Camarade Jorge Alberto Cruz Torres : Présent !

Nous partageons la peine de nos camarades du Mexique (Oaxaca), qui ont perdu l’un des leurs, le Camarade Jorge A. Torres. Le Camarade Jorge Cruz avait traduit de nombreux textes du Parti Communiste maoïste pour nos camarades du Mexique. Nous partageons la traduction de leur appel ci-dessous.

Camarade Jorge Cruz, Présent !

Le prolétariat et les masses populaires de notre pays subissent une nouvelle perte dans nos rangs avec le décès du camarade Jorge Alberto Cruz Torres, qui s’est distingué par son travail infatigable en tant que professeur et éducateur au service de la classe ouvrière.

Pendant qu’il travaillait pour notre organisation démocratique, Torres a fait preuve d’honnêteté et d’humilité en partageant ses connaissances au plus profond des masses, que ce soit lors de conférences, dans les chaires d’université ou les magasins, lors des réunions réunions dans des huttes en roseaux et feuilles de palmier, des tentes aux salles de classe en plein air dans les communautés rurales et urbaines.

Esprit toujours attentionné, Torres s’est associé à la lutte pour la défense de la terre, en participant notamment au Campamentos en Defensa de la Tierra y el Territorio, une organisation démocratique de paysans de Tehuantepec, partageant ses connaissances avec les agriculteurs et les pêcheurs pauvres, et s’entourant ainsi des riches expériences de la communauté en difficulté. Jorge Alberto a affirmé que c’était ainsi qu’on formait une nouvelle culture dirigée par les opprimés et il a appris/développé la ligne de masse, consistant à porter la politique des masses vers les masses.

Dans son travail, il a promu le maoïsme en tant que troisième et plus haut stade du marxisme, en le mettant en pratique et en le prêchant à ses étudiants de troisième cycle en défense inébranlable de l’idéologie du prolétariat contre les libéraux et les révisionnistes qui tentent de faire des universités publiques un sillon pour le droitisme.

En tant qu’intellectuel au service des travailleurs, il a visité des communautés de pêcheurs en bord de mer, des communautés agraires dans les collines, les montagnes et la jungle, ainsi que dans différentes colonies et agglomérations illégales où les masses pauvres de la ville se battaient pour le droit au logement tout en revendiquant la lutte pour le droit au pouvoir.

Il a participé activement à la lutte contre la «réforme de l’éducation» mal nommée. Il était aussi un internationaliste solidaire des luttes prolétariennes à travers le monde, particulièrement attiré par les «Gilets Jaunes» en France, en particulier avec le Parti communiste maoïste (PCM), pour lequel il ressentait une affinité particulière due à ses connaissances de langue. Il prêtait ses services en tant que traducteur en espagnol pour le PCM, dont les travaux ont été publiés dans nos médias.

Depuis ses débuts dans le mouvement, le camarade Jorge Alberto était un étudiant passionné de la révolution démocratique en Corée, admirant la vie et les œuvres de Kim Il Sung, mais aussi un critique acharné du droitisme du Parti du Travail de Corée dans la République populaire démocratique de Corée. Ce parti, avec la montée du révisionnisme au pouvoir, a permis de restaurer le capitalisme sous une terminologie «révolutionnaire» et des thèses étrangères au marxisme-léninisme-maoïsme ou, pour reprendre les mots de nos camarades “Ils n’ont servi qu’à légitimer l’illégitimité et à déshonorer le peuple coréen et le processus héroïque de la révolution prolétarienne qui doit renaître avec des caractéristiques socialistes.”

Il a toujours porté le prolétariat international dans son cœur et dans son esprit; la plus haute valeur de l’humanité, la lutte pour établir le pouvoir prolétarien, la rupture du statu quo et de ses paradigmes: la révolution prolétarienne mondiale.

La dernière action importante de notre cher camarade a eu lieu lors de la première phase de notre Journée de la justice et des droits des peuples, en mars dernier, où lui et un groupe d’intellectuels ont fait une présentation devant des centaines de villageois, pêcheurs, autochtones, travailleurs, jeunes pauvres et femmes de la ville, prenant la parole à l’occasion du centenaire de la fondation de l’Internationale communiste et du centenaire de la constitution du Parti communiste du Mexique.

Il est toujours valable et absolument nécessaire d’honorer tous les camarades tombés au combat, des personnes tombées sous les balles de nos ennemis de classe à celles qui sont décédées de causes naturelles, en rêvant objectivement à l’avenir radieux de notre classe et des nations opprimées, tout comme notre camarade Jorge Alberto Cruz Torres.

Nous maintenons les enseignements du président Mao Zedong: “Mourir pour le peuple est plus lourd que le mont Tai, mais travailler pour les fascistes et mourir pour les exploiteurs et les oppresseurs est plus léger qu’une plume.” Notre camarade est mort en défendant le peuple, sa mort pèse donc plus lourd que la plus haute montagne de ce pays.

Le camarade Jorge Cruz vit dans la lutte!