Coronavirus : Le maquillage dégouline, les masques tombent !

« Dans une société où subsistent des classes, la lutte de classes ne saurait avoir de fin ; et la lutte entre le nouveau et l’ancien, entre le vrai et le faux dans la société sans classes se poursuivra indéfiniment. » Mao Zedong

Le maquillage dégouline, les masques tombent !

La crise du Covid-19, comme chaque crise, révèle de manière éclatante la réalité de la société capitaliste. Dans cette société, les bourgeois et les prolétaires s’affrontent dans un combat acharné. Les prolétaires travaillent pour les bourgeois, qui, eux, cherchent à les payer le moins possible. Mais cet échange inégal est instable et induit l’inévitable révolte des prolétaires.

Aussi, les bourgeois ont créé leur Etat et entretiennent leurs polices, leur armée, leurs écoles, leurs tribunaux… pour tenir les prolétaires, comme on tient son chien en laisse. Pour les bourgeois, nous tenir en laisse, c’est nous faire bosser le plus longtemps possible pour le moins de frais possibles. Car, comme l’a démontré Karl Marx, il n’y a pas de plus-value sans travail humain.

Et comme les bourgeois ne veulent pas travailler, ils n’ont pas d’autre choix que de nous enchaîner pour le faire à leur place. C’est le salariat. Et comme les prolétaires n’ont pas de moyens de production, ils sont obligés d’être salariés. Les bourgeois ne produisent rien. Sans notre travail, il n’y a pas de production industrielle, pas d’infrastructure, pas de transport, pas de logement, pas de nourriture, pas d’hôpital, pas de nettoyage…

De toute façon, les bourgeois ne savent pas travailler. Ils ont uniquement appris à nous presser comme des citrons. Cette lutte entre ces classes irréconciliables, c’est ce qui fait que les bourgeois sont riches et nous font bosser dans des conditions dégueulasses et que l’espérance de vie en bonne santé des bourgeois est largement supérieure à celle des prolétaires.

L’Etat bourgeois a pour mission de permettre d’extorquer toujours plus de plus-value aux prolétaires. C’est pour cela, qu’il a désarmé les prolétaires en 1945. C’est pour cela, qu’il « réforme » les systèmes des retraites, d’éducation, de la santé et du chômage afin de toujours nous faire bosser plus longtemps, plus intensément et sans protection. C’est comme ça que fonctionne le système bourgeois habituellement.

Aujourd’hui, avec la crise sanitaire, symptôme d’une crise générale, les contradictions s’aiguisent. Et les prolétaires ont bien compris la gravité de la crise et la dangerosité du COVID 19. C’est pour cela qu’ils se sont battus et se battent actuellement pour que le travail s’arrête dans toutes les branches où il n’est pas vital, qu’ils exigent l’indemnisation intégrale du chômage partiel, utilisent le droit de retrait, se mettent en grève et/ou menacent les chefs qui voudraient qu’ils et elles se mettent en danger avec leur famille et s’exposent inutilement … Pénicaud, la ministre du travail de l’Etat bourgeois, fait tout ce qu’elle peut pour que le travail se poursuive. Mais la colère gronde, le droit de retrait individuel se transforme en grèves, les menaces s’amplifient…

La pression est trop forte pour certaines parties du patronat qui préfèrent lâcher du lest. Ainsi, dans le bâtiment, les syndicats de patrons que sont la CAPEB et la FFB n’ont pas eu d’autre choix que d’inciter les entreprises à arrêter les chantiers. Cachée dans son ministère, Pénicaud s’y oppose. Elle s’est même dit « scandalisée » et pousse les DIRECCTE à refuser le chômage partiel, pour que les prolétaires ne quittent pas leur travail ou y retournent.

En effet, le chômage partiel ne permet plus aux bourgeois d’extorquer de plus-value. Mais nous n’avons aucune raison d’aller travailler surtout que les conditions, déjà pas terrible d’habitude, ont encore empiré et que la plupart du temps, on ne peut pas se protéger correctement contre le virus. Quand bien même, des gants, un masque ou du gel hydroalcoolique idéalement utilisés suffiraient à nous protéger, on n’en a pas suffisamment à disposition !

Cependant, s’il faut qu’un maximum de secteurs s’arrête, il reste quelques secteurs essentiels pour assurer la survie de la population. Ces secteurs, comme la logistique, l’énergie, la grande distribution, le transport, la santé… permettent aussi aux prolétaires de survivre.

Mais ce n’est pas pour cela qu’il faudrait faire l’union sacrée avec les patrons. Au contraire, nos intérêts ne sont pas les leurs ! Il faut lutter sans relâche pour obtenir des protections adéquates et suffisantes, refuser de se sacrifier pour des salaires de misère, engager la lutte pour des augmentations de salaire, faire changer la peur de camp dans l’entreprise… car c’est maintenant que le rapport de force est favorable. Cette crise a au moins le mérite de nous replacer en tant que prolétaires au cœur de la crise en démontrant notre importance vitale, nous qu’on essaye de rendre invisibles en temps « normal ».

Nous le voyons déjà, les réseaux de solidarité se créent et l’après crise va laisser des traces. La classe ouvrière ne pardonnera pas à tous les bourgeois et leurs serviteurs d’être partis se mettre au vert dans des résidences secondaires pendant que nous continuons d’aller au charbon ! Nous ne pardonnerons pas au gouvernement au service des bourgeois de détruire nos droits conquis de haute lutte alors que nous faisons face à la crise en première ligne !

La lutte de masse commence déjà à se préparer avec au cœur de la mobilisation le refus total de payer les pots cassés de la crise. En 2008, nous avons déjà fait les frais du sauvetage du système, il est impensable que cela se reproduise ! La peur va continuer à changer de camp et nous ne nous arrêterons pas en chemin.

Dès maintenant, préparons la suite, fortifions nos organisations révolutionnaires, préparons la classe tout entière au combat !

Tout le pouvoir à la classe ouvrière ! C’est elle qui fait tourner le pays !