Les suites de la lutte contre la loi Travail

lyceens_manif_parisLe 9 mars, nous étions 500 000 dans les rues, mobilisés contre le projet de loi travail du gouvernement PS/MEDEF.

Aujourd’hui, le mouvement a franchi un nouveau cap en mobilisant 150 000 étudiants et lycéens. De nombreux lycées ont été bloqués et nous avons assisté à des défilés offensifs d’une jeunesse victime des politiques réactionnaires bien décidée à reprendre ses affaires en mains et à ne plus subir.

Dans de nombreuses villes comme Paris, Lyon,Marseille, Rennes, Nantes, Strasbourg, Rouen ou encore Clermont-Ferrand, la juste révolte de la jeunesse s’est heurtée à la répression policière. Des manifestations ont été attaquées par les flics et nous dénombrons au moins 23 arrestations. Une fois de plus le message du gouvernement, et donc du patronat, est clair : « si tu oses relever la tête, attends toi à ce que nos chiens policiers te fassent fermer ta gueule ! ».

Les révoltes et la répression tracent également une ligne au sein même du mouvement entre les éléments droitiers et légalistes dont les services d’ordre jouent les supplétifs des flics en encadrant les cortèges pour « éviter les débordements », et les éléments révolutionnaires qui une fois de plus crient que l’on à raison de se révolter, se plaçant ainsi aux côtés d’une jeunesse populaire qui n’a à perdre que ses chaînes.

Bien entendu, notre Parti comprend, approuve et participe à la révolte de la jeunesse. Pour nous, il n’y a pas de casseurs, il n’y a que des hommes et des femmes qui luttent, allant souvent plus loin dans la révolte que ce qui est acceptable par les directions réformistes des syndicats étudiants et lycéens.

Il est hors de question de diviser le mouvement entre « bons manifestants » qui seraient légitimes car ne sortant pas du rang, et « mauvais casseurs » laissant exploser leur légitime colère et rejet de ce système pourri et de ses institutions. Il est clair pour nous que nous n’avons en aucun cas à respecter les symboles de l’oppression de classe que subit la jeunesse prolétarienne, que sont la police, la justice, mais également l’éducation nationale. Les lycéens qui ont chahuté les facs, comme à Clermont, avaient raison de le faire. C’est une réaction de classe et c’est une réaction juste d’une jeunesse ouvrière pour qui l’oppression scolaire n’est que le préambule à l’oppression patronale de demain. Nous affirmons notre solidarité avec l’ensemble des interpellés.

Pour nous, la mobilisation de la jeunesse, et plus particulièrement de la jeunesse des quartiers populaires, est une étape importante dans la construction d’un rapport de force capable de faire reculer le gouvernement. Cependant, la jeunesse à elle seule ne pourra vaincre. C’est la classe ouvrière, par sa position dans le processus de production, qui reste l’élément déterminant de ce mouvement. Seule la classe ouvrière a véritablement le pouvoir de bloquer l’économie et donc de porter atteinte de façon directe au capital.

Nous ne devons pas laisser diviser nos luttes avec d’un côté des journées pour les facs et les lycées, de l’autre des mobilisations pour les travailleuses et travailleurs. Si nous voulons vaincre, nous devons lutter unis, lycéens, étudiants et travailleurs. Tous et toutes ensemble nous sommes une force qui a déjà poussé les direction réformistes des syndicats à bousculer leur calendrier timoré. Demain nous serons une force, unie à la base et dans l’action, capable de paralyser le pays, de bloquer l’économie, d’occuper les lieux de production, de vie et d’étude, d’imposer une grève générale qui seule sera capable de faire mettre un genoux à terre au patronat et à ses larbins.

RETRAIT DU PROJET DE LOI PS/MEDEF !

SOLIDARITE AVEC LES INTERPELLES DU 17 MARS !

VIVE L’UNITE A LA BASE POUR LE BLOCAGE DE L’ECONOMIE !