Texte international pour le 8 Mars

Nous partageons ce texte international, écrit pour le 8 mars par des organisations marxistes-léninistes-maoïstes d’Europe, accompagné par des photos de mouvements pour le 8 Mars au Mexique, USA, Autriche, Canada et Brésil.

Les impérialistes au pouvoir prétendent que l’oppression des femmes en Europe occidentale est une question qui est en grande partie résolue. Les forces ouvertement racistes des soi-disant «populistes de droite» prétendent que le problème est dans la communauté musulmane. Les «théoriciens» petits bourgeois réduisent l’oppression des femmes à une question de «politique d’identité». Les révisionnistes et les opportunistes emboîtent le pas et parlent de «sexisme» et égalent l’oppression des femmes avec les préjugés contre les personnes LGBTQ. Tout cela sert d’écran de fumée pour masquer la situation réelle, le fait que l’oppression et l’exploitation des femmes est une expression du patriarcat né de l’émergence de la propriété privée et ne pouvant être aboli qu’avec sa disparition.

L’oppression et l’exploitation des femmes n’ont nullement disparu en Europe occidentale, pas plus qu’elle n’a disparu dans le monde. Au contraire, les femmes sont moins payées que les hommes qui font le même travail et doivent encore supporter la charge du travail de reproduction socialement indispensable. Les femmes sont soumises à la violence patriarcale partout dans le monde et sont tuées par milliers par des hommes dans ce que l’on appelle cyniquement “la violence domestique”. Le meurtre, le viol et l’agression de femmes sont partout et actuellement, les impérialistes déchaînent une offensive contre les droits conquis par les femmes et la classe ouvrière, essayant même de supprimer le droit à l’avortement, en utilisant la propagande la plus réactionnaire.

Les attaques contre les femmes immigrées, et en particulier contre les femmes de confession musulmane, constituent un aspect sinistre des tentatives de division de la classe ouvrière et de justification de l’agression impérialiste contre les pays opprimés. Cela fait partie de la campagne visant à décrire la réaction impérialiste comme une “civilisation” et à faire revivre le vieux concept colonial pessimiste du “fardeau de l’homme blanc”. Les «populistes de droite» se foutent de la libération des femmes d’idéologies semi-féodales et réactionnaires. Ce qu’ils veulent, c’est imposer leur chauvinisme national.

Le concept même de «politique d’identité» fait partie de l’idéalisme et fait partie de l’offensive générale contre-révolutionnaire contre le marxisme. On nous dit que la réalité matérielle, la lutte des classes et les contradictions fondamentales dans le monde d’aujourd’hui sont secondaires, nous sommes supposés croire qu’il n’y a pas de vérités et que tout est une question de sentiments subjectifs et personnels. Ils proclament qu’il n’y a pas d’idéologie scientifique, que tout est une «construction». C’est la négation absolue du matérialisme dialectique. Selon ce critère, le discours sur le «sexisme», comme si l’oppression et l’exploitation des femmes était simplement une question d’idées et n’était pas inséparable de la propriété privée, était faux et abaissait l’oppression patriarcale des femmes au même niveau que celle des hommes qui souffrent en raison de leurs préférences sexuelles.

L’oppression des personnes LGBTQ est secondaire à l’oppression et à l’exploitation des femmes, mais sa racine est le même patriarcat. Il existe une tendance chauvine chez certains opportunistes, qui luttent contre la «politique de l’identité» avec de l’ouvriérisme, de l’économisme et un chauvinisme flagrant. Les maoïstes et les féministes prolétariennes joignent leurs rangs et cherchent à organiser toutes celles et ceux qui sont opprimés par le patriarcat et luttent contre le chauvinisme de tous ces groupes.

Les femmes constituent au moins la moitié de la classe ouvrière et sont doublement opprimées et exploitées par rapport à leurs frères de classe. Il est indispensable de développer dans le mouvement des femmes une ligne de pensée claire et consciente de la classe, une ligne féministe prolétarienne qui brise idéologiquement, politiquement et organisationnellement la ligne de la bourgeoisie et de la petite bourgeoisie et considère explicitement la lutte pour l’émancipation de la femme comme un élément décisif et indispensable de la lutte pour l’émancipation de la classe ouvrière. Sans la lutte pour l’émancipation des femmes, il ne peut y avoir de véritable lutte pour le communisme. Sans la lutte pour le communisme, il ne peut y avoir de véritable lutte pour l’émancipation des femmes. C’est pourquoi le slogan «Le féminisme prolétarien pour le communisme!» donne une orientation de base correcte pour les marxistes-léninistes-maoïstes du mouvement des femmes.

