La nature et l’être humain en fonction des époques

Textes de base du Parti Communisme maoïste

Chapitre 8. Environnement

L’être humain est le produit d’une lente évolution de la matière, de la formation de l’Univers, des particules élémentaires, de la formation d’étoiles, de systèmes solaires et de planètes comme la nôtre formée il y a environ 4,5 milliards d’années. La vie y est apparue entre 3,5 et 3,8 milliards d’années à partir d’acides aminés. Le vivant s’est alors complexifié, d’organismes unicellulaires (bactéries) il est passé aux premiers organismes à plusieurs cellules, puis aux vertébrés, sauriens, mammifères et ainsi jusqu’à l’être humain au cours d’une évolution ponctuée de transformations et d’extinctions d’espèces en fonction des changements des conditions matérielles sur la Terre.

L’environnement a évolué lentement (déplacement des plaques tectoniques et formation de continents, de montagnes,…) ou brusquement (météorites, gigantesques éruptions volcaniques,…). Des phénomènes de glaciation et de réchauffement climatiques ont entraîné la modification de l’environnement et la disparition de nombreuses espèces végétales et animales.

Les premiers hominidés sont apparus il y a environ 7 millions d’années. Le genre Homo, dont l’Homo Sapiens Sapiens est le dernier représentant de la lignée, apparut il y a environ 2,9 millions d’années. À la différence des autres espèces, les ancêtres des êtres humains modernes ont en partie consciemment modifié au fur et à mesure de leur évolution leur environnement. La station debout a permis l’augmentation du volume du cerveau, l’évolution de la main (préhension). Homo a alors peu à peu commencé à modifier volontairement son environnement proche et de façon continue son environnement général grâce à des connaissances accumulées par le travail et la création d’outils. Passant de la chasse et de la cueillette, à l’agriculture, à un artisanat de plus en plus différencié, les Homo se sont organisés en petits groupes se déplaçant sans cesse une fois un territoire épuisé, puis se sont regroupés peu à peu en tribus, fédérations de tribus, en Etats. À chaque phase du développement de la production a correspondu différentes phases d’organisation sociale : du communisme primitif on est passé à une société de classes par l’appropriation de la production par une minorité. Les classes dominantes ont alors façonné la société afin qu’elle réponde le mieux à leurs besoins : esclavagisme, servage, salariat. Chaque passage d’un mode de production à un autre se faisant sur la base du renversement des anciennes classes possédantes par les nouvelles classes montantes, révolution dont l’origine est l’éclatement de la contradiction existant entre les forces productives (les êtres humains eux-mêmes, les machines, les techniques) et les rapports de production (les rapports de propriété, la façon dont les rapports entre êtres humains sont organisés dans la mise en oeuvre des forces productives).

Chaque phase du développement apporte la possibilité d’une empreinte plus grande des êtres humains sur leur environnement au fur à mesure des progrès de la science et des techniques. Aujourd’hui, ces progrès techniques sont utilisés à leur profit par les classes dominantes aux dépens des classes dominées, aux dépens des peuples opprimés, facilitant des guerres de partage puis de repartage meurtrières et destructives qui sont sources de pollution et peuvent ainsi entraîner des modifications menaçant la vie de certaines voire de toutes les espèces vivant sur cette planète.

I. La nature et l’être humain en fonction des époques

Pour vivre, l’être humain a besoin d’être dans un environnement favorable (température, hygrométrie, nourriture disponible…) puisque par exemple sa température corporelle ne supporte que de très faibles variations faute de quoi il tombe malade voire en meurt. Il a cependant certaines capacités d’adaptation, qui font que des zones a priori inhospitalières sont tout de même habitées.

Dans les temps primitifs, l’être humain est apparu et s’est développé en fonction des conditions de l’époque. Ces conditions ont ainsi été suffisamment favorables pour permettre l’apparition de l’être humain sur Terre.

Néanmoins, pour survivre, prolonger son espérance de vie et occuper des territoires inhospitaliers, l’être humain a dû développer des outils et savoir-faire. C’est notamment le cas des habits qui lui servent à se protéger du froid, de la chaleur, de la déshydratation ou des intempéries.

De manière concomitante, l’être humain a développé des compétences en matière de nutrition, de construction et de chauffage.

Ces compétences lui ont permis de survivre puis de vivre plus confortablement et plus longtemps et ainsi de prospérer.

Ce processus est souvent présenté comme un combat contre la Nature alors qu’il s’agit plutôt d’un combat contre les conditions de vie imposées par le milieu naturel.

En luttant contre ces conditions, l’être humain, individuellement et à travers les sociétés qu’il a construites a modifié son environnement.

Ces modifications peuvent être volontaires (création d’une route, d’une maison, mise en culture de terres…) ou involontaires (respiration qui dégage du CO2, assèchement d’une rivière car l’eau est pompée pour arroser des cultures…).

De même, les conséquences de ces interventions peuvent être prévues ou pas, selon l’état des connaissances aux moments où ces interventions sont effectuées.

Évidemment, l’être humain est une composante de la nature et il s’est aussi transformé en fonction des transformations qu’il a faites. Par exemple, la consommation de viande lui a permis de développer son cerveau dont la taille a augmentée avec l’apport de protéines animales.

Tant que l’être humain sera sur Terre, il aura inévitablement un impact sur celle-ci alors que la Terre l’influencera. L’être humain fait partie de la nature et l’être humain et leur liaison et impact mutuels varient en fonction des époques historiques, de catastrophes naturelles, des guerres, du niveau de production, de la démographie, des différents systèmes sociaux, etc.

Bien entendu, il faut aussi voir le problème de manière quantitative. La population mondiale a beaucoup augmenté et la consommation des pays impérialistes a explosé. Cette consommation a augmenté de manière complètement anarchique produisant un gaspillage considérable dû à la concurrence des bourgeoisies impérialistes qui dominent le monde et dont la motivation est la recherche du profit maximum.

L’anarchie de la production et la course au profit immédiat mènent à une non prise en compte des besoins généraux et aussi futurs des peuples avec pour conséquence notable a détérioration et la destruction de la biosphère de la planète. Cela peut conduire à la disparition de nombreuses espèces dont l’espèce humaine.

Malgré tout, ce n’est pas parce que la gestion humaine de l’environnement a été catastrophique dans le passé qu’il faut ne plus rien faire : il est de toute manière impossible de revenir en arrière. Penser qu’il suffirait de renoncer à toute activité humaine pour revenir à l’état antérieur est complètement utopiste. Même si l’être humain disparaissait, les modifications qu’il a produites ne disparaîtraient pas miraculeusement de la même manière que le suicide de quelqu’un ne répare pas ses erreurs. L’être humain a eu, a et aura inévitablement une influence sur la Terre. Vouloir qu’elle soit la moins nocive possible est par contre intéressant.

 

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