCI (maoïste), elle était recherchée par le gouvernement indien et promise à la mort ou à l’enfermement à vie. C’est pour cela qu’elle a passé les 15 dernières années de sa vie dans la clandestinité. C’est aussi pour cela qu’elle a passé un moment dans la jungle à porter le fusil de l’Armée de Guérilla Populaire de Libération.

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Sur les grèves en cours

Le gouvernement Macron, élu en mai 2017, est dans la continuité totale du gouvernement Hollande. Arrivé au pouvoir sur la base de l’opposition au Front National, il est immédiatement largement considéré comme un gouvernement réactionnaire à la solde de la bourgeoisie impérialiste.

Le rythme des réformes et l’impopularité du gouvernement ont permis l’existence de mouvements de grève et de résistance dès son élection et dans l’année qui suit, chose rare et en rupture avec la traditionnelle « trêve sociale » qui protège en général un président « en état de grâce » avant les réformes plus dures traditionnellement plus tardives.

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Free Dallas !

Nous publions ici  la traduction de la déclaration des Red Guards Austin concernant l’arrestation et l’emprisonnement du Camarade Dallas. Nous nous associons à tous et toutes les Camarades, proches et famille de Dallas dans la lutte pour sa libération.

La solidarité de classe est notre arme !

Vive l’internationalisme prolétarien !

PC maoïste


“Vous pouvez tout prendre à un homme, mais pas ce qui est là dedans [montrant sa tête]. Même en le tuant. Et s’il meurt, c’est ça qui reste chez les autres.”

Le président Gonzalo, alias Abimael Guzman, la nuit de son arrestation

Le 9 mars à midi, des agents fédéraux ont encerclé notre camarade bien-aimé Dallas avec des fusils à pompe et l’ont arrêté. A l’instant où nous rédigeons ces lignes, il est maintenu dans les cachots de l’État.

Nous croyons que cet arrestation de notre camarade est la tentative la plus récente et la plus agressive de la part des flics – locaux, étatiques et fédéraux – pour supprimer et réprimer l’organisation révolutionnaire et le mouvement antifasciste militant. Bien qu’il ne puisse y avoir aucun doute que partout où il y a une véritable résistance à la montée du fascisme, l’État essaiera de l’écraser, nous croyons que le mouvement à Austin a attiré une attention particulière. Ils voient bien que c’est devenu une inspiration pour les autres – et maintenant ils veulent faire un exemple en capturant notre camarade.

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8 mars, journée internationale de lutte pour la libération des femmes !

Depuis la création de notre Parti, la question du féminisme prolétarien est au cœur de nos préoccupations. Le 8 mars est l’occasion de réaffirmer le rôle crucial que cela a pour quiconque se pose sérieusement la question de la nécessité de la révolution.

Nous affirmons à nouveau la nécessité de développer le féminisme prolétarien, d’aiguiser notre théorie et notre pratique. Pour nous, le féminisme prolétarien est une ligne de démarcation importante ; il s’agit de comprendre le rôle matériel des femmes dans la société capitaliste, et de comment cette position se reflète sur le monde des idées et développe le sexisme.

Les femmes sont, dans notre société, assignées à un rôle précis, en plus de leur rôle assigné par leur classe : celui de reproduire la force de travail des hommes et d’elles-mêmes. En effet, les capitalistes n’ont jamais voulu avoir à payer la reproduction de la force de travail, c’est à dire toutes les tâches domestiques liées au foyer et aux enfants. Pourtant, ces tâches sont indispensables pour que la société tourne correctement. On voit facilement cette division du travail genré en regardant le pourcentage énorme des tâches domestiques reposant sur les épaules des femmes (même en incluant le bricolage, souvent cité en contre exemple).

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