Vague après vague, coup après coup – contre l’impérialisme et le patriarcat

Il n’existe pas aujourd’hui de mouvement féministe prolétarien international fort et la raison principale en est l’absence de partis communistes marxistes-léninistes-maoïstes dans la plupart des pays du monde et beaucoup plus en Europe, ce qui génère un tel mouvement dans les différents pays. Ainsi, la tâche principale, dans la situation actuelle, pour quiconque veut lutter pour la véritable émancipation des femmes, est de contribuer de toutes les manières possibles à la reconstitution des partis communistes.

La lutte pour la reconstitution des partis communistes ne peut être menée qu’au cœur de la lutte de classe et au travers de la lutte de ligne sur la base d’une ligne juste et correcte idéologique et politique marxiste-léniniste-maoïste, dès le début la mobilisation, de la politisation et de l’organisation des femmes, et en particulier des femmes des masses les plus profondes et les plus larges, qui constituent un élément décisif. Le Parti communiste est le détachement d’avant-garde du prolétariat et il doit être composé de dirigeants et dirigeantes qui représentent les véritables intérêts de la classe et des masses les plus profondes et les plus larges, les plus opprimées et exploitées. Toute discussion sur la reconstitution du Parti communiste sans promouvoir et développer le mouvement féministe prolétarien de manière planifiée et systématique est une arnaque. Toute position qui ne favorise pas, dès le départ, l’intégration des femmes dans le détachement d’avant-garde en formation est une position révisionniste. Toute structure qui se dit communiste, mais ne cherche pas à promouvoir celles et ceux qui ont le plus grand intérêt direct dans la lutte pour le communisme dans ses propres rangs, ne peut être considérée comme communiste. L’avant-garde du prolétariat a besoin d’autant de femmes dirigeantes, de cadres et de militantes que possible, et plus elle en possède, mieux c’est.

Le mouvement féministe prolétarien doit représenter les intérêts des femmes de la classe ouvrière, des femmes des masses les plus profondes et les plus larges, il doit être développé au milieu d’elles et ne peut pas se concentrer principalement sur les universités ou les clubs de débat. Il doit être développé sur les lieux de travail, dans les quartiers prolétariens et dans la rue, en appréhendant les vrais problèmes des masses et en leur donnant une orientation correcte sur la façon de les résoudre, en générant des formes d’organisation et de lutte pour le faire, et en développant leur lutte quotidienne au service de la lutte pour la conquête du pouvoir par le prolétariat, ce qui signifie aujourd’hui ouvrir la voie à tous les niveaux pour l’initiation de la guerre populaire. Le mouvement féministe prolétarien doit être solidaire des travailleuses qui luttent pour l’égalité des salaires, des mères célibataires qui luttent désespérément chaque jour pour nourrir leurs enfants, des femmes musulmanes attaquées par des chauvins à cause de la manière dont elles s’habillent et pour défendre leur droit de porter les vêtements qu’elles préfèrent, des femmes âgées qui ne peuvent pas vivre avec leur retraite, des femmes soumises à la violence patriarcale et à toutes celles et ceux qui souffrent de l’oppression et de l’exploitation de l’impérialisme et du patriarcat, leur apprendre à se battre et comment défendre leurs intérêts. Le mouvement féministe prolétarien doit défendre et appliquer le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme, pour résoudre les problèmes en suspens auxquels il est confronté dans tous les pays, en tirant les enseignements des expériences des travailleuses et travailleurs, des luttes populaires et des femmes du monde entier et en particulier apprendre des femmes communistes qui se tiennent en première ligne dans les guerres populaires en cours. Il doit avancer, servant la lutte pour la reconstitution des partis communistes et la construction du Front uni pour la révolution prolétarienne, pour la dictature du prolétariat, par vagues et en portant des coups durs et précis à l’ennemi.

Cette année, nous, Marxistes-Léninistes-Maoïstes en Europe, développons ensemble nos activités autour du 8 mars sous ces slogans, « Féminisme prolétarien pour le communisme! » et « Vague après vague, coup après coup – contre l’impérialisme et le patriarcat ! ». Nous le faisons avec l’intention de poursuivre le développement du mouvement féministe prolétarien européen et de déchaîner davantage la fureur des femmes en tant que force puissante de la révolution mondiale prolétarienne.

Pour une ligne de classe dans le mouvement des femmes!

Dans les rues le 8 mars!

En avant les femmes rouges!

Signatures:

Comités Femmes Rouges (Autriche)

Comités Femmes Rouges (RFA)

Servir le peuple – Ligue communiste (Norvège)

Mouvement Populaire Pérou (Comité de réorganisation)

Collectif Drapeau Rouge (Finlande)