Les femmes, premières victimes du confinement !

Les femmes, premières victimes du confinement

Depuis le 17 mars à midi, pour limiter l’expansion du virus COVID-19, le gouvernement de l’Etat Français a mis en place par décret un confinement. Les gens doivent rester à la maison, et ne peuvent sortir que pour travailler, faire leurs courses de base, ou d’autres raisons importantes, qu’ils doivent justifier par une attestation, sous peine d’une lourde amende.

Pour les bourgeois, ce confinement n’est pas très contraignant : ils peuvent aller dans leurs belles résidences secondaires à la mer ou à la campagne, et faire leurs tâches de cadre ou de patron en télétravail. Dans certaines régions, comme à Belle-Île, l’île de Ré ou l’île d’Oléron, au large de la côte atlantique, ces comportements sont dangereux, car les bourgeois parisiens potentiellement infectés sont venus passer le confinement en masse dans ces petites îles, où aucun cas de coronavirus n’avait été déclaré.

En plus de risquer d’apporter l’épidémie avec eux, les bourgeois parisiens vident les commerces locaux, qui n’avaient pas préparé leurs stocks pour autant de clients, et dont l’approvisionnement, déjà compliqué en temps normal, car il doit se faire par bateau, est encore plus difficile à cause du confinement. Ceux qui sont malades vont aussi prendre de la place dans des petits hôpitaux, aux capacités d’accueil bien moindres que celles des grands hôpitaux parisiens.

Pour les masses populaires, ce confinement est bien plus difficile. Elles n’ont pas de résidences secondaires à la campagne, et contrairement à leurs patrons ou à leurs managers, leur travail ne peut pas forcément se faire depuis chez elles. Les femmes des masses sont particulièrement touchées, car beaucoup des secteurs essentiels dans la lutte contre le coronavirus sont majoritairement féminins.

Même parmi celles dont le travail peut être fait depuis chez elles, beaucoup ne peuvent pas télétravailler, car elles doivent s’occuper de leurs enfants, qui restent à la maison toute la journée depuis que les écoles ont fermé, et elles peuvent rarement compter sur leur compagnon (s’il y en a un). En effet, au quotidien, 71% du temps consacré aux enfants y est consacré par des femmes.

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Coronavirus : Le maquillage dégouline, les masques tombent !

« Dans une société où subsistent des classes, la lutte de classes ne saurait avoir de fin ; et la lutte entre le nouveau et l’ancien, entre le vrai et le faux dans la société sans classes se poursuivra indéfiniment. » Mao Zedong

Le maquillage dégouline, les masques tombent !

La crise du Covid-19, comme chaque crise, révèle de manière éclatante la réalité de la société capitaliste. Dans cette société, les bourgeois et les prolétaires s’affrontent dans un combat acharné. Les prolétaires travaillent pour les bourgeois, qui, eux, cherchent à les payer le moins possible. Mais cet échange inégal est instable et induit l’inévitable révolte des prolétaires.

Aussi, les bourgeois ont créé leur Etat et entretiennent leurs polices, leur armée, leurs écoles, leurs tribunaux… pour tenir les prolétaires, comme on tient son chien en laisse. Pour les bourgeois, nous tenir en laisse, c’est nous faire bosser le plus longtemps possible pour le moins de frais possibles. Car, comme l’a démontré Karl Marx, il n’y a pas de plus-value sans travail humain.

Et comme les bourgeois ne veulent pas travailler, ils n’ont pas d’autre choix que de nous enchaîner pour le faire à leur place. C’est le salariat. Et comme les prolétaires n’ont pas de moyens de production, ils sont obligés d’être salariés. Les bourgeois ne produisent rien. Sans notre travail, il n’y a pas de production industrielle, pas d’infrastructure, pas de transport, pas de logement, pas de nourriture, pas d’hôpital, pas de nettoyage…

De toute façon, les bourgeois ne savent pas travailler. Ils ont uniquement appris à nous presser comme des citrons. Cette lutte entre ces classes irréconciliables, c’est ce qui fait que les bourgeois sont riches et nous font bosser dans des conditions dégueulasses et que l’espérance de vie en bonne santé des bourgeois est largement supérieure à celle des prolétaires.

L’Etat bourgeois a pour mission de permettre d’extorquer toujours plus de plus-value aux prolétaires. C’est pour cela, qu’il a désarmé les prolétaires en 1945. C’est pour cela, qu’il « réforme » les systèmes des retraites, d’éducation, de la santé et du chômage afin de toujours nous faire bosser plus longtemps, plus intensément et sans protection. C’est comme ça que fonctionne le système bourgeois habituellement.

Aujourd’hui, avec la crise sanitaire, symptôme d’une crise générale, les contradictions s’aiguisent. Et les prolétaires ont bien compris la gravité de la crise et la dangerosité du COVID 19. C’est pour cela qu’ils se sont battus et se battent actuellement pour que le travail s’arrête dans toutes les branches où il n’est pas vital, qu’ils exigent l’indemnisation intégrale du chômage partiel, utilisent le droit de retrait, se mettent en grève et/ou menacent les chefs qui voudraient qu’ils et elles se mettent en danger avec leur famille et s’exposent inutilement … Pénicaud, la ministre du travail de l’Etat bourgeois, fait tout ce qu’elle peut pour que le travail se poursuive. Mais la colère gronde, le droit de retrait individuel se transforme en grèves, les menaces s’amplifient…

La pression est trop forte pour certaines parties du patronat qui préfèrent lâcher du lest. Ainsi, dans le bâtiment, les syndicats de patrons que sont la CAPEB et la FFB n’ont pas eu d’autre choix que d’inciter les entreprises à arrêter les chantiers. Cachée dans son ministère, Pénicaud s’y oppose. Elle s’est même dit « scandalisée » et pousse les DIRECCTE à refuser le chômage partiel, pour que les prolétaires ne quittent pas leur travail ou y retournent.

En effet, le chômage partiel ne permet plus aux bourgeois d’extorquer de plus-value. Mais nous n’avons aucune raison d’aller travailler surtout que les conditions, déjà pas terrible d’habitude, ont encore empiré et que la plupart du temps, on ne peut pas se protéger correctement contre le virus. Quand bien même, des gants, un masque ou du gel hydroalcoolique idéalement utilisés suffiraient à nous protéger, on n’en a pas suffisamment à disposition !

Cependant, s’il faut qu’un maximum de secteurs s’arrête, il reste quelques secteurs essentiels pour assurer la survie de la population. Ces secteurs, comme la logistique, l’énergie, la grande distribution, le transport, la santé… permettent aussi aux prolétaires de survivre.

Mais ce n’est pas pour cela qu’il faudrait faire l’union sacrée avec les patrons. Au contraire, nos intérêts ne sont pas les leurs ! Il faut lutter sans relâche pour obtenir des protections adéquates et suffisantes, refuser de se sacrifier pour des salaires de misère, engager la lutte pour des augmentations de salaire, faire changer la peur de camp dans l’entreprise… car c’est maintenant que le rapport de force est favorable. Cette crise a au moins le mérite de nous replacer en tant que prolétaires au cœur de la crise en démontrant notre importance vitale, nous qu’on essaye de rendre invisibles en temps « normal ».

Nous le voyons déjà, les réseaux de solidarité se créent et l’après crise va laisser des traces. La classe ouvrière ne pardonnera pas à tous les bourgeois et leurs serviteurs d’être partis se mettre au vert dans des résidences secondaires pendant que nous continuons d’aller au charbon ! Nous ne pardonnerons pas au gouvernement au service des bourgeois de détruire nos droits conquis de haute lutte alors que nous faisons face à la crise en première ligne !

La lutte de masse commence déjà à se préparer avec au cœur de la mobilisation le refus total de payer les pots cassés de la crise. En 2008, nous avons déjà fait les frais du sauvetage du système, il est impensable que cela se reproduise ! La peur va continuer à changer de camp et nous ne nous arrêterons pas en chemin.

Dès maintenant, préparons la suite, fortifions nos organisations révolutionnaires, préparons la classe tout entière au combat !

Tout le pouvoir à la classe ouvrière ! C’est elle qui fait tourner le pays !

Communiqué : Coronavirus, analyse de la crise en cours

Depuis plusieurs semaines, l’Etat français et le monde vivent une crise d’ampleur. Cette crise a plusieurs aspects liés les uns aux autres : c’est une crise à la fois sanitaire, politique, financière et économique. C’est donc une crise générale que nous traversons.

Celle-ci a atteint un tel niveau que le confinement a été déclaré par décret dans l’Etat français tout entier le 17 mars 2020. Le couvre-feu a été mentionné mais n’est pas encore à l’ordre du jour. Une telle mesure, si elle venait à être prise, n’aurait pas été vue depuis la révolution algérienne où le couvre-feu avait lieu en Algérie occupée, mais aussi en métropole pour les algériens. L’année dernière, des couvre-feux avaient eu lieu à La Réunion pendant le mouvement des Gilets Jaunes.

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Communiqué : Hommage à Pierre Overney

Le 23 février avait lieu l’Hommage à Pierre Overney au Cimetière du Père Lachaise à Paris. Le communiqué suivant a été prononcé :

Le 25 février 1972, Pierre Overney, ouvrier maoïste et militant de la Gauche Prolétarienne, était abattu aux portes de l’usine Renault Billancourt par Jean-Antoine Tramoni, un milicien patronal armé d’un revolver. Il distribuait un tract pour une manifestation antifasciste, au moment même où les crimes racistes étaient au plus haut, au métro Charonne en souvenir de la manifestation réprimée dans le sang par la police 10 ans plus tôt.

Ses funérailles rassemblèrent des centaines de milliers de personnes. La Cause du Peuple titrait alors « Halte au Fascisme » en dénonçant en même temps les assassinats de travailleurs arabes. Comme pour les hommages des années précédentes, cela nous rappelle l’actualité :

– Les flics tuent toujours impunément dans les quartiers populaires

– Les milices fascistes s’en prennent aux migrants qui fuient les pays que les impérialistes, notamment l’impérialisme français, ont mis à feu et à sang.

– Les travailleurs en grève sont réquisitionnés chez eux à 4h du matin pour être mis au travail de force

– Les Gilets Jaunes et les militants ouvriers sont arrêtés arbitrairement et condamnés en masse à de la prison ferme.

Alors que nous arrivons au bout de presque trois mois de grève générale dans l’Etat français contre une énième attaque contre la classe ouvrière, que les images de la fureur prolétarienne des gilets jaunes qui ont tant effrayées les bourgeois et les opportunistes sont encore dans toutes les têtes, et qu’il y’a à peine une semaine à Marseille un jeune homme, Mehdi, a été assassiné par les flics, il est évident que la cause pour laquelle se battait Pierre Overney est encore vivante, et que ceux qui l’ont tué sont encore là.

Si nous commémorons sa mémoire aujourd’hui, 48 ans après, nous ne le faisons pas par nostalgie ou folklore, mais pour le combat qui était le sien, pour en tirer des leçons, une inspiration et du courage. Ce courage, nous le communiquons par notre pratique, dans les luttes que nous menons, lorsque nous affirmons avant toute chose qu’il est l’heure de relever la tête et rendre coup pour coup aux attaques contre la classe ouvrière.

Rendre coup pour coup comme les militants communistes de la Gauche Prolétarienne qui ont refusé la trahison et dont la lutte nous sert encore d’exemple aujourd’hui

Rendre coup pour coup, comme les militants des NAPAP qui avaient pris l’initiative de venger Overney en abattant le chien de garde Tramoni d’un coup de fusil après que la justice bourgeoise l’ait libéré au bout de seulement quelques mois de prison.

Rendre coup pour coup comme les communistes d’Inde, de Turquie, de Manipur, du Pérou et des Philippines qui ont mené et mènent aujourd’hui les masses dans des guerres populaires contre leurs Etats réactionnaires.

Rendre coup pour coup comme ceux qui se sont soulevés en 2005 contre un Etat raciste qui les assassinait, comme les Gilets Jaunes, comme les ouvriers en grève et comme tous les camarades sous la répression.

Mais Pierre Overney n’est pas mort.

Pierre Overney est tombé pour la cause du Peuple, mais il est Immortel car sa cause est aussi notre cause, car le Drapeau rouge que Pierre Overney a laissé à terre, d’autres l’ont repris. Nous le reprenons aujourd’hui et d’autres le reprendront après nous. Peu importe à quel point il fût déchiré, insulté par nos ennemis et piétiné par les traîtres, il flottera toujours à l’avant-garde des luttes du prolétariat jusqu’à sa victoire totale.

Les Martyrs sont Immortels